Sophie Arnould

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Sophie Arnould par Jean-Baptiste Greuze.

Madeleine-Sophie Arnould, née le 13 février 1740 à Paris où elle est morte le 22 octobre 1802, est une actrice et cantatrice française.

Elle débuta en 1757, et se retira en 1778. Elle se distinguait, selon ses contemporains, par la finesse de son jeu et l'agrément de sa voix[1].. Elle acquit une grande célébrité par ses bons mots, dont Albéric Deville a fait un recueil intitulé Arnoldiana, ou Sophie Arnould et ses Contemporaines (1813), largement utilisé par les Goncourt.

Selon Élisabeth Vigée Le Brun, « Mademoiselle Arnould n’était point jolie ; sa bouche déparait son visage, ses yeux seulement lui donnaient une physionomie où se peignait l’esprit remarquable qui l’a rendue célèbre. On a répété et imprimé un nombre infini de ses bons mots » .

Elle créa le rôle éponyme d’Iphigénie en Aulide de Gluck.

De sa relation adultère avec le duc de Lauragais, elle eut quatre[2] enfants, dont Antoine-Constant de Brancas, colonel du Premier Empire mort à Essling.

Elle fit partie de la société chantante La Dominicale fondée par le célèbre chirurgien Louis et dont furent membres Vadé, Crébillon fils, Pierre-Yves Barré, Coqueley de Chaussepierre[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Evelyne Lever, Le crépuscule des rois - chronique 1757-1789, Fayard 2013, p. 84
  2. Sophie Arnould sur roglo.eu
  3. Voir à ce propos ce qu’en rapporte Arthur Dinaux dans Les sociétés badines, bachiques, littéraires et chantantes, leur histoire et leurs travaux, Bachelin-Deflorenne, Paris 1867, p. 235.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L. Augé de Lassus, « Sophie Arnould à Luzarches », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 17,‎ 1895, p. 75-86 (ISSN 11488107, lire en ligne)
  • Albéric Deville, Arnoldiana, Paris, Gérard, 1813.
  • Étienne-Léon de Lamothe-Langon, Mémoires de Mademoiselle Sophie Arnoult, recueillis et publiés par la Baron de Lamothe Langon, Allardin, Paris, 1837.
  • Edmond de Goncourt, Sophie Arnould : d’après sa correspondance et ses mémoires inédits, Charpentier, Paris, 1893 (texte en ligne sur Gallica).
  • Rodolphe Trouilleux, N’oubliez pas Iphigénie : biographie de la cantatrice et épistolière Sophie Arnould (1740-1802), Grenoble, Alzieu, 2002 (ISBN 2-910717-00-3).

Voir aussi[modifier | modifier le code]