Sonja Kohn

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Sonja Kohn, née le 5 août 1948 à Vienne, est une banquière autrichienne.

Présidente fondatrice et principale actionnaire de la banque autrichienne Medici, elle est accusée d'avoir été la complice de Bernard Madoff dans le montage de la plus grande escroquerie financière de l'histoire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de rescapés polonais de l’Holocauste, elle grandit dans une petite communauté juive de la capitale autrichienne et épouse Erwin Kohn, banquier, dans les années 1970.

Elle commence sa carrière avec son mari à Milan en montant une petite affaire d'import-export de montres, transférée par la suite à Zurich. En 1984, Elle crée la Bank Medici à Vienne.

Un an après, elle s'installe à New York, dans une communauté juive orthodoxe à Monsey. Elle devient ultra-orthodoxe et porte désormais la perruque comme l'impose la pratique de sa religion. Elle crée Eurovaleur Inc.

En 1990, elle retourne s'installer à Vienne. Elle est mère de 5 enfants et dispose d’une villa dans le quartier de Nahlaot à Jérusalem où elle se rend plusieurs fois par an, son fils, le rabbin Avraham Zeev Kahana, est le directeur d'une école talmudique, Les portes de la halakha, financée par Sonja Kohn[1],[2],[3],[4].

Rôle dans l'affaire Madoff[modifier | modifier le code]

Le 10 décembre 2010, Irving Picard, administrateur judiciaire chargé de liquider la société de Bernard Madoff, a déposé une plainte devant le tribunal des faillites de New York contre Sonja Kohn. Il l'accuse d'avoir été sa complice principale pendant 23 ans : « En Sonja Kohn, Madoff a trouvé une âme sœur criminelle, dont l'avidité et l'inventivité malhonnête égalaient la sienne », a t-il déclaré.

Dans son recours en justice, il écrit : « Depuis plus de 20 ans, Kohn a organisé un vaste montage illégal en exploitant sa relation privilégiée avec Madoff pour drainer plus de 9,1 milliards de dollars appartenant à d'autres personnes dans un montage à la Ponzi ». « Le montage illégal a enrichi Kohn, sa famille et des dizaines d'autres individus et entités, dont les plus grosses banques en Autriche et en Italie, aux dépens des biens du BLMIS et sur le dos des victimes de Madoff ».

Picard réclame 19,6 milliards de dollars de dommages et intérêts à Sonja Kohn, à la banque qu'elle a fondée, ainsi qu'à la banque italienne Unicredit, à sa filiale Bank Austria et à 53 autres personnes et entités, ce qui représente à ce jour le plus grand montant réclamé à une personne ou à une entreprise accusée de complicité ou de bénéfice illégal en relation avec la pyramide de Ponzi créée par Madoff. 9,1 des 19,6 milliards de dollars réclamés par le liquidateur sont directement imputables à Sonja Kohn et à sa famille[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]