Sony Music Entertainment

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Sony Music Entertainment

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Création 1927
Dates clés 1927 : Columbia
1938 : CBS Records
1991 : Sony Music Entertainment
2004 : Sony-BMG
2008 : Sony Music Entertainment
Siège social Drapeau des États-Unis New York, État de New York (États-Unis)
Activité Industrie musicale, divertissement
Société mère Sony Corporation of America
Site web sonymusic.com
Siège de Sony Music

Sony Music Entertainment (précédemment Columbia Recording, CBS Records, Sony Music Entertainment (1991), Sony-BMG music entertainment) est un label de disques contrôlé par Sony Corporation of America. C'est l'un des trois plus grands label discographique du monde derrière Universal Music et devant Warner Music.

Histoire[modifier | modifier le code]

Columbia est une société qui a été créée en 1888 pour commercialiser le phonographe de Thomas Edison à Washington DC, dans le Maryland et dans le Delaware. Comme la plupart des sociétés de distribution locales, la Columbia Phonograph Company se lance aussi dans l'édition et la commercialisation de cylindres de cire.

Columbia se lance dans la production de disques en 1901 et innove en 1908 en vendant les premiers disques imprimés sur les deux faces.

CBS Records[modifier | modifier le code]

En 1927, Columbia Records s'associe à l'agent artistique Arthur Judson pour lancer le réseau de radio « Columbia Phonograph Broadcasting System » qui deviendra le « Columbia Broadcasting System » (CBS). Le réseau n'étant pas rentable, Columbia revend ses parts dans CBS dès 1929. Puis Columbia se fait racheté par American Record Corporation (ARC) en 1934. ARC s'est constitué par fusion de plusieurs petites maisons de disques[1].

En 1938, la radio s'étant plus vite remise de la crise de 1929, CBS rachète ARC et de fait Columbia Records, son ancienne société mère. William S. Paley parton de CBS souhaite également racheter RCA-Victor mais Isaac Levy et Edward Wallerstein à la direction du label déclinent l'offre[2].

En 1948, CBS rejoint EMI et RCA Records au rang des majors et lance le « long playing record » (le « 33 tours » ou encore le « LP »).

En 1951, CBS s'implante en Europe. Elle conclut avec Philips Phonographic Industries un accord de distribution réciproque. CBS Records commercialise les disques Philips aux États-Unis sous le label Epic[3]. alors que Philips commercialise en Europe une partie du répertoire de CBS. Directeur depuis 1951 James Conkling quitte la société en 1956 pour la fondation de l'Académie nationale des arts et des sciences[4] avant de devenir le premier président de Warner Bros. Records.

En 1957, le Traité de Rome met fin à cette association. CBS Records abandonne alors avec son allié Philips Records sa politique de distribution réciproque pour créer des filiales à l'internationale à partir de 1961[5]. En France, CBS reprend la société Arteco en 1964 tandis que Philips acquière Mercury Records aux États-Unis en 1961[6]. La maison de disques mexicaine de CBS, Discos Columbia, est rebaptisée Discos CBS en 1963[7]. En 1964, CBS établit sa propre distribution britannique grâce à l'acquisition d'Oriole Records[8]. En mars 1968, CBS et Sony forment CBS/Sony Records, une coentreprise au japon[9]. Parallèlement au disque, CBS Records se lance dans l'édition musicale et littéraire, les instruments de musique (pianos Steinway), les jouets et surtout dans la télévision, devenant ainsi, dans les années 1960, CBS l'un des trois plus grande réseau de télévision au États-Unis.

En 1970, CBS Records réactive le label Embassy Records en Europe, dans le but y distribuer des albums originellement commercialisés uniquement aux États-Unis[10]. Sur ce label sont signés des artistes tel que Andy Williams, Johnny Cash, Barbra Streisand, The Byrds, Tammy Wynette, Laura Nyro et Sly & the Family Stone[11], avant que le label redevient inactif dans les années 1980[12]. Le groupe CBS Records est dirigé avec succès par Clive Davis jusqu'à son renvoi en 1972. Il est mis à pied après avoir utilisé les fonds de la CBS pour se payer une opulante bar mitzvah à son fils[13]. Il sera remplacé par Goddard Lieberson, puis par Walter Yetnikoff en 1975, dirigeant de la société jusqu'en 1990.

En 1986, CBS vend sa maison de disque CBS Songs à Stephen Swid, Martin Bandier, et Charles Koppelman pour 125 millions de dollars, pour ainsi créer SBK Entertainment[14]. Le 17 novembre 1987, SCA rachète CBS Records, qui a vu passer des vedettes telles que Michael Jackson, pour $ 2 milliards. En 1989, CBS Records se relance dans l'industrie musicale en rachetant Tree International Publishing pour plus de 30 millions de dollars[14].

En 1990, CBS Records rebaptise le label de musique classique CBS Masterworks en Sony Classical Records (en).

Sony Music Entertainment I[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, CBS décide de s'associer à Sony, le créateur du CD, pour la production de disques compacts (CD), d'abord au Japon, puis en Europe et aux États-Unis[15]. À la suite du krach d'octobre 1987, CBS est contraint de se séparer de sa branche phonographique : celle-ci est vendue à Sony dans la vague d'acquisition nipponnes aux États-Unis pour 2 milliards de dollars en janvier 1988. Sony renomme la société Sony Music Entertainment (SME) en 1991[16].

La même année Sony réintroduit le label Columbia après avoir acheté les droits internationaux a la major EMI[16]. Epic Records est une autre partie de Sony Music. Le seul pays ou Sony n'a pas les droits de Columbia est le Japon. Dans ce pays, le label est contrôlée par Columbia Music Entertainment. Les enregistrements du label Columbia qui ont été produits à l'extérieur du Japon sont sur le marché grâce à Sony Records dans le pays nippon.

