Souris à pattes blanches

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La souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus) est un petit rongeur granivore d'Amérique du Nord.

Habitat, répartition[modifier | modifier le code]

Spécimen naturalisé
Doté de grands yeux, ce micromammifère est adapté à l'environnement nocturne.

Ce petit rongeur est présent dans les forêts et boisés, parfois très abondant de l'Ontario, au Québec, au Labrador et dans les provinces maritimes (à l'exception de Terre-Neuve) au nord, ainsi que dans le sud-ouest des États-Unis et jusqu'au Mexique[1]. Il est également connu comme le Woodmouse, en particulier au Texas.

Description[modifier | modifier le code]

  • Les adultes mesurent de 90 à 100 millimètres de longueur (sans compter la queue qui mesure de 63 à 97 millimètres.
  • Un jeune adulte pèse en moyenne de 20 à 30 grammes (0,7 à 1,1 oz).
  • Leur durée de vie maximale serait de 96 mois environ, mais l'espérance de vie moyenne des individus de cette espèce est de 45,5 mois pour les femelles et 47,5 pour les mâles. Dans les climats nordiques et en présence de prédateurs naturels plus abondants, l'espérance de vie moyenne est de 12 à 24 mois[2].

On la confond souvent avec la souris sylvestre, Peromyscus maniculatus qui lui ressemble à plusieurs égards.

Écoépidémiologie[modifier | modifier le code]

Spirochètes et maladie de Lyme[modifier | modifier le code]

En Amérique du Nord, cette espèce semble être ou être récemment devenue un des principaux hôtes, ou «réservoir», de Borrelia burgdorferi parasite spirochète responsable de la maladie de Lyme. Cette bactérie leur est transmise par la tique Ixodes scapularis, notamment dans les forêts écologiquement fragmentées par les routes[3].
Le morcellement des paysages favorise la souris à pattes blanches car plus le paysage est fragmenté par des routes, moins les prédateurs (par exemple les loups, lynx, renards et rapaces) de cette souris sont présents[réf. nécessaire]. En l'absence de prédateurs, les souris les plus infectées et les plus parasitées survivent plus facilement[réf. nécessaire]. Dans les années 1980, des chercheurs ont montré une corrélation entre l'abondance de ces souris l'abondance de tiques infectées par les borrélies[4].

Virus[modifier | modifier le code]

Comme Peromyscus maniculatus qui lui ressemble, cette espèce joue aussi un rôle de «réservoir» d'hantavirus, qui cause des maladies graves chez l'homme[5].

La fragmentation des forêts par l'Homme favorise en Amérique du Nord cette espèce. Les scientifiques constatent que plus la forêt est fragmentée par des routes, moins les prédateurs des micromammifères sont présents, plus les hommes (chasseurs notamment) pénètrent facilement la forêt et plus ces souris sont nombreuses ; et plus elles sont nombreuses à être infectées par des borrélies ; et plus les tiques portées par les souris sont également nombreuses et plus fréquemment infectées[3], ce qui favorise la diffusion de l'épidémie.
- La reforestation (forêts dites « de transition »), quand elle se fait dans les conditions évoquées ci-dessus (artificielle, avec fragmentation des forêts et absence de grands prédateurs ou pullulation de micromammifères ou de gibier) semble parfois pouvoir favoriser certaines zoonoses, dont la maladie de Lyme[6] ;

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Linzey, A.V., Matson, J. & Timm, R. (2008). « Peromyscus leucopus ». IUCN Red List of Threatened Species. Version 2009.2. International Union for Conservation of Nature. Retrieved 05 February 2010.
  2. Mammalian models for research on aging (1981) ISBN 9780309030946
  3. a et b Donahue JG, Piesman J, Spielman A (January 1987). "Reservoir competence of white-footed mice for Lyme disease spirochetes". Am. J. Trop. Med. Hyg. 36 (1): 92–6. PMID : 3812887
  4. Donahue, J.G., Piesman, J., Spielman, A. 1987. Reservoir competence of white-footed mice for Lyme disease spirochetes. Am. J. Trop. Med. Hyg. 36 (1): 92–6. PMID http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3812887 3812887]
  5. RR5109-Front Cover-Hantavirus, Voir p. 65
  6. Z. Popović, S. Popović, Forest Transition and Zoonoses Risk ; Encyclopedia of Environmental Health Pages 803–811 (Résumé)