Soufflenheim

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Soufflenheim
Maisons à colombages et vignes à flanc de terrasse.
Maisons à colombages et vignes à flanc de terrasse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau
Canton Bischwiller
Intercommunalité C.C. de l'Espace Rhénan
Maire
Mandat
Camille Scheydecker
2014-2020
Code postal 67620
Code commune 67472
Démographie
Gentilé Soufflenheimois(es)
Population
municipale
4 966 hab. (2011)
Densité 375 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 50″ N 7° 57′ 50″ E / 48.8306, 7.963948° 49′ 50″ Nord 7° 57′ 50″ Est / 48.8306, 7.9639  
Altitude Min. 116 m – Max. 138 m
Superficie 13,24 km2
Localisation

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Soufflenheim
Liens
Site web http://www.mairie-soufflenheim.fr

Soufflenheim (en allemand/alsacien Sufflenheim ou Suffelnheim, anciennement Sufflenheim)[1] est une commune française située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace, réputée pour son artisanat de poterie vernissée. On l'appelle aussi la cité des Potiers.

Ses habitants sont appelés les Soufflenheimoises et Soufflenheimois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les terminaisons en « heim » désignent des fondations Franques, donc postérieures aux premiers villages créés par les Alamans. « heim » signifie hameau en français ou rassemblement de maisons, qui vient de l’alémanique « hüs », qui a donné « haus », la maison en allemand.


Anciennement Sufflenheim d'apres la carte de Cassini

Géographie[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Soufflenheim est située en plaine d'Alsace sur le rebord d'une terrasse marquant la limite du lit majeur du Rhin. Le choix de cet emplacement permettait de mettre le village à l'abri des inondations de la plaine rhénane. Ce risque n'est plus d'actualité depuis la canalisation du fleuve. Soufflenheim est entourée de l'ouest au nord-est par l'épaisse forêt de Haguenau. Deux rivières traversent le village : l'Eberbach et le Fallgraben.

Histoire[modifier | modifier le code]

Soufflenheim est célèbre dès l'Antiquité pour la terre argileuse qu'on y extrait et qui sert à façonner des poteries.

Atelier de poterie

Les premières traces d'activité remontent à 200 avant Jésus-Christ, mais l'existence de potiers dans le village n'est signalée qu'à partir de 1142, époque à laquelle Soufflenheim fait partie (avec le reste de l'Alsace) du Saint-Empire romain germanique. Le développement de la poterie est encouragé par l'empereur Frédéric Barberousse qui accorde à la guilde locale des potiers le privilège d'extraire gratuitement la glaise de la forêt de Haguenau.

Aujourd'hui, le village compte encore près d'une vingtaine d'artisans et produit des ustensiles surtout destinés à la cuisson de recettes traditionnelles alsaciennes (coq au riesling, baeckeoffe, kougelhopf), les terrines et moules de Soufflenheim.

Héraldique[modifier | modifier le code]

[[Image:|100px|center|Blason de Soufflenheim]]

Les armes de Soufflenheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à Saint Michel Archange terrassant le dragon, armé de sa lance, le tout d'or. »[2].

Archéologie[modifier | modifier le code]

Une tombe princière a été découverte en 1950 au sud-est du village, elle date probablement de la deuxième partie du Ve siècle av. J.-C.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Camille Scheydecker[3]    
2001 2008 Camille Scheydecker    
1995 2001 Gérald Franck    
1983 1995 Jean-Pierre Meyer    
1965 1983 Aloïse Scheydecker    
1945 1965 Louis Schlosser    
1940 1945 Charles Peter[4]    
1938 1940 Louis Schlosser    
1937 1938 Ferdinand Jaeck    
1930 1937 Émile Ott    
1928 1930 Antoine Strack    
1919 1928 Alexandre Uhrig    
1918 1919 J. Haaser    
1917 1918 H. Van Thiel    
1902 1917 Philippe Lehmann    
1896 1902 Dr Alexandre Schlechter    
1892 1896 Johann Elchinger    
1892 1892 Aloïs Messner    
1886 1892 Johann Elchinger    
1877 1886 Jacob Burger    
1860 1877 Ferdinand Uhrig    
1855 1860 André Friedmann    
1848 1855 M. Brotschy    
1840 1848 Joseph Messner    
1837 1840 Martin Helmer    
1831 1837 Joseph Messner    
1809 1831 Antoine Messner der Junge    
1800 1809 Antoine Messner der Ältere    
1793 1799  ?    
1790 1792 Lorentz Haberkorn    
1785 1789 Michael Kieffer    
1764 1784 Anton Kieffer    
1758 1763 Ignatius Fridmann    
1745 1757 Andreas Vogele    
1744 1744 Antoni Jaeck    
1737 1744 Philipp Kiefer    
1729 1736 Jacob Schaeffer    
1700 1728 Adam Schaeffer    
1674 1699 Hans Jacob Schaeffer    
1672 1673  ?    
1668 1671 Lorenz Schaeffer    
1658 1667 Hans Heinrich Schaeffer    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 966 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 110 1 549 1 923 2 637 2 982 2 964 2 886 3 048 3 080
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 627 2 883 3 038 2 954 3 014 3 101 3 158 3 148 3 240
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 082 3 261 3 162 3 244 3 287 3 291 3 471 3 374 3 622
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 868 4 027 4 281 4 462 4 269 4 400 4 570 4 656 4 918
2011 - - - - - - - -
4 966 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Deux écoles maternelles :
    • École maternelle Charles-Perrault
    • École maternelle Jacques-Prévert
  • Une école élémentaire :
    • École élémentaire Louis-Cazeaux
  • Un collège :
    • Collège Albert-Camus

