Sondage vésical

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Le sondage vésical (ou sondage urinaire) est un acte médical et infirmier (sur prescription médicale) consistant à introduire une sonde par le méat urinaire et remontant jusqu’à la vessie en suivant le trajet de l’urètre. Cette sonde est appelée sonde vésicale ou sonde urinaire. Le sondage vésical à demeure signifie que la sonde vésicale sera laissée en place un certain temps, en fonction de l’indication. Un sondage vésical en système clos signifie que la sonde forme avec le sac collecteur d’urine un ensemble qui ne doit pas être dissocié. Le sac collecteur d’urine étant vidangé via un robinet posé sur le sac lui-même.

De la médecine à la chirurgie en passant l’obstétrique, les indications sont nombreuses et variées. C’est donc un geste transversal pratiqué régulièrement. Les techniques modernes de récupération rapide après chirurgie font toutefois que l'utilisation de la sonde vésicale n'est plus systématique. Elle doit donc être évaluée au cas par cas et limitée dans le temps pour réduire les douleurs, les risques infectieux et faciliter les déplacements du patient.

Législation[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

En France, ce soin est régi par le code de la santé publique, décret no 2004-802 du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V du code de la Santé Publique, Article R. 4311-7 :

« L'infirmier ou l'infirmière est habilité à pratiquer les actes suivants soit en application d'une prescription médicale qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application d'un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin (...) alinéa 15 : Pose de sondes vésicales en vue de prélèvement d'urines, de lavage, d'instillation, d'irrigation ou de drainage de la vessie, sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l'article R. 4311-10 alinéa 3 : Premier sondage vésical chez l'homme en cas de rétention. »

Indications[modifier | modifier le code]

Les techniques modernes de récupération rapide après chirurgie font que l'utilisation de la sonde vésicale n'est plus systématique en chirurgie. Elle doit donc être évaluée au cas par cas et limitée dans le temps pour réduire les douleurs, les risques infectieux et faciliter les déplacements du patient[1].

Réalisation du soin[modifier | modifier le code]

La pose de sonde vésicale à demeure en système clos est un geste technique à risque infectieux et fait référence en général à un protocole que l’on peut trouver dans chaque service dans un classeur hygiène. Ce geste doit donc se dérouler dans des conditions d’asepsie irréprochables. Le soin se compose de deux phases.

La première est la toilette périnéale. Elle doit permettre la détersion de la zone périnéale, par l’action d’un savon doux ou d’un savon antiseptique.

La deuxième phase du soin, avant l’introduction de la sonde dans le méat urinaire, est l’installation d’un champ stérile perforé autour du méat du patient, et l’utilisation de gants stériles. Le soignant désinfecte alors le méat urinaire puis introduit la sonde vésicale associée en système clos avec le sac collecteur d’urine. Le sac collecteur d’urine doit ensuite être positionné en déclivité par rapport au patient pour éviter que le flux d’urine stagne ou ne retourne dans les voies urinaires. Enfin, la sonde étant un risque pour l’apparition d’infection urinaire il faut noter le jour de la pose.

C’est un acte infirmier sur prescription médicale. Il s’agit d’un geste invasif et dont le risque majeur est le risque infectieux et donc l’infection nosocomiale. C’est pourquoi il est nécessaire de porter une attention majeure à cet acte dans sa réalisation et la surveillance du dispositif.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) et Association française d’urologie (AFU) : Conférence de Consensus : Infections urinaires nosocomiales de l’adulte, novembre 2002, Institut Pasteur, Paris
  • CCLIN Sud Ouest : Hygiène en urologie, 2004
  • CCLIN Sud Ouest : Prévention de l’infection urinaire nosocomiale, 2003
  • Comité technique national des infections nosocomiales. Recommandations no 67 à 72 in : 100 recommandations pour la surveillance et la prévention des infections nosocomiales, Ministère de l'Emploi et de la Solidarité Secrétariat d'État à la Santé et à l'action sociale, deuxième édition, 1999

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]