Sonderkommando (camps d'extermination)

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Les Sonderkommandos (initialement Krematoriumskommandos, les commandos du crématoire) étaient des unités de travail dans les camps d'extermination, composées de prisonniers, Juifs dans leur très grande majorité, forcés à participer au processus de la solution finale. Le mot vient de l'allemand et signifie unité spéciale. Ce terme est parfois rencontré dans une autre acception car il a également été utilisé auparavant pour qualifier les Einsatzgruppen qui, eux, étaient allemands et participaient à ce qu'on appelle désormais la « Shoah par balles » sur le front de l'Est.

Un sursis au prix de l'horreur[modifier | modifier le code]

Sélection et affectation[modifier | modifier le code]

Les membres des Sonderkommandos étaient des déportés choisis par les SS à la descente des trains, lors de la Selektion faite immédiatement sur la Rampe (le quai) ou après la période de quarantaine. Ils étaient choisis sur des critères physiques (jeunes et en bonne santé apparente) et en fonction des besoins en main d'œuvre. Ils vivaient ensuite définitivement séparés des autres prisonniers jusqu'à leur mort. À Treblinka, par exemple, ils étaient dans le Todeslager (camp de la mort), partie du camp isolée qui comprenait les chambres à gaz et les fosses de crémation. À Auschwitz 1 (camp souche) ils furent d'abord regroupés au Block 11 (prison du camp), puis dans un Block séparé, entouré de murs et gardé (le Block 13 du camp de Birkenau), et dans un troisième temps, ils vécurent entièrement au Krematorium (complexe comprenant la salle de déshabillage, la ou les chambres à gaz, la salle des fours et les éventuelles fosses de crémation) auquel ils étaient rattachés. Tous contacts avec les autres prisonniers du camp étaient théoriquement interdits afin que ce qui s'y passait ne soit jamais connu. Même l'équipe de gardes SS était spécifiquement affectée.

Le travail des membres du Sonderkommando consistait à accompagner les victimes dans les chambres à gaz. Ils étaient chargés ensuite d'en sortir les corps. Ils devaient raser les cheveux des femmes (dans les camps d'extermination de l'Aktion Reinhard, on le leur faisait faire avant la chambre à gaz), prendre les bijoux et dents en or. Dans un premier temps, ils devaient jeter les corps dans des fosses communes puis, à partir de la fin de l'été 1942, les brûler sur des bûchers ou dans des fours crématoires[1].

Quand les nazis décident exhumer les corps enterrés dans les fosses communes dans le cadre de l'Aktion 1005, se sont encore es Sonderkommandos qui sont affectés à cette tache.

Le « renouvellement » des équipes[modifier | modifier le code]

Cette vie terrifiante dans l'enfer de l'enfer ne durait pas longtemps en règle générale parce que, toujours par souci de ne pas laisser de témoins, les membres des Sonderkommandos étaient régulièrement « renouvelés », envoyés à leur tour dans la chambre à gaz. Une nouvelle équipe leur succédait alors, choisie parmi des déportés arrivés par un nouveau convoi. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, il ne s'agissait pas de renouvellement à date régulière, mais en fonction de ce qu'on leur avait fait faire, donc de ce dont ils avaient été témoins. Par exemple, l'ensemble des membres du Sonderkommando ayant participé au vidage des fosses communes à l'automne 1942 dans le cadre de l'Aktion 1005 a été exterminé à l'issue de l'opération de crémation des corps.

Auschwitz-Birkenau[modifier | modifier le code]

Un Sondekommando important[modifier | modifier le code]

En tout, plus de 2000 personnes ont fait partie du Sonderkommando d'Auschwitz. Une dizaine d'entre eux seulement a survécu à la guerre. Certains ont témoigné dans le procès de Rudolf Höss dans l'après-guerre. Au début de son histoire le Sonderkommando d'Auschwitz ne compte qu'une vingtaine de personnes affectée à la crémations des prisonniers décédés. Avec le développement du camp, la taille du Sonderkommando s'accroit. Un Sonderkommando est notamment créé dans le camp de Birkenau. Il permet de faire fonctionner les quatre grands crématoriums munis de chambres à gaz à partir de 1943[2]. Durant le mois de novembre 1942, les effectifs sont considérablement augmenté afin de brûler les 100 000 corps des prisonniers Juifs, Polonais et Soviétiques auparavant entassés dans les fosses communes. A la fin de l'opération les membres du Sonderkommando sont assassinés. Un nouveau Sonderkommando est constitué avec 200 Juifs provenant des ghettos polonais[2]. En mars 1943 il est renforcé par 100 Juifs venant du camp de Drancy.

