Soussou (langue)
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| Soussou sosoxui |
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| Parlée en | Guinée, Sierra Leone |
|---|---|
| Région | Afrique de l'Ouest |
| Nombre de locuteurs | plus d’un million |
| Typologie | SOV[1] |
| Classification par famille | |
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| Codes de langue | |
| ISO 639-2 | sus |
| ISO 639-3 | (en) sus |
| IETF | sus |
| Échantillon | |
| Adamadie birin barixinɛ e lan yɛtɛralui kui, yɛtɛ kolonyi nun yɛtɛ suxu kima. Fondoe nun faxamui na e bɛ boresuxu kima bariboreya fanyi kui. | |
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Le soussou, ou soso, est une langue mandée parlée en Afrique de l’ouest, notamment en Sierra Leone et en Guinée dans la région de la Guinée maritime.
En Guinée, le soussou est l’une des trois langues nationales les plus parlées avec le pulaar et le malinké.
Sommaire |
Classification[modifier]
Le soussou est une langue mandé du sous groupe soussou-jalonké. Elle est proche mais distincte du jalonké[2].
Écriture[modifier]
Le soussou est écrit à l’aide de l’alphabet latin depuis le XIXe siècle. Une nouvelle orthographe a été adopté lors du Séminaire sur la réforme du système de transcription des langues guinéennes (27 juillet-2 août 1988)[3].
L’alphabet arabe (adjami) est aussi utilisé pour écrire le soussou de façon élaborée[4].
Alphabet latin[modifier]
Ordre alphabétique et valeur des graphèmes[modifier]
Lettres de l’alphabet[5],[3] :
| Nouvel alphabet (après 1988) | ||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| a | b | d | nd | e | ɛ | f | g | gb | h | i | k | x | l | m | n | ɲ | o | ɔ | p | r | s | t | u | v | w | y |
| Ancien alphabet (avant 1988) | ||||||||||||||||||||||||||
| a | b | d | nd | e | ë | f | g | gb | h | i | k | kh | l | m | n | ny | o | ö | p | r | s | t | u | v | w | y |
| Valeur phonétique (API) | ||||||||||||||||||||||||||
| a | b | d | nd | e | ɛ | f | ɡ | ɡ͡b | h | i | k | χ | l | m | n | ɲ | o | ɔ | p | r | s | t | u | v | w | j |
Combinaisons de lettres :
- Voyelles longues : aa, ee, ɛɛ, ii, oo, ɔɔ, uu
- Voyelles nasales : an, en, ɛn, in, on, ɔn, un
Les tons ne sont habituellement pas indiqués, mais peuvent l’être à l’aide des accents :
- ton haut, accent aigu, exemple : á
- ton bas, accent grave, exemple : à
- ton descendant, accent circonflexe, exemple : â
- ton montant, accent antiflexe, exemple : ǎ
Grammaire[modifier]
La morphologie soussoue utilise uniquement un suffixe (-e) pour les noms qui indiquant le pluriel. Les verbes utilisent 4 affixes (-ma, -xi, -fe et -∅) et 6 marqueurs d’objet (bara, naxaa, xa, naxab, nu, na) indiquant le temps ou l’aspect[6].
La structure de phrase suit l’ordre sujet-objet-verbe (SOV)[1],[6].
Présent[modifier]
Le présent progressif, l’action est en train de se passer :
- na et -fe
- S + na + V-fe + C
- A na sigafe makiti.
- Il est en train d’aller au marché.
Le présent ponctuel, l’action se passe maintenant :
- -fe
- S + V-fe + C
- A sigafe makiti.
- Il va au marché (maintenant).
Le présent habituel, l’action est une habitude :
- -ma
- S + V-ma + C
- A sigama makiti.
- Il a l’habitude d’aller au marché.
Le présent successif, plusieurs action se déroulent successivement :
- répétition du pronon personnel
- A nu xunun, a na a maxa.
- Il se lève et je me lave.
Futur[modifier]
- -ma futur
- S + V-ma + C
- A sigama makiti.
- Il ira au marché.
Passé[modifier]
Le passé de narration, action complété :
- naxa
- S + naxa + V + C
- A naxa siga makiti.
- Il alla au marché.
Le passé non fini :
- bara
- S + bara + V + C
- A bara siga makiti.
- Il est déjà parti au marché.
Le passé fini :
- nɛ
- S + V + nɛ + C
- A siga nɛ makiti.
- Il est allé au marché.
Le passé imparfait :
- nu et -ma
- S + nu + V-ma + C
- A nu sigama makiti.
- Il allait au marché (habituellement).
Le passé imparfait progressif :
- nu, na et -fr
- S + nu + na + V-fe + C
- A nu na sigafe makiti.
- Il était en train d’aller au marché.
Notes et références[modifier]
- (en) Soussou : profil typologique selon The World Atlas of Language Structures Online
- (en) Fiche langue sur le site Ethnologue.com, consulté le 4 décembre 2009
- Enguehard et Kané, 2004
- Valentin Vydrine, Sur l’écriture mandingue et mandé en caractères arabes (mandinka, bambara, soussou, mogofin), dans Bulletin d’Études Linguistiques Mandé No 33, printemps 1998. (copie en ligne)[réf. incomplète]
- Bah, 1998
- Brad Willits, A Grammar of a Susu Xutuba, dans Rivista annuale dell’associazione Ethnorêma, Anno III N. 3 (2007), pp. 1-45.
Bibliographie[modifier]
- Fory Bah, Sosoxui, Livre du stagiaire, Corps de la Paix, 1998. (copie sur friendsofguinea.org)
- Chantal Enguehard et Soumana Kané, Langues africaines et communication électronique : développement de correcteurs orthographiques, dans Collectif, Penser la Francophonie Concepts, Actions et Outils linguistiques, AUF, Éditions des Archives Contemporaines (EAC), 2004, ISBN 2-914610-25-4 (copie sur bibliotheque.refer.org)
- Maurice Houis, Étude descriptive de la langue susu, Dakar, Ifan, 1963.
- Ph. Lakna, Grammaire et dictionnaire français-susu et susu-français, Conakry.
- Aboubacar Touré, Parlons soso: langue et culture du peuple de la Guinée maritime, Éditions l’Harmattan, 2004, (ISBN 978-2-7475-6764-0).