Spoy (Côte-d'Or)

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Spoy
Image illustrative de l'article Spoy (Côte-d'Or)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Dijon
Canton Canton d'Is-sur-Tille
Maire
Mandat
Serge Schweizer
2014-2020
Code postal 21120
Code commune 21614
Démographie
Population
municipale
298 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 48″ N 5° 11′ 27″ E / 47.4466666667, 5.19083333333 ()47° 26′ 48″ Nord 5° 11′ 27″ Est / 47.4466666667, 5.19083333333 ()  
Altitude Min. 236 m – Max. 289 m
Superficie 12,04 km2
Localisation

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Spoy

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Spoy

Spoy est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. Ses habitants sont appelés "Spoyens" ou "Spoyennes".

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Spoy est situé sur le bord de la Tille, petite rivière affluante de la Saone.

La rivière du village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lux Rose des vents
Pichanges N Beire-le-Châtel
O    Spoy    E
S
Flacey
Saint-Julien
Brognon

Histoire de Spoy[modifier | modifier le code]

Le nom du village trouverait son origine autour de 630, nommé initialement Cypetum, une traduction littérale de ce mot renvoie à un tronc d'arbre où au lieu consacré à la culture de la vigne.

C'est en 1276 que le nom de Sepoy voit le jour. Au Moyen Âge, le village est placé sous l'autorité successive des seigneurs de Til-Châtel (Malain) et de Lux (Saulx de Tavannes). Le village est en partie détruit lors de la retraite de Gallas (chef de l'armée impériale) en 1636.

Le comte Ludovic Isolani (chef croates) trouva la mort sur le pont de Spoy lors d'un violent combat l'opposant lui et ses hommes au cardinal de la Valette. Le comte fut tué en voulant couvrir la retraite de ses hommes, son corps est enterré à côté de l'église. Spoy aurait également été le dernier village visité par le célèbre brigand Mandrin quelques jours avant sa capture. Il fut accueilli par le curé du village le 20 avril 1755.

Économie et gastronomie[modifier | modifier le code]

L'implantation de Spoy sur un coteau ensoleillé et à proximité de la Tille aurait permis aux vignerons locaux de produire un vin réputé nommé "le Clos des Cailles" avant l'arrivée du phylloxéra (insecte nuisible aux vignes). Aujourd'hui l'activité économique du village se concentre principalement sur la production agricole.

Vie associative et manifestations[modifier | modifier le code]

Le village est animé tout au long de l'année par une association proposant de nombreuses rencontres et activités. La Spoyenne met ainsi en œuvre tout son potentiel pour proposer des animations dans le clos du village à l'occasion du 14 juillet par exemple. Cette association regroupe près de 75 % des habitants de la commune et permet d'entretenir des relations conviviales entre ces derniers.

Une course cycliste a lieu chaque Pâques ainsi qu'un rallye kayak chaque premier week-end de mars.

Spoy dispose également d'une salle des fêtes communément appelée la « maison Bouillot » ouverte à la location.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2014 en cours Serge Schweizer    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
283 304 301 317 341 331 343 359 324
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
315 324 345 357 347 320 309 284 280
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
270 250 224 204 199 180 231 235 208
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
182 191 228 246 244 284 290 298 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église actuelle date de XIXe siècle, elle a été bâtie sur l'emplacement d'une église romane du XIIIe siècle. Cette dernière a été démolie en raison des risques d'effondrement qu'elle présentait. La nouvelle église conserve en son sein deux statues classées : une Piéta et une statue de Saint Thibault datant du XVe siècle. Quelques éléments architecturaux de l'ancienne église ont été conservés, on peut encore observer aujourd'hui quelques chapiteaux de celle-ci. Enfin, une vierge à l'enfant attribuée à Dubois et une statue de Saint Robert sont visibles. À son entrée se dresse le monument aux morts des enfants du village tombés pour la patrie aux cours des deux grandes guerres qui ont marqué le XXe siècle.

Sur le site d'une villa gallo-romaine se dresse La Rente de Treige à proximité d'une source.

Le pâtis est une vaste place situé à la périphérie du village, un coin pique-nique est aménagé sous les arbres.

L'église de Spoy
Le monument aux morts

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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