Soubassophone

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Soubassophoniste, instrument en fibre de verre

Le soubassophone ou sousaphone (souvent abrégé en « sousa », «souba») est un instrument de musique de la famille des cuivres, apparenté au tuba-contrebasse. Les dénominations « soubassophone » et « sousaphone » désignent toutes deux le même instrument. Il est souvent confondu - à tort - avec l'hélicon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le soubassophone a été mis au point en 1893, par J. W. Pepper, un facteur d'instruments de Philadelphie. C'est ce facteur qui a imaginé son nom anglais « sousaphone » en hommage à son commanditaire, le grand chef de fanfare John Philip Sousa (1854-1932)[1].

Le soubassophone est une évolution de l'hélicon (Autriche, 1845), lui-même cousin du cimbasso italien.

Il a ensuite été développé et produit à grande échelle par Conn (États-Unis) à partir de 1898.

Le terme « soubassophone » est probablement une déformation de « sousaphone », auquel on a ajouté l'idée de sous-basse pour indiquer que l'instrument possède une tessiture grave (mais il est aussi possible que le terme français vienne directement de là). C'est le premier importateur (Beuscher) de sousaphones (venant des États-Unis pour être vendus en France) qui, semble-t-il, a donné le nom de "soubassophone".

Description de l'instrument[modifier | modifier le code]

Il présente sur le tuba l'avantage d'être porté sur l'épaule, d'une façon équilibrée, sans être en porte-à-faux avant comme le tuba. Ceci lui permet d'être joué en marchant sans trop de fatigue, d’où son grand succès dans les fanfares. De plus, il a l'avantage d'avoir un pavillon orienté de manière frontale  : cela permet une projection du son plus efficace que celle du tuba. Enfin, ses grandes dimensions (en particulier celles du pavillon), contribuent à l'aspect visuel d'un défilé et attirent le public. À ce titre, il est un des instruments centraux des fanfares, notamment des fanfares étudiantes type beaux-arts. Le soubassophone est également fréquemment utilisé dans les orchestres de jazz traditionnel (dixieland).

Malgré le fait que le soubassophone soit porté sur l'épaule, réduisant la fatigue, il reste un instrument assez lourd à porter en défilant, en particulier les modèles tout en métal, qui peuvent peser près de 15 kg (les modèles à pavillon en fibre de verre sont nettement plus légers mais ont un son plus « fermé », moins brillant).

Le soubassophone est un instrument transpositeur en si\flat (on en trouve aussi en fa et en mi\flat). Il comporte en général trois pistons comme la trompette (parfois quatre) pour une tessiture située deux octaves plus bas. Ses caractéristiques les plus marquantes sont d’une part le corps de l’instrument qui entoure le musicien, et d'autre part le pavillon surdimensionné situé au-dessus de sa tête, démontable et orientable, souvent dirigé vers l’avant. Il se distingue de l'hélicon par quatre caractéristiques :

  • l'hélicon a peu ou pas de pavillon, ne sortant pas du plan d'enroulement de l'instrument. Il est donc moins directif que le soubassophone ;
  • l'hélicon est généralement à palettes ;
  • l'origine de l'hélicon se situe dans les pays d'Europe de l'Est ;
  • le tube de l'hélicon présente une très grande conicité au point de donner l'illusion d'un pavillon, alors que celui du sousaphone de moindre conicité débouche sur un très grand pavillon.

L'hélicon est préféré au soubassophone pour les défilés montés car son pavillon offre moins de prise au vent : il permet ainsi un meilleur équilibre sur le cheval.

Évolution de l'instrument[modifier | modifier le code]

Deux évolutions, ou plutôt modifications, ont eu lieu depuis l'invention du soubassophone. On ne les retrouve pas systématiquement sur tous les modèles : cela dépend des besoins des musiciens ou de la marque des instruments.

  • L'utilisation de fibre de verre pour remplacer le métal sur la dernière partie de l'instrument (voir photo ci dessus, partie blanche). Le but étant d'alléger l'instrument. Cela représente une économie de plus ou moins 4 kilogrammes (environ 1/3 du poids total). Cette modification entraine un changement de la sonorité (celle-ci se « ternit » quelque peu) et une diminution notable de la puissance sonore.
  • L'invention du système dit short action par la firme Conn qui permet de raccourcir la longueur de course des pistons. Cela offre à l'instrumentiste plus de rapidité dans le mouvement de ses doigts : la vélocité s'en trouve ainsi accrue.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anthony Baines in Dictionnaire encyclopédique de la musique, Université d'Oxford sous la direction de Denis Arnold, Tome 2, article « tuba », page 858 édition Bouquins

Liens externes[modifier | modifier le code]

Photos de vieux sousaphones

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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