Stéphane Sirkis

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Stéphane Sirkis

Nom de naissance Stéphane Sirchis
Naissance 22 juin 1959
Antony
Île-de-France
Drapeau de la France France
Décès 27 février 1999 (39 ans)
Paris
Île-de-France
Drapeau de la France France
Activité principale Guitariste
Genre musical New wave
Instruments Guitare électrique - Clavier - Synthétiseur
Années actives 1981 - 1999
Site officiel http://www.stephanesirkis.fr/

Stéphane Sirkis, né Stéphane Paul Denis Sirchis[1], le 22 juin 1959 à Antony, dans les Hauts-de-Seine (France) et mort le 27 février 1999 (à 39 ans) à Paris, est un musicien français, connu pour avoir fait partie entre 1982 et 1999 du groupe Indochine. Il est le frère jumeau dizygote[2] de Nicola Sirkis, membre fondateur du groupe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Stéphane Sirkis est né le 22 juin 1959, quelques minutes après son frère jumeau, Nicola Sirkis à Antony dans les Hauts-de-Seine. La famille paternelle de Stéphane et Nicola Sirkis est d'origine russe marquée politiquement à gauche. Leur famille maternelle est une famille de militaires français marquée politiquement à droite.

À partir de deux ans, il vit à Bruxelles où il passe son enfance jusqu'à l'âge de douze ans. Les jumeaux sont placés dans un pensionnat catholique à la frontière française. Sa mère veut par la suite quitter la Belgique afin de s'installer en France avec ses deux enfants à Châtillon.

Vie musicale[modifier | modifier le code]

Éveil musical[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, après avoir manifesté un intérêt pour le jazz, Stéphane fonde son propre groupe, Light, influencé par le rock progressif et des formations comme Genesis, Yes ou Soft Machine[3].

En 1976, il découvre le mouvement punk et est séduit par la rébellion qu'il véhicule[4]. Les notions d'autonomie et de liberté promues par le mouvement punk et dans lesquelles il se reconnaît l'amènent à se détacher des organisations politiques militantes et hiérarchisées au sein desquelles il évoluait jusqu'alors.

Activité musicale au sein d'Indochine[modifier | modifier le code]

En 1979, il quitte Paris et devient perchiste à La Plagne. En mai 1981, Nicola Sirkis et Dominique Nicolas fondent le groupe Indochine avec l'aide de leur ami Dimitri Bodianski et enregistrent un premier disque en novembre 1981. Stéphane Sirkis observe les débuts du groupe de son frère, tout en s'inscrivant à la faculté de Malakoff pour suivre des cours de psychologie[5]. Il participe à la programmation d'Indochine puis rejoint officiellement le trio en avril 1982. Il devient le guitariste d'Indochine et participe à la composition de plusieurs chansons dans les années 1980.

Son rôle dans la composition s'accroît après le départ du principal compositeur et membre fondateur du groupe Dominique Nicolas en 1995. En effet, après avoir envisagé d'abandonner le nom Indochine et de lancer un duo avec son frère, Stéphane et Nicola décident de maintenir l'existence du groupe[6] et de sortir l'album Wax en 1996. Il est ainsi l'un des compositeurs principaux des albums Wax et Dancetaria, ce dernier album ayant été enregistré après sa mort.

De 1985 à 1999, Stéphane Sirkis compose ainsi la musique de quinze chansons pour six albums du groupe.

  • 1985 : 3
    • Le Train Sauvage
  • 1987 : 7000 danses
    • Un grand carnaval
  • 1990 : Le baiser
    • Alertez Managua
    • Persane Theme
  • 1991 : Le Birthday Album 1981-1991
    • La guerre est finie
  • 1996 : Wax
    • Echo-Ruby
    • Les Silences de Juliette
    • Satellite
    • Mire-Live
    • Ce Soir, le Ciel
    • Peter Pan
  • 1999 : Dancetaria
    • She Night
    • Atomic Sky
    • Manifesto
    • Stef 2

Activité musicale en dehors d'Indochine[modifier | modifier le code]

Stéphane Sirkis est intéressé par l'audiovisuel. Il est ainsi coprésentateur avec Alain Chabat de l'émission 4C+ sur Canal+ en 1985.