En février 1944, certains membres du Sonderkommando tentent de s'évader. Elle a pour conséquence une "sélection drastique" qui fait passer l'unité de 400 à 200 membres[3]. En mai 1944, alors que la déportation des Juifs de Hongrie commence, les effectifs augmentent à nouveau. Une centaine de Juifs de Grèce rejoignent le Sonderkommando portant l'effectif à 308 membres. Au mois d'aout, alors que les chambres à gaz tournent à plein, les effectifs sont portés à plus de 900 personnes[3]. Réparties en deux équipes, elles travaillent alors 24 heures sur 24. En septembre, les déportations de Juifs hongrois ralentissant, les effectifs du Sonderkommando diminuent de 200 membres.

La révolte du crématorium IV de Birkenau[modifier | modifier le code]

Le 7 octobre 1944, les autorités du camp prévoient de réduire encore le nombre de déportés travaillant au Sonderkommando. Ceci déclenche une révolte à Auschwitz-Birkenau. Il n'a pas été suivi par un soulèvement de l'ensemble du camp et cette révolte s'est terminée dans un bain de sang. En quelques heures, 400 membres du Sonderkommando sont exécutés. Mais le crématorium IV est incendié et hors d'usage. 200 survivants sont affectés dans les trois crématorium restant en fonction[3].

La fin du Sonderkommando[modifier | modifier le code]

Les chambres à gaz restent en fonction jusqu'en novembre 1944. Le 26 novembre, l'équipe est réduite de moitié. Le nombre restant est affecté principalement au démontage des installations pour effacer les trace de l'activité meurtrière. Le 18 janvier 1945, lors de l'évacuation du camp, quelques dizaines de membres du Sonderkommando encore vivants parviennent à se mêler aux autres déportés[4].

De rares témoignages[modifier | modifier le code]

Dès les premiers jours suivant la libération du camp, une commission d'enquête soviétique entend les témoignages de deux membres du Sonderkommando, Szlama Dragon et Henryk Tauber. Ils déposent aussi avec Alter Feinsjbler (autre orthographe du nom Fajnzylberg) auprès de la Commission d'enquête sur les crimes nazis en Pologne en 1945[4]. Lors du procès de d'Auschwitz qui a lieu à Francfort en 1965, Milton Buki, Filip Müller et Dov Paisikovic témoignent. Certains membres des Sonderkommandos ont enterré des textes destinés à témoigner. Six manuscrits ont été retrouvés par hasard, près des crématoires, au fil du temps. Cinq d'entre eux ont été réédités sous le titre Des Voix sous la cendre. On y trouve notamment les textes de Zalmen Gradowski et de Zalmen Lewental. Filip Müller a également écrit un livre très précieux pour témoigner de tout ce qu'il a vu.

Les photographies du Sonderkommando[modifier | modifier le code]

280
Cliché 280 (détail). Pris depuis l'intérieur de la chambre à gaz du Krematorium V.
281
Cliché 281 (détail)
282
Cliché 282 (détail) dans le bois de bouleaux entre le Krematorium V et le Krematorium IV.

