Song Sokze

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Song Sokze
Seong Seok-je.jpg

Hangeul 성석제

Song Sokze, né le 5 juillet 1960 à Sangju dans la province du Gyeongsang du Nord en Corée du Sud, est un poète, romancier et peintre sud-coréen[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Song est né le 5 juillet 1960 à Sangju dans la province du Gyeongsang du Nord en Corée du Sud. Il a étudié le droit à l'université Yonsei à Séoul[2]. Song réalise ses débuts littéraires en 1986 avec ses cinq premiers poèmes publiés dans le Munhak-sasang. En 1991, il publie un recueil de poésies avant de se consacrer à l'écriture d'histoires courtes[3], sorte de littérature à mi-chemin entre le roman et la poésie selon les propos de l'auteur. C'est à partir de 1993 qu'il abandonne son emploi pour se consacrer uniquement à l'écriture. En 1995, sa première nouvelle Les 4, 5 dernières secondes de ma vie est publiée dans l'édition estivale du Munhakdongne de 1995[3].

En 2002, il remporte le Prix Dong-in pour 황만근은이렇게말했다, Hwang man geun eun ireotgae malhaetda, Ainsi s'exprime Hwang Man Geun, et en 2004 le Prix de littérature contemporaine (Hyundae Munhak) pour 내 고운 벗님.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Les récits de Song mettent en scène des personnages ordinaires, voire des marginaux. Il leur donne un côté à la fois naïf et cultivé avant de les placer dans des situations incongrues du quotidien. Ses récits sont délibérément empreints d'humour, au point d'avoir été critiqués pour un excès de dérision[4].

L'institut de littérature en Corée résume son travail de cette manière :

Song est un conteur d'histoires au talent remarquable. Le côté familier que l'on retrouve dans les personnages de ses récits, même si ceux-ci paraissent parfois caricaturés, nous ramène à notre propre quotidien, aux gens que nous connaissons et que nous fréquentons. En examinant les tribulations du quotidien, il incorpore une touche d'humour aiguisée dans les soucis du quotidien de tout un chacun. Cette caractéristique se retrouve notamment dans son récit Cœur pur dans lequel un jeune enfant dont on ignore les parents, renonce à l'affection des chiots pour finir par être un voleur expert avant que cette activité ne le mène à la ruine. Malgré la simplicité de ses trames narratives, Song jongle habilement avec le mensonge et l'emphase, l'empathie, les rires et le pathétique pour délivrer un plaisir de lecture constant[1].

Bibliographie (partielle)[modifier | modifier le code]

Collection d'histoires courtes[modifier | modifier le code]

  • Transformé en oiseau (Saega doi-eotnae, 1996)
  • Une vie pleine de fun (Jaeminaneun insaeng, 1997)
  • Possédé (Holim, 1999)
  • Ainsi s'exprime Hwang Man Geun (Hwang man geun eun ireotgae malhaetda, 2002)
  • Ce type je vous jure (i igani cheongmal, 2013)

Nouvelle[modifier | modifier le code]

  • J'ai vu un tigre (Horang-i reul boatda, 1999)

Romans[modifier | modifier le code]

  • L'innocence (Sunjeong, 2000)
  • La force humaine (Ingan-ui him, 2003)

Œuvre traduite en français[modifier | modifier le code]

  • A qui mieux-mieux (위풍당당)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Song sokze sur le site KLTI
  2. « Naver Search », sur naver.com, Naver (consulté le 7 décembre 2013)
  3. a et b (en) Song Sok-ze, IN the Shade of the Oleander, Seoul, Asia Publishers,‎ 1996, 103–107 p. (ISBN 978-8994006-03-1), « About the Author »
  4. (en) Korean Writers The Novelists, Minumsa Press,‎ 2005, 228–9 p., « Sung Suk-je »