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’Oelberg[modifier | modifier le code]

L’Oelberg (le mont des Oliviers) est un ancien cimetière fortifié où était érigée une église jusqu'en 1831. Depuis 1959, le monument aux morts de la commune durant les deux guerres mondiales est adossé au mur. Le mur de soutènement est composé de blocs de grès dont certains portent des signes taillés dans la pierre. En 2008, des travaux massifs de réhabilitation du mur de soutènement ont permis la découverte de tombes plus anciennes.

L’église[modifier | modifier le code]

L’office du tourisme, au pied de l'église

L´église paroissiale de style néo-classique a été érigée entre 1826 et 1830 par l'architecte François Reiner. Elle fut consacrée le 2 octobre 1831. L'ancienne église se situait sur l'Oelberg à côté du presbytère et ne fut détruite qu'après la construction de la nouvelle. L'église a été sévèrement endommagée en 1943 lors d'un bombardement aérien allié qui visait une batterie de DCA allemande à l'est du village (destruction du plafond et des peintures murales).

La Sainte Cène[modifier | modifier le code]

La Sainte Cène

Sur l'Oelberg, des personnages grandeur nature reproduisent le célèbre tableau de Léonard de Vinci, La Cène. En terre chamottée, ils ont été réalisés en 1932 par Léon et Fernand Elchinger, ainsi que Charles Burger.

Les travaux de rénovation entrepris avec l'Association Paul Messner se sont achevés en 2005.

Événements[modifier | modifier le code]

Fête de la poterie[modifier | modifier le code]

En 2013, la fête de la porterie aura lieu en août. Le Samedi 17 et dimanche 18 août 2013. Samedi de 17h à 23h dans la Grand'Rue, dimanche de 9h à 18h rue de Haguenau, Grand'Rue et Halle du marché.

Traditionnellement La fête de la poterie a lieu tous les premiers dimanches de septembre des années impaires, de 9 h à 18 h.

Au programme : portes ouvertes dans les ateliers de poterie, stands de poteries artisanales locales et d'autres régions de France, stands d'artisanat divers. Animations folkloriques et musicales sur podium, buvettes et restauration.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Direction régionale des affaires culturelles d'Alsace, La Céramique de Soufflenheim : cent cinquante ans de production en Alsace 1800-1950, Éd. Lieux Dits, Lyon, 2003, 112 p. (ISBN 2-914528-05-1)
  • Crédit mutuel Pays de la céramique, Soufflenheim : le pays de la céramique, Éd. Coprur, Strasbourg, 2006, 494 p. (ISBN 2-84208-158-7)
  • Jean-Louis Ernewein-Haas, La Poterie à Soufflenheim, Éditions SAEP, Ingersheim, 1982, 48 p.
  • Hans Haug, « L'industrie de la poterie à Soufflenheim », in Images du Musée Alsacien à Strasbourg, 1910, n° 3, p. 1-4
  • Jacky Jund, Étude minéralogique et technique des céramiques de l'Alsace du Nord : terre cuite vernisée de Soufflenheim et grès au sel de Betschdorf, université Louis-Pasteur, Strasbourg, 1979, 280 p. (thèse de 3e cycle)
  • (de) Catherine Mahon et Claudine Martz, Elsaessiche Tonwaren : Betschdorf, Soufflenheim (traduction Gudrun Folca), Dernières Nouvelles d'Alsace, Strasbourg, 1988, 39 p. (ISBN 2-7165-0112-2)
  • Office de tourisme, Soufflenheim : terre de potiers, Carré blanc, Strasbourg, 1998, 223 p.
  • Octavie Roll, Le Système phonétique et phonologique du parler de Soufflenheim (Bas-Rhin), Strasbourg, 1968 (thèse)
  • (de) Lutz Röhrich et Gerraud Meinel, Töpferei im Elsass dargestellt am Beispiel von zwei Familienbetriben in Oberbetschdorf und Soufflenheim, Konkordia, Bühl, 1975, 88 p.
  • Lucien Sittler et Frédéric Geissert, Soufflenheim : une cité à la recherche de son histoire, Société d'histoire et d'archéologie du Ried nord, Drusenheim, 1987, 296 p.
  • Soufflenheim : la cité des potiers, mairie, Soufflenheim, 1977
  • Jean-Luc Syren et Valérie Walter, Cuisiner avec la poterie de Soufflenheim, Éd. SAEP, Ingersheim, 2004, 79 p. (ISBN 2-7372-4610-5)
  • (fr)(de) Claude Vigée, Soufflenheim : Poèmes/Gedichte : édition bilingue traduction Lutz Stehl, Adrien Finck, Maryse Staiber), Wunderhorn, Heidelberg, 1996, 130 p. (ISBN 3-88423-110-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]