Les photographies du Sonderkommando sont quatre photos floues prises clandestinement par un détenu, membre du Sonderkommando, en août 1944 dans le camp de concentration d’Auschwitz II-Birkenau. Elles sont, avec quelques photos de l’Album d'Auschwitz, les seuls documents photographiques autour des chambres à gaz. Elles sont numérotées de 280 à 283 par le Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau[5]. Les photos 280 et 281 montrent la crémation de cadavres dans une fosse d’incinération, vue à travers le cadre noir de la porte de la chambre à gaz. La photo 282 montre des groupes de femmes, dont certaines, nues, se dirigent vraisemblablement vers la chambre à gaz du Krematorium V. On aperçoit en arrière-plan, l'une des cheminées du Krematorium IV. Dans le haut du cliché 283, on ne voit que la cime des bouleaux en silhouette et le bas de l’image est bouché par le contre-jour.
Hormis les photos des déportés prises à l’entrée du camp à des fins de propagande par les SS Ernst Hoffmann et Bernhard Walter, il était strictement interdit de prendre des photos dans l’enceinte du camp, y compris pour les SS[6].
Début août 1944, Erich Kulka et Ota Kraus trouvent un petit appareil photo dans un landau, parmi les biens confisqués aux déportés et triés dans l’entrepôt du Kanada (l’entrepôt où sont triés ces biens). Une autre version[7] désigne un travailleur civil polonais, Mordarski, qui aurait introduit l’appareil en fraude. Les hommes du Sonderkommando ont intentionnellement endommagé le toit bitumé du Krematorium V. Dawid Szmulewski[8], qui fait partie du Kommando volant, chargé de le réparer et qui est membre de la résistance, a caché l’appareil photo dans une gamelle à double-fond. Une fois sur le toit, il le fait parvenir à un Juif grec, nommé Alex, posté contre le mur Nord sous la saillie du toit. Pendant que trois autres membres du Sonderkommando, Szlama Dragon, son frère et Alter Fajnzylberg, font le guet, Alex, depuis l’intérieur du bâtiment, fait deux photos des fosses d’incinération. Il dissimule l’appareil et contourne le bâtiment vers l’Est. Il prend, à la sauvette, deux photos dans le bois de bouleaux où les détenus se déshabillent avant d’être emmenés à la chambre à gaz. L’appareil est ramené au camp par Fajnzylberg qui le transmettra à Szmulewski. Le bout de pellicule est extrait de l’appareil, ramené au camp central et sorti d’Auschwitz dans un tube de dentifrice où l’a caché Helena Dantón, employée à la cantine SS[9]. Il parviendra le 4 septembre 1944 à la résistance polonaise de Cracovie, accompagné d’une note écrite par deux détenus politiques, Józef Cyrankiewicz et Stanislaw Klodzinski. Cette note décrivait le contenu des photos et enjoignait d’envoyer les photos à Tell, à savoir Teresa Lasocka-Estreicher, membre de la résistance à Cracovie. Cette dernière confie le développement des photos à Stanislav Mucha qui prendra l’initiative de recadrer les images[10]. Alex enterrera l’appareil photo dans le sol du camp, de même qu’Alter Fajnzylberg enterrera des restes de Zyklon B dans une boîte en métal et des notes en Yiddish sur le nombre de personnes destinées au gazage. Certaines de ces images recadrées ont été publiées en 1945 et attribuées à David Szmulewski, dans un rapport sur Auschwitz-Birkenau rédigé par juge polonais Jan Sehn[11]. L’une d’entre elles fut exposée à Auschwitz en 1947, et d'autres ont été publiées en 1958 à Varsovie dans un livre de Stanislaw Wrzos-Glinka, Tadeusz Mazur et Jerzy Tomaszewski, Cierpienie i walka narodu polskiego. Certains personnages avaient été retouchés pour les rendre plus évidents. En 1960, Wladyslaw Pytlik du mouvement de résistance de Brzeszcze a offert un témoignage de ses propres expériences de guerre au Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau, et apporté trois exemplaires des photographies recadrées[12]. Ce n’est qu’en 1985, après le décès de Pytlik, que sa femme fait don au musée des photos, et que le musée découvre les versions non recadrées. Les exégètes font valoir que ces recadrages offrent une version biaisée des événements, oblitérant le danger auquel s’exposaient les cinq détenus, ainsi que l’acte de résistance qu’ils accomplissaient, comme le souligne le philosophe Georges Didi-Huberman :

La masse noire qui entoure la vision des cadavres et des fosses, cette masse où rien n’est visible donne, en réalité, une marque visuelle aussi précieuse que tout le reste de la surface imprimée. Cette masse où rien n’est visible, c’est l’espace de la chambre à gaz : la chambre obscure où il a fallu se retirer pour mettre en lumière le travail du Sonderkommando, dehors, au-dessus des fosses d’incinération. Cette masse noire nous donne donc la situation même, l’espace de possibilité, la condition d’existence des photographies mêmes. Supprimer une « zone d’ombre » (la masse visuelle) au profit d’une lumineuse « information » (l’attestation visible) c’est, de plus, faire comme si Alex avait pu tranquillement prendre des photos à l’air libre. C’est presque insulter le danger qu’il courait et sa ruse de résistant[13].

