South Downs

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50° 55′ N 0° 30′ O / 50.917, -0.5

Les Downs du Sud
Géologie du Weald : la banc de craie est en vert clair(6).
Contexte géologique des Downs : l’anticlinal du Weald.

Les South Downs constituent l'un des quatre massifs calcaires du sud de l’Angleterre[1]. Ils s'étendent de l'est du Hampshire au Sussex de l'Est en passant par le Sussex de l'ouest, Brighton et Hove, et culminent avec les falaises de Beachy Head. Deux zones des Downs ont été classées Areas of Outstanding Natural Beauty (AONB) ; elles comportent plusieurs sites d'intérêt scientifique et forment depuis mars 2009 le treizième parc national d'Angleterre.

La région est relativement peu peuplée, bien que le littoral, au sud, ne soit qu'une succession ininterrompue de stations balnéaires : traversée par un chemin de grande randonnée central connecté à plusieurs chemins de traverse, elle est fort appréciée des randonneurs. Trois grandes brèches interrompent le plateau, laissant le passage à des rivières ; plusieurs vallées sèches courent parallèlement à cette chaîne.

Les Downs du Sud s'enorgueillissent d'un riche passé ; on y trouve des vestiges remontant au Néolithique. Jusqu'au milieu du XXe siècle, l'élevage demeurait la principale activité économique des Downs[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Downs vient du vieil anglais dun, qui signifie « colline ».

Géologie[modifier | modifier le code]

Les Downs du Sud forment les vestiges du sud du dôme du Weald qui s'est constitué il y a 60 millions d'années comme une terrasse marine : la roche est formée des squelettes microscopiques d'un zooplancton marin, d'où elle tire sa couleur. Cette roche contient d'ailleurs de nombreux autres fossiles ; les lits de silex traversent de part en part cette formation[3]. L’érosion a mis à nu la partie centrale du dôme, faisant des Downs du Sud et de leur réplique, les Downs du Nord, deux lignes de crête, comme le montre la coupe géologique. La roche la plus dure, et qui forme la partie la plus élevée de l'ancien dôme, est le Weald.

Le calcaire, par sa porosité, laisse filtrer l'eau ; c'est pourquoi on trouve de nombreux ruisseaux sur le versant nord.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Downs du Sud s'étendent sur 112km d’ouest en est, et plus de 11 km du nord au sud. Les deux crêtes des Downs du nord et du sud viennent se rejoindre pour former les Downs du Wessex, précisément à l'endroit où la vallée de la Meon vient borner le Hampshire. L'extrémité orientale, qui vient mourir sur le littoral entre Seaford et Beachy Head, donne naissance au paysage étonnant des Seven Sisters, ces falaises ondulées qui sont les vestiges de vallées érodées par la mer.

Quatre rivières irriguent les Downs : ce sont, d'ouest en est, l’Arun, l’Adur, l’Ouse et la Cuckmere. Les sources calcaires et les ruisseaux pourvoient à l'essentiel des besoins en eau des agglomérations voisines. Les mares sont un paysage caractéristique de ces collines : ces points d'eau artificiels servent à abreuver le bétail.

Le point culminant des Downs du Sud est Butser Hill, juste au sud de Petersfield (Hampshire) : avec une altitude de 270 m, c'est l'une des Marilyns d’Angleterre. Nous donnons ci-après la liste des collines des Downs du Sud dépassant l'altitude de 213 m, en allant d'ouest en est :

Nom de la colline Agglomération voisine Altitude Remarques
Butser Hill Petersfield 270m (886ft) Point culminant des Downs du Sud
West Harting Down South Harting 215m
Beacon Hill South Harting 242m
Linch Down Bepton 248m
Littleton Down East Lavington 255m Le sommet s'appelle ‘’Crown Tegleaze’’: C'est le point culminant des Downs du Sussex[4]
Glatting Beacon Sutton 245m
Chanctonbury Hill Washington 238m On y trouve la motte castrale de Chanctonbury Ring
Truleigh Hill Upper Beeding 216m
Ditchling Beacon Ditchling 248m
Firle Beacon Firle 217m

Histoire[modifier | modifier le code]

Les recherches archéologiques démontrent que les Downs ont été habitées et exploitées depuis des milliers d'années : on trouve partout des carrières de silex et des foyers du néolithique, des tertres de l’âge du bronze et des forts de l’Âge du fer[5].

On estime que le couvert arbustif des Downs a été défriché il y a 2500 ans ; l'herbe rase qui prédomine aujourd'hui est le résultat de l'élevage continu des ovins.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Les South Downs sont devenus le treizième parc national d'Angleterre en mars 2009.

Deux zones des Downs ont été classées Areas of Outstanding Natural Beauty : le Hampshire de l'Est et les Downs du Sussex.

Une première proposition de créer un Parc National des South Downs avait été prise en considération par le gouvernement britannique en 1999. Mais à l'issue de l'enquête publique de 2003-2005, et diverses objections juridiques, il a fallu entreprendre une nouvelle enquête en février 2008.

Il y a quelques réserves naturelles, dont la principale est celle de Kingley Vale, près de Chichester.

Tourisme, loisirs et sport[modifier | modifier le code]

Dès 1923, une Society of Sussex Downsmen (auj. South Downs Society) s'est créée pour protéger le paysage unique des Downs.

Les Downs du Sud sont appréciés des randonneurs, et il existe aujourd'hui un réseau de 3200 km de chemins balisés et régulièrement entretenus pour les promeneurs. L'artère centrale, qui est aussi la plus longue, est la South Downs Way[6]. La Monarch's Way, qui part de Worcester, traverse les Downs du Sud pour aboutir à Shoreham-by-Sea[7].

Les Downs se prêtent aussi à la pratique du parapente, du vélo tout terrain, de l’équitation et de la marche[8].

Monuments[modifier | modifier le code]

Les deux principales attractions touristiques des Downs sont le Géant de Wilmington, une silhouette sculptée dans la craie, et les moulins à vent de Clayton. Il y a lieu de citer en outre le Mémorial de Chattri, consacré à la mémoire des troupes coloniales Indiennes dont de nombreux membres périrent dans les lazarets de la région de Brighton, où ils étaient rapatriés pour blessures reçues au front pendant la Grande guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles S. Brooks, Roundabout to Canterbury, New York, Harcourt, Brace & Co.,‎ 1926, 346 p.