En 1995, Sony et Michael Jackson s'associent pour former Sony/ATV Music Publishing[17].

Sony BMG Music Entertainment[modifier | modifier le code]

Logotype de Sony BMG.

En août 2004, en pleine crise de l'industrie du disque, Sony Music Entertainment (Sony) et BMG Entertainment (Bertelsmann Music Group) (Bertelsmann) fusionnent leurs activités musicales au sein du jointure Sony BMG Music Entertainment[18]. Sony reste toutefois seule à la tête de Sony Music Entertainment Japan, en raison de son importance dans l'industrie musicale japonaise. Sony BMG Music est alors détenu à 50 % par Sony Corporation of America et à 50 % par Bertelsmann.

Sony Music Entertainment II[modifier | modifier le code]

Le 5 août 2008, Bertelsmann qui souhaite se défaire de ses parts détenues dans Sony BMG Music Entertainment, annonce conjointement avec Sony Corporation of America le rachat par ce dernier. Le 1er octobre 2008 Sony Music Entertainment obtient pour la somme de 900 millions de dollars la part de 50 % détenue par BMG Entertainment dans Sony BMG Music Entertainment, pour en devenir l'unique propriétaire[19]. La société est rebaptisée Sony Music Entertainment tel qu'avant la fusion et tous les labels de l'ancienne BMG Entertainment passent sous le contrôle intégral de Sony Music Entertainment.

Le 1er juillet 2009, SME et IODA annoncent leur partenariat stratégique[20],[21].

Changement et restructuration (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

En mars 2012, Sony Music ferme ses bureaux aux Philippines[22].

En juillet 2013, Sony Music se sépare de ses opérations en Grèce à cause de la crise économique du pays[23]. Les albums commercialisés par Sony Music en Grèce sont par conséquence distribués par Feelgood Records.

Liste des labels[modifier | modifier le code]

Labels indépendants distribués[modifier | modifier le code]

Justice[modifier | modifier le code]

En mars 2009, Jordy, l'enfant-star des années 1990, remporte un procès qui l'opposait à son ancienne maison de disques CBS Disques filiale de CBS Records (Sony Music) pour avoir exploité ses titres sans lui reverser les droits d'auteurs ; il reçoit 820 000 euros de dommages et intérêts. Le tribunal de grande instance de Paris confirme le jugement « [qu'] En exploitant des enregistrements phonographiques et vidéographiques […] sans autorisation de Jordy, artiste-interprète, Sony Music s'était rendue coupable de contrefaçon ».

En mai 2012, Sony Music poursuit en justice IsoHunt[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Elijah Wald, Josh White: Society Blues, Routledge Chapman & Hall,‎ 2002 (ISBN 978-0-415-94204-1, lire en ligne), p. 28.
  2. (en) Philip Hart, Fritz Reiner: A Biography, Northwestern University Press,‎ 1994 (ISBN 978-0-8101-1125-7, lire en ligne), p. 109
  3. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 19 septembre 1953 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 16.
  4. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 10 juin 1957 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 18–.
  5. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 14 novembre 1960 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 3.
  6. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 26 juin 1961 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 3
  7. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 16 mars 1963 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 60.
  8. (en) Nielsen Business Media, Inc., Billboard, Nielsen Business Media, Inc.,‎ 3 octobre 1964 (ISSN 00062510, lire en ligne), p. 3.
  9. « CBS/Sony Records is Established in First Round of Capital Deregulation » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  10. « Rare Record Labels », Vinyl Record Collector's Guide (consulté le 2 septembre 2009).
  11. « List of selected Embassy releases », Discogs (consulté le 3 septembre 2009).
  12. « Embassy Records », Rate Your Music (consulté le 2 septembre 2009).
  13. « Let CBS Tell Its Own Ugly Story », New York Times News Service,‎ 22 juin 1973 (lire en ligne) :

    « Beginning what may be the second most massive cover-up of the past months, CBS fired its records division president, Clive Davis, charging him ... »

    .
  14. a et b « CBS Records to Buy Tree, Ending an Era in Nashville », New York Times,‎ 4 janvier 1989 (lire en ligne) :

    « CBS Songs, the record company's publishing arm, was sold in 1986 for $125 million to Stephen Swid, Martin Bandier and Charles Koppelman, who renamed it SBK Entertainment. It is now the second-largest music publishing company. »

    .
  15. « CBS/Sony Inc. », New York Times,‎ 8 décembre 1982 (consulté le 20 juillet 2009).
  16. a et b « CBS Records Changes Name », Reuters,‎ 16 octobre 1990 (consulté le 31 juillet 2009).
  17. (en) Johnson Publishing Company, Jet, Johnson Publishing Company,‎ 27 novembre 1995 (ISSN 00215996, lire en ligne), p. 36.
  18. (en) Sony completes acquisition of BMG - Variety, 2 octobre 2008.
  19. (en) Sony free to mix music, electronics - Los Angeles Times, 14 octobre 2008.
  20. « Sony Music Entertainment and IODA announce strategic partnership » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Sony Music Entertainment
  21. Yinka Adegoke, « Sony Music, IODA Create Digital Network », Reuters News Agency,‎ 1er juillet 2009 (consulté le 1er juillet 2009).
  22. « Sony Music succumbs to piracy, closes Philippine office », InterAksyon, News5 (consulté le 9 juin 2012)
  23. (el) « Κλείνει η ιστορική δισκογραφική Sony Music Greece »,‎ 27 juin 2013 (consulté le 29 janvier 2014).
  24. « Record Labels Threaten the Open Internet, isoHunt Tells Court », TorrentFreak,‎ 29 février 2012 (consulté le 28 février 2013).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]