Pendant longtemps, l’auteur de ces photos n’a pas été identifié, elles étaient créditées comme anonymes ou, par défaut, attribuées à Dawid Szmulewski, même si ce dernier mentionnait un certain Juif grec nommé Alex[14],[15]. Le récit de ces photos fut consigné par Alter Fajnzylberg dans ses écrits où il évoque la figure de ce Juif grec prénommé Alex dont il a oublié le nom[16]. En mai 1978, Fajnzylberg répond à un courrier du Musée d’Auschwitz-Birkenau dans une lettre où il reviendra sur les photographies. Il écrit :

C’est Alex de Grèce, mais je ne me souviens pas de son nom, qui a pris les photographies. Il est mort au cours d’une évasion qu’il avait organisé pendant le transport des cendres des personnes incinérées. Ces cendres étaient déversées régulièrement dans la Sole ou dans la Vistule. Alex a désarmé les deux SS de l’escorte et a jeté leurs carabines dans la Vistule. Il est mort pendant la poursuite. Je ne me souviens pas où l’appareil photographique et d’autres documents ont été enterrés parce que c’est Alex qui a effectué ce travail[17].

Or, dans ses carnets écrits immédiatement après la guerre[16], il mentionne la tentative d’évasion d’un Juif grec, nommé Aleko Errera. Son nom véritable est en fait Alberto Errera. Sa tentative d’évasion a marqué les esprits et sera racontée par plusieurs témoins survivants : Errikos Sevillias[18], Schlomo Venezia[19], Leon Cohen[20], Marcel Nadjari[21], le dr. Miklos Nyiszli[22], Alter Fajnzylberg[23], Henryk Mandelbaum[24], Albert Menasche[25] et Daniel Bennahmias[26].
Alberto Errera (en)[27] est né le 15 janvier 1913 à Larissa, sous le nom d'Alberto Israel Errera. Il devient, avant guerre, officier de l'armée grecque (marine). Il rejoint les partisans pendant l’occupation allemande en Grèce. Il prend le nom chrétien d’Alex (Alekos) Michaelides. La nuit du 24 au 25 mars 1944, il est arrêté à Larissa par les Allemands, parmi 225 Juifs[28]. Il se retrouve emprisonné au camp d’Haidari. Il est déporté le 2 avril depuis Athènes et arrive le 11 avril à Auschwitz. Il fait partie des 320 hommes grecs sélectionnés pour le travail (matricules allant de 182.440 à 182.759). Son matricule est le 182.552. Il est affecté comme “chauffeur” (c’est-à-dire, un membre du Sonderkommando affecté aux fours crématoires) au Krematorium V de Birkenau. Fajnzylberg évoque sa carrure d’athlète. Selon Filip Müller[29], Leon Cohen[30] et l'historien Hermann Langbein[31], il prendra activement part à la préparation de l’insurrection du Sonderkommando aux côtés, entre autres, de Yaacov Kaminski, Jankiel Handelsmann, Jukl Wrobel, Josef Warszawski, Wladek, Giuseppe Baruch et Zalmen Gradowski[32]. Le 9 août[33], lors d’un transport de cendre du Krematorium, destinée à être déversée dans la Vistule, Errera tente de convaincre ses trois co-détenus (dont Hugo Baruch Venezia et Henri Nechama Capon) de s’échapper, mais ces derniers refusent. Une fois arrivé sur place, Errera assomme à coups de pelle, les deux Schupos qui les accompagnent et plonge dans la Vistule. Il est rattrapé dans les deux-trois jours qui suivent, torturé et abattu. Comme il est de coutume lorsqu’un évadé est rattrapé, son corps est exposé en exemple à la vue des autres détenus à l’entrée du camp.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Bensoussan (dir.), Jean-Marc Dreyfus (dir.), Édouard Husson (dir.) et al., Dictionnaire de la Shoah, Paris, Larousse, coll. « À présent »,‎ 2009, 638 p. (ISBN 978-2-035-83781-3), p. 511
