Sonam Topgyal

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Sonam Topgyal

Sonam Topgyal (né en 1935, à Chamdo, comté de Dagyab, Kham, Tibet, – mort le 30 décembre 2012, Dharamsala, Inde) a été Premier ministre (officiellement Kalon Tripa) de l' Administration centrale tibétaine (gouvernement tibétain en exil). Il a occupé le poste de 1997 à 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1935 à Chamdo, Tibet, Sonam Topgyal s'est exilé en Inde en 1959 après la répression armée de la Chine d'un soulèvement tibétain dans la capitale Lhassa cette année-là[1].

Il a rejoint ce qui est maintenant connu sous le nom d'Université centrale des études tibétaines à Sarnath, l'Uttar Pradesh en Inde en 1960 où il a notamment appris le hindi