Song Lian

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Portrait de Song Lian par Kuan Shou

Song Lian ou Song Lien ou Sung Lien est un peintre chinois du XIVe siècle, né en 1310 et mort en 1381. Ses origines ne sont pas connues. C'est un amateur d'art, historien et critique d'art.

Biographie[modifier | modifier le code]

Historien, littérateur et critique d'art, mieux connu comme éditeur d'une Histoire de la dynastie Yuan, il publie dans le recueil de ses écrits, Song Xueshi Quanji, un essai intitulé: Hua Yuan (les origines de la peinture). Cet ouvrage dont la conception traditionnelle remonte à Zhang Yanyuan et d'autres écrits antérieurs, concerne les origines historico-mythiques de la peinture en relation avec l'écriture et l'importance morale et politique de la peinture, dans les temps les plus anciens. À ces considérations générales, s'ajoutent des remarques plus intéressantes, telle, le premier grand changement (dans l'évolution de la peinture) date de Gu Kaizhi et de Lu Tanwei, le second de Yan Liben et de Wu Daozi et le troisième de Guan Tong, Li Cheng et Fan Kuan, division des premières étapes de l'art chinois qui est reprise ultérieurement, par tous les écrivains. Mais il n'a rien à dire sur l'évolution du monde pictural après la dynastie des Song du Nord (960-1127)[1].

L'École de Wu[modifier | modifier le code]

Wuxian est, pendant la période d'anarchie qui suit le retrait des mongols vers le Nord, le siège d'un pouvoir rebelle. C'est aussi le centre culturel de la Chine. On sait que les traditions lettrées se maintiennent à la Cour dans le milieu des calligraphes[2]. Mais la faveur du pouvoir va aux peintres de portraits, de sujets historiques, d'oiseaux et de fleursqui travaillent pour eux dans le style académique. Song Lian et Wang Lü qui, tous deux, écrivent sur l'art au XIVe siècle, ne paraissent pas rejoindre les conceptions des lettrés de l'époque. Song Lian, plus âgé que Wang Lü d'une vingtaine d'années, paraît surtout occupé par la peinture de figure. Dans son essai sur les Origines de la peinture (Huayuan), il marche sur les pas de Zhang Yanyuan et cherche à retracer l'évolution de la peinture au cours de l'histoire[3]. Sa recherche est reprise et poussée très loin dans la deuxième moitié du XVIe siècle par Dong Qichang et ses amis. L'expression lettrée ne reconquiert l'intérêt des milieux artistiques qu'après l'ère Xuande. Shen Zhou et Wen Zhengming jouent un rôle important dans ce renouveau[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 13, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 2700030230), p. 25.
  • Pierre Ryckmans (trad. Traduction et commentaire de Shitao), Les propos sur la peinture du Moine Citrouille-Amère, Plon,‎ janvier 2007, 249 p. (ISBN 9782259205238), p. 131, 226
  • Yang Xin, Richard M. Barnhart, Nie Chongzheng, James Cahill, Lang Shaojun, Wu Hung (trad. Nadine Perront), Trois mille ans de peinture chinoise, Éditions Philippe Picquier,‎ 1997, 4 02 p., p. 192
  • Nicole Vandier-Nicolas, Peinture chinoise et tradition lettrée, Éditions du Seuil,‎ 1983, 259 p. (ISBN 2020064405), p. 202.
  • O. Siren: The Chinese on the Art of Painting, Translations and Comments, Peiping, 1936.

Notes et références[modifier | modifier le code]