  2. a et b Dictionnaire de la Shoah, p 512.
  3. a, b et c Dictionnaire de la Shoah, p 513.
  4. a et b Dictionnaire de la Shoah, p 514.
  5. Cfr Dan Stone, "The Sonderkommando Photographs",Jewish Social Studies, 7(3), Spring/Summer 2001, (p. 132–148), p. 143, n. 3.
  6. Cfr la circulaire de Rudolf Höss du 2 février 1943 : « J’indique une fois encore qu’il est interdit de photographier dans les environs du camp. Je punirai très sévèrement ceux qui ne se conforment pas à cette ordonnance » in R. Boguslawska-Swiebocka et T. Ceglowska, « KL Auschwitz Fotografie dokumentalne », p. 17
  7. Cfr le témoignage de Stanislaw Klodzinski in Hermann Langbein, Hommes et femmes à Auschwitz, p. 253.
  8. Cfr le témoignage de Szmulewski in Jean-Claude Pressac, Technique and operation of the gas chambers, Beate Klarfeld Foundation, 1989. En ligne ici : http://www.holocaust-history.org/auschwitz/pressac/technique-and-operation/pressac0424.shtml
  9. Cfr Hermann Langbein, Hommes et femmes à Auschwitz, p. 263. Ainsi que Hermann Langbein, La Résistance dans les camps de concentration nationaux-socialistes : 1938-1945, Fayard, 1981.
  10. Cfr Janina Struk, Photographing the Holocaust: Interpretations of the Evidence, I. B. Tauris, 2004, p. 118.
  11. Cfr Jean-Claude Pressac, Technique and operation of the gas chambers, Beate Klarfeld Foundation, 1989. En ligne ici : http://www.holocaust-history.org/auschwitz/pressac/technique-and-operation/pressac0422.shtml
  12. Cfr Janina Struk, Photographing the Holocaust: Interpretations of the Evidence, I. B. Tauris, 2004, p. 117.
  13. Georges Didi-Huberman, Images malgré tout, Les Éditions de Minuit, 2003, p. 52.
  14. Cfr conférence de Philippe Mesnard, Bruxelles, 2013 : https://www.youtube.com/watch?v=4zEZk8-CUYw
  15. Sur le sujet aussi : Gary Spicer, The Sonderkommando photographs : http://www.academia.edu/2552802/THE_SONDERKOMMANDO_PHOTOGRAPHS
  16. a et b Cfr Alter Fajnzylberg, Les cahiers d'Alter Fajnzylberg : ce que j'ai vu à Auschwitz, les Éditions des Rosiers, 2014.
  17. Cfr Alban Perrin, Écrits au cœur de la catastrophe : http://www.akadem.org/sommaire/colloques/ecrire-la-destruction-du-monde-judeo-polonais-1945-1960-/ecrits-au-coeur-de-la-catastrophe-2-2-09-07-2014-60879_4534.php
  18. Cfr Errikos Sevillias, Athens-Auschwitz, Lycabettus Press, 1983.
  19. Cfr Shlomo Venezia & Béatrice Prasquier, Sonderkommando : dans l'enfer des chambres à gaz, Albin Michel, 2006.
  20. Cfr Leon Cohen, From Greece to Birkenau : the crematoria workers'uprising, Salonika Jewry Research Center, 1996.
  21. Cfr Marcel Nadjary, Χρονικό 1941–1945 [Chronicle], Ιδρυμα Ετσ - Αχα'ι'μ, Thessaloniki, 1991.
  22. Cfr Miklos Nyiszli, Médecin à Auschwitz, J’ai lu, 1971.
  23. Cfr Alter Fajnzylberg, Les cahiers d'Alter Fajnzylberg : ce que j'ai vu à Auschwitz, Éditions Rosiers, 2014.
  24. (fr) Igor Bartosik et Adam Willma, Dans les crématoires d'Auschwitz – Entretien avec Henryk Mandelbaum, Auschwitz-Birkenau State Museum, 2012.
  25. Albert Menasche, Birkenau (Auschwitz II): Memories of an eyewitness : how 72,000 Greek Jews perished, 1947
  26. Cfr Rebecca Camhi-Frome, The Holocaust odyssey of Daniel Bennahmias, Sonderkommando, University of Alabama Press, 1993.
