Sources d'Eugénie-les-Bains

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La source Impératrice et la source Christine Marie sont au centre de l’activité thermale de la station d’Eugénie-les-Bains, dans le département français des Landes.

Présentation[modifier | modifier le code]

Leurs eaux sulfurées sodiques, sulfurées et sulfatées calciques sont issues de sources chaudes dont la température varie de 22 °C à 41 °C. Elles permettent de traiter des maladies métaboliques et de la nutrition (excès de poids), des rhumatismes, et des affections chroniques des voies digestives et des voies urinaires.

Historique[modifier | modifier le code]

La renommée des propriétés thérapeutiques des eaux thermales d’Eugénie-les-Bains est très ancienne.

Avant la création de la commune d’Eugénie-les-Bains en 1861, les sources sont désignées par l’appellation gasconne de « las Aygos de Saint Loubouer », du nom du village où elles se situent alors. Leurs vertus curatives attirent à elles des patients locaux, qui y soignent leurs maux de manière empirique, avant que ne soient menées les premières études thérapeutiques au cours du XVIIe siècle[1].

En 1582, Michel de Montaigne cite de manière non exhaustive dans son Journal de voyage les stations thermales landaises de Dax et Préchacq. Aussi est-il permis de penser qu’il a connu les eaux artésiennes des prairies de Saint-Loubouer. Ces eaux reçoivent une première consécration officielle sous le règne du roi Henri IV, qui en ordonne le captage, dans le cadre des missions confiées à la Surintendance des Eaux qu’il crée en 1605[1].

Puis la vogue que les saisons connaissent sous le Second Empire favorise, autour des sources, la naissance d’une agglomération qui ne tarde pas à devenir le cœur d’une nouvelle commune, à laquelle l’Impératrice Eugénie de Montijo fit l’honneur de son gracieux parrainage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La mémoire des eaux, panneau de présentation des sources consulté à Eugénie-les-Bains en décembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]