Sous les vents de Neptune

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Sous les vents de Neptune est un roman de Fred Vargas mettant une fois de plus en scène le commissaire Adamsberg et son équipe, ainsi que des personnages rencontrés dans les romans précédents.

Cet opus annonce des moments difficiles pour le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg qui essuie de plus en plus d'hostilité de la part de son adjoint Adrien Danglard, et également une certaine antipathie d'autres collègues tels que Favre ou Retancourt.


Résumé[modifier | modifier le code]

Invités au Québec pour « une formation de deux semaines ciblée sur le traitement des empreintes génétiques », Adamsberg tente de renouer le dialogue avec Danglard, mais il est victime d'un malaise qui le surprendra encore dans la journée, inexplicablement.

Adamsberg finit cependant, avec l'aide de Danglard qui lui commente à sa demande un tableau de Neptune, par saisir ce qui l'enserre ainsi : la lecture d'un article de presse, faisant part de l'assassinat d'une jeune fille de trois coups de couteau, vient de faire ressurgir en lui d'atroces souvenirs : ceux de son frère inculpé quelque trente ans auparavant pour le meurtre de sa fiancée à qui il a pu épargner la prison en falsifiant même le dossier à charge, mais qu'il n'a jamais réussi à innocenter, malgré son identification certaine de l'assassin.

Le jeune policier qu'il était n'a jamais réussi à faire entendre sa voix, car le meurtrier n'est autre qu'un juge respecté. En désespoir de cause, il a tout de même poursuivi sa chasse, suivant le meurtrier pas à pas, jusqu'au décès de ce dernier. Adamsberg avait donc vu s'envoler à jamais l'espoir d'innocenter totalement son frère. Cependant, quatorze ans après et contre toute logique, il se lance de nouveau sur les traces de ce fantôme avec l'intention de le déloger de son grenier, de le coincer, enfin.

Cependant, cette fois, il a affaire à un véritable ennemi qui aura et prendra les moyens de le faire sombrer, en plus de lui échapper ; un ennemi qui le forcera à endosser une autre vie : celle d'une proie et non d'un chasseur. Adamsberg devra accepter l'aide de ceux dont il espérait le moins, et se méfier des autres.

Extrait[modifier | modifier le code]

« Cette fois, ses mains se mirent à trembler, cette fois son cœur s’accéléra. Rien de commun avec les quatre tornades qu’il avait subies, mais une émotion violente, de la stupéfaction et de la terreur. Le Trident. À présent que l’alcool avait engourdi ses muscles et apaisé les battements de son cœur, il pouvait réfléchir, commencer, essayer. Tenter de regarder le monstre que l’évocation de Neptune avait, enfin, fait émerger de ses propres cavernes. Le clandestin, le terrible intrus. L’assassin invincible et altier qu’il nommait le Trident. L’imprenable tueur qui avait fait chanceler sa vie, trente ans plus tôt. Pendant quatorze années, il l’avait pourchassé, traqué, espérant chaque fois le saisir et sans cesse perdant sa proie mouvante. Courant, tombant, courant encore. Et tombant. Il y avait laissé des illusions et, surtout, il y avait perdu son frère. Le Trident s’était montré beaucoup plus fort que lui, toujours. Un titan, un diable, un Poséïdon de l’enfer. Levant son arme à trois pointes et tuant d’un seul coup au ventre. Laissant derrière lui ses victimes empalées, marquées de trois trous rouges en ligne. »

Adaptation[modifier | modifier le code]

Adapté en téléfilm en 2 parties par France 2 et diffusé les vendredi 15 et 22 février 2008. Rôle principal : Jean-Hugues Anglade.

Lien interne[modifier | modifier le code]