  27. Cfr photo d’Alberto Errera conservée au Musée juif de Grèce : http://www.jewishmuseum.gr/dyncontent/repository/repository/15990/web_E5K_00129.jpg
  28. Gideon Greif, We wept without tears, Yale University Press, 2005, p. 375.
  29. Cfr Filip Müller, Trois ans dans une chambre à gaz d’Auschwitz, p. 75.
  30. Leon Cohen, From Greece to Birkenau : the crematoria workers'uprising, Salonika Jewry Research Center, 1996.
  31. Hermann Langbein, Hommes et femmes à Auschwitz, p. 217 : Kaminski et deux grecs, dont l'un , nommé Errera ou Hereirra, connu pour son talent de chanteur, décidèrent d'organiser une mutinerie. Le second Greec est probablement Giuseppe Baruch, surnommé Pepo.
  32. Cfr Zalmen Gradowski, Au cœur de l’enfer, Tallandier, 2009.
  33. D’après le registre du poste de police allemand à Auschwitz du 9 août 1944. Cfr conférence d’Igor Bartosik à Bruxelles, 2013 : https://www.youtube.com/watch?v=mx9QflSlCSE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • Des voix sous la cendre: manuscrits des Sonderkommandos d'Auschwitz-Birkenau, Librairie générale française,‎ 2006, 601 p. (ISBN 9782253115250).
  • (en) Gideon Greif, We Wept Without Tears: Testimonies Of The Jewish Sonderkommando From Auschwitz, Yale University Press,‎ 2005, 400 p. (ISBN 978-9633689776).
  • Filip Müller, Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz, Pygmalion, 1980 (ISBN 2-85704078-4).
  • Shlomo Venezia, Sonderkommando – Dans l'enfer des chambres à gaz, Albin Michel,‎ 2007, 264 p. (ISBN 978-2226175939).
  • Zalmen Gradowski, Au cœur de l’enfer, Tallandier,‎ 2009, 240 p. (ISBN 978-2847345803).
  • Alter Fajnzylberg, Les cahiers d'Alter Fajnzylberg : ce que j'ai vu à Auschwitz, Éditions des Rosiers,‎ 2014 (ISBN 979-1090108202).
  • Miklos Nyiszli, Médecin à Auschwitz. Souvenirs d'un médecin déporté, Julliard, 1961
  • (en) Leon Cohen, From Greece to Birkenau : the crematoria workers'uprising (traduit du français par Jose-Maurice Gormezano), Salonika Jewry Research Center, 1996
  • (en) Rebecca Camhi-Frome, The Holocaust odyssey of Daniel Bennahmias, Sonderkommando, University of Alabama Press, 1993
  • (grc) Marcel Nadjary, Χρονικό 1941–1945 (Chroniques 1941-1945), Ιδρυμα Ετσ - Αχα'ι'μ, Thessaloniki, 1991
  • Igor Bartosik et Adam Willma, Dans les crématoires d'Auschwitz – Entretien avec Henryk Mandelbaum, Auschwitz-Birkenau State Museum,‎ 2012, 96 p. (ISBN 978-8377040409).
  • (en) Jan Południak, Sonder. An Interview with Sonderkommando Member Henryk Mandelbaum, Oświęcim, 2008, ISBN 978-83-921567-3-4.
  • (en) Errikos Sevillias, Athens-Auschwitz, Lycabettus Press, 1983
  • David Olère, L'oeil du témoin/The eyes of a witness - a painter in the Sonderkommando at Ausschwitz, The Beate Klarsfeld Foundation,‎ 1989, 111 p. (ISBN 2000000000428).

Travaux[modifier | modifier le code]

  • Ber Mark, Des voix dans la nuit : la résistance juive à Auschwitz-Birkenau, Plon, 1982 (ISBN 9782259008754).
  • Georges Didi-Huberman, Images malgré tout, Éditions de minuit, 2003 (ISBN 9782707318589).
  • (de) Eric Friedler, Andreas Kilian et Barbara Siebert, Zeugen aus der Todeszone : Das jüdische Sonderkommando in Auschwitz, Deutscher Taschenbuch,‎ 2005, 416 p. (ISBN 978-3423341585).
  • (de) Werner Renz, Der Aufstand des Sonderkommandos in Auschwitz-Birkenau, Fritz Bauer Institut,‎ 1994, 68 p. (lire en ligne).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]