Squadrismo

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Squadrismo est le terme avec lequel on indique un phénomène caractéristique du fascisme italien. Il désigne en particulier les mouvements paramilitaires, dirigés par des chefs locaux (les ras, du nom des chefs éthiopiens) des Faisceaux italiens de combat.

Origine du mot[modifier | modifier le code]

Avant même la montée du mouvement fasciste, il y avait des regroupements plus ou moins spontanés de militants qui au travers de l'usage de la violence, réagissaient aux actions des mouvements de gauche.

Ces mouvements étaient composées de squadre d'azione (littéralement : « escouades d'action ») d'où le nom de squadrismo, appelé aussi squadracce, qui constituaient le bras armé du mouvement fasciste, agissant en dehors de toute légalité. Décentralisé, le mouvement s'est rapidement étendu, sans que Mussolini ne le contrôle véritablement, à toute l'Italie, le « fascisme agraire » du nord atteignant les villes et le sud[réf. nécessaire].

Les squadristes (squadristi) ont été à l'origine des affrontements armés d'abord contre le mouvement paysan des braccianti (les travailleurs sans terre), en 1920, puis contre le mouvement ouvrier et socialiste des zones urbaines. Lors de la montée du fascisme, et en particulier après les élections de mai 1921, les ras locaux (Farinacci à Crémone, Grandi à Bologne, Balbo à Ferrare, Bottai à Rome, etc.) se sont ouvertement opposés à la tactique parlementaire adoptée par Mussolini, concrétisée par le « pacte de pacification » d'août 1921.

Le squadrismo et le régime[modifier | modifier le code]

Officiellement, le Parti national fasciste se tenait à distance des squadristi, mais il fut reconnu officiellement à l'occasion du discours de Benito Mussolini à la Chambre des députés, à la suite de l'assassinat de Giacomo Matteotti, quand le Duce assuma lui-même la responsabilité politique de leur opération. Il y avait la volonté de recentrer sur Benito Mussolini l'attention publique et d'enlever du pouvoir aux squadristi qui étaient en train de prendre la main à l'intérieur du parti.

Expéditions punitives[modifier | modifier le code]

Les « expéditions punitives » contre les adversaires du parti fasciste sont régulièrement organisées avec l'utilisation dans le « meilleur des cas » de la matraque et de l'huile de ricin qui avaient pour effet d'éliminer l'opposant pour quelques jours en plus de l'humiliation ainsi infligée, certaines expéditions furent des actes criminels destinés à éliminer physiquement l'opposant politique[1],[2]. Dans ce cas, lors de leurs expeditions, de l'essence pouvait être ajoutée à l'huile pour que l'humiliation soit mortelle.


morts et blessés dans les combats politiques de 1920-1921[3][réf. nécessaire]
forces de l'ordre socialistes fascistes
morts blessés morts blessés morts blessés
1920 51 437 172 578 4 57
de janvier à mai 1921 21 53 48 149 35 146

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]