En dehors d'Indochine, il a composé :

  • le second générique de l'émission musicale Platine 45 rebaptisée en 1985 et 1986 Super Platine.
  • la musique du film Les Keufs en 1987,

Dans les années 1990, il compose, au côté de son frère aîné Christophe Sirchis, des musiques pour des documentaires et des spots publicitaires.

Stéphane Sirkis a envisagé de réaliser un album solo, projet resté à jamais inachevé.

Décès[modifier | modifier le code]

Il meurt d'une hépatite C le 27 février 1999[7], alors que son frère Nicola Sirkis est à Bruxelles pour l'enregistrement d'un morceau de l'album Dancetaria. Il est enterré dans l'intimité au cimetière parisien de Bagneux, division 70, le 4 mars 1999[8].

Vie familiale[modifier | modifier le code]

La vie privée de Stéphane Sirkis est rarement révélée au public. En 1987, il épouse Sophie avec qui il a une fille : Lou Sirkis, née le 8 août 1990. Elle participa au concert d'Indochine au stade de France le 26 juin 2010. Elle joue maintenant et chante dans son propre groupe, Toybloïd. Après son divorce, Stéphane reste très proche de sa fille.

Jusqu'à sa mort, il a vécu avec Eliette, une femme avec qui il ne s'est jamais présenté en public.

Il vécut dans un petit pavillon à Bagneux (Hauts-de-Seine) dans la rue Dampierre jusqu'à son décès.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Dancetaria, album studio sorti le 24 août 1999, est ainsi dédicacé par Nicola Sirkis : « Cet album est pour toi et pour Lou ». Paradize, neuvième album studio d'Indochine, sorti en 2002, lui est dédié : « In the memory of Stef », peut-on lire sur la dernière page du livret, en bas de la page. Sur cet album, Electrastar, une chanson d'Indochine est un hommage de Nicola Sirkis à son frère.
  • Dans le numéro 300 de septembre 1999 du magazine Rock & Folk, Nicola Sirkis publia une lettre à Stéphane en hommage à son frère.
  • Pour le premier anniversaire du décès de Stéphane, le 27 février 2000, un concert acoustique est donné en sa mémoire.
  • Le concert du 27 février 2000 est à l'origine de l'idée de la tournée acoustique Nuits intimes, clôturée par la sortie de l'album éponyme, en 2001.
  • Starmustang, livre de Christophe Sirchis, son frère aîné, publié en 2009, retrace la vision de ce dernier quant à la vie de Stéphane Sirkis.
  • Lors du concert au Summum de Grenoble le 27 février 2013, Lou rejoint Nicola Sirkis sur scène pour interpréter Electrastar en acoustique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le patronyme Sirkis était à l'origine écrit en alphabet cyrillique avec l'équivalent du k de l'alphabet latin, mais la famille Sirkis vivant en Moldavie, région annexée par la Roumanie, dut retranscrire son nom en roumain ; or, le roumain ne connaissant pas le k et utilisant la graphie ch pour le retranscrire, la famille Sirkis écrivit son nom sirchis en Roumanie. Quand les grands-parents paternels de Nicola Sirkis vinrent s'installer en France, ils conservèrent l'orthographe avec ch bien que celle avec un k soit celle d'origine.
  2. Anouk Vincent, Indochine story : 30 ans de saga rock, éd. City, 2009, p. 50.
  3. Sébastien Michaud, Indochine : Insolence Rock, éd. du Camion Blanc, 2004, p. 12.
  4. Sébastien Michaud, Indochine : Insolence Rock, éd. du Camion Blanc, 2004, p. 15.
  5. Anouk Vincent, Indochine story : 30 ans de saga rock, éd. City, 2009, p. 51.
  6. Sébastien Michaud, Indochine : Insolence Rock, éd. du Camion Blanc, 2004, p. 145.
  7. indo.fr, « Stef » (consulté le 31 juillet 2013)
  8. Anouk Vincent, Indochine story : 30 ans de saga rock, éd. City, 2009, p. 224.