Square du Temple

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Square du Temple
Image illustrative de l'article Square du Temple
Le square, avec la mairie du 3e arrondissement au fond
Géographie
Pays France
Commune Paris
Quartier 3e arrondissement
Superficie 7 700 m²
Caractéristiques
Création 1857 ou 1865
Localisation
Coordonnées 48° 51′ 52.1″ N 2° 21′ 38.8″ E / 48.864472, 2.360778 ()48° 51′ 52.1″ Nord 2° 21′ 38.8″ Est / 48.864472, 2.360778 ()  

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Square du Temple

Le square du Temple est un jardin parisien du 3e arrondissement, ouvert en 1857 ou 1865 selon les sources[1]. Sa superficie totale est de 7 700 m².

C'est un des 24 squares aménagés à Paris lors des travaux d'Haussmann par Jean-Charles Alphand, directeur de la voie publique et des promenades de la Ville de Paris.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Marquant la limite septentrionale du quartier du Marais, le square du Temple est encadré par la rue de Bretagne au sud, la rue Eugène Spuller à l'est, la rue Perrée au nord et la rue du Temple à l'ouest. À l'est, il donnait autrefois sur des bains-douches, qui furent ensuite remplacés par la mairie du 3e arrondissement, de l'autre côté de la rue Eugène Spuller[2].

Comme le bâtiment voisin du Carreau du Temple, le square occupe une part de l'ancien enclos des Templiers, et recouvre partiellement l'emplacement passé de la tour du Temple.

En face du square, devant le 10 rue Perrée, se trouve une station Vélib'. Plus à l'ouest, au 18 de la rue Perrée, un immeuble face au jardin arbore un cadran solaire inscrit dans une sculpture qui s'étend sur cinq étages[3]. Une inscription sur l'immeuble indique le nom du sculpteur, « J. Rispal ».

Accès[modifier | modifier le code]

Le square est desservi à proximité par la ligne (M)(3) à la station Temple ainsi que par les lignes de bus RATP 20 et 75.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le jardin comprend un kiosque à musique, datant de 1900, une aire de jeux pour les enfants, des pelouses dont la plus vaste est ouverte au public du 15 avril au 15 octobre, des fontaines et une pièce d'eau avec une cascade artificielle, sur des rochers de la forêt de Fontainebleau. La grille qui entoure le square a été dessinée par l'architecte Gabriel Davioud.

Botanique[modifier | modifier le code]

Le square compte 71 arbres[4] et 191 variétés de plantes, dont de nombreuses espèces exotiques, comme un noisetier de Byzance, un Ginkgo biloba, un sophora du Japon, un Févier d’Amérique, un ptérocaryer du Caucase, un savonnier, un cèdrela de Chine, un cognassier de Chine.

En 2007, le square a obtenu le label « espaces verts écologiques » décerné par ÉCOCERT[5].

Statuaire[modifier | modifier le code]

On y trouve deux statues. L'une représente le chansonnier Béranger, qui vécut dans la rue proche qui a ensuite pris son nom (rue Béranger). C'est la seconde à son effigie : une première statue en bronze, due à Amédée Doublemard, fut érigée grâce à une souscription publique ouverte en 1879 par le journal La Chanson et détruite en 1941. Elle a été remplacée en 1953 par la statue actuelle, en pierre, de Henri Lagriffoul[6].

Une autre statue est composée d'un buste sur un socle, où est inscrit « À B. Wilhelm fondateur 1781-1842 L'Orphéon français », au-dessus d'un portrait en médaillon et du texte « À Eugène Delaporte propagateur 1818-1886 ».

Lieu de mémoire[modifier | modifier le code]

Stèle commémorative aux enfants juifs non encore scolarisés déportés pendant la Seconde Guerre mondiale

Le 26 octobre 2007, une stèle a été inaugurée sur la pelouse principale du square du Temple. Elle porte les prénoms, noms et âges des 85 « tout-petits qui n'ont pas eu le temps de fréquenter une école », enfants juifs de 2 mois à 6 ans habitant le 3e arrondissement et déportés entre 1942 et 1944 puis assassinés à Auschwitz[7].

Cette stèle a été dévoilée en présence de plusieurs centaines de personnes, des élus de l'arrondissement et de la ville[8] et de représentants d'associations, dont les Fils et filles de déportés juifs de France. Cette cérémonie a marqué la fin d'un travail entrepris depuis 2000 par l'association Histoire et mémoire du IIIe, qui a recensé pour toutes les écoles de l'arrondissement le nom des enfants déportés - 559 sur les 11 400 enfants juifs déportés de France[9] -, pour lesquels des plaques ont été apposées sur chaque école.

Ces listes ont été réalisées en étudiant les registres des écoles et lycées, les fiches d'état civil de la mairie et le Mémorial de la déportation des Juifs de France de Serge Klarsfeld.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 1857 selon le texte de la direction des jardins affiché dans le square, 1865 selon le livre de Philippe Sorel sur le 3e arrondissement et plusieurs sites web
  2. Vie et histoire du 3e arrondissement, Philippe Sorel, éditions Hervas, 1999.
  3. Page sur le cadran solaire de la rue Perrée sur le site de la Société astronomique de France
  4. Panneau de la Ville de Paris installé dans le square en janvier 2009
  5. (fr) « Jardins au label "Espaces verts Ecologiques" sur Paris.fr » (consulté le 13 juin 2008)
  6. Mémoire des rues – Paris 3e arrondissement 1900-1940, Meryam Khouya, éditions Parimagine, 2004
  7. A la mémoire des tout petits enfants déportés du 3e arrondissement, site d'un élu du 3e arrondissement avec photo de la stèle, 27 octobre 2007
  8. dont Pierre Aidenbaum, maire du 3e, Martine Billard, députée de la circonscription, Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, Odette Christienne, adjointe au maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant, et plusieurs conseillers de l'arrondissement
  9. Exposition: Les 11400 enfants juifs déportés de France, mairie de Paris et FFDJF

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]