Spartaco Fontanot

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Spartaco Fontanot

Naissance 17 janvier 1922
Monfalcone, Italie
Décès 21 février 1944 (à 22 ans)
Mont Valérien, France
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale

Spartaco Fontanot (1922-1944), fut l'un des résistants fusillés au fort du mont Valérien comme membre du groupe Manouchian. Il était Italien, soldat volontaire de l'armée française de libération FTP-MOI. Son nom est l'un des dix qui figurent sur l'« affiche rouge » placardée par les Allemands pendant le procès des 23 du groupe Manouchian. Sa photographie y est accompagnée de la mention : « FONTANOT COMMUNISTE ITALIEN 12 ATTENTATS ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Spartaco Fontanot naît le 17 janvier 1922 à Monfalcone, dans la province de Gorizia, dans le Frioul-Vénétie julienne, en Italie. Il a deux ans lorsqu'il vient en France, ses parents, antifascistes italiens, étant obligés de quitter l'Italie lors de la prise du pouvoir par Mussolini.

Après l'école élémentaire, il suit les cours du collège technique de Puteaux, d'où il sort avec son CAP d'ajusteur, tourneur et dessinateur. Son désir était de devenir ingénieur, mais ses parents ne pouvant lui faire poursuivre ses études, il entre comme tourneur dans une petite usine. Ayant toujours l'idée de devenir ingénieur, il fréquente les cours du soir à l’École des Arts et Métiers de Paris.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors de l'occupation allemande en 1941, il se tourne rapidement vers la lutte armée et, en 1942, s'engage volontairement dans les rangs des Francs-tireurs et partisans immigrés de la région parisienne, partie intégrante des Forces françaises de l'intérieur. Ne pouvant faire plusieurs choses à la fois, il doit cesser à cette date les cours des Arts et Métiers.

En mars 1943, la police est venue arrêter son père et sa sœur Sparta. Recherché, il doit quitter le domicile paternel.

Il participe à de nombreux attentats et sabotages contre les troupes d’occupation, contre les officiers allemands, et notamment à Rueil, place de la Concorde et dans de nombreuses stations de métro et même d'autobus. Notons spécialement les opérations entreprises contre Ritter et contre le général von Schaumburg, commandant du Grand Paris. Il fait également exécuter de nombreux sabotages contre des pylônes. Il est classé parmi les tireurs d'élite.

En raison des effectifs qu'il commande à la tête d'un détachement du groupe tactique placé sous les ordres du commandant Manouchian, il est nommé lieutenant des FFI.

Arrêté à Paris par la police le 13 novembre 1943, il ne parle pas. Transféré à Fresnes, il est condamné par le Tribunal militaire et fusillé le 21 février 1944 au Mont Valérien avec ses 21 camarades.

Hommages[modifier | modifier le code]

Spartaco Fontanot est le troisième membre d'une famille héroïque. Jacques Fontanot (18 ans) et Nérone Fontanot (22 ans), ses cousins, ont comme Spartaco offert leur vie pour la Libération de la France. A Nanterre, la rue où ils vécurent porte leur nom : rue des 3 Fontanot.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • FFI - FTPF, Pages de gloire des vingt-trois, Immigration, 1951.
  • Philippe Ganier-Raymond, L'Affiche rouge.

Liens externes[modifier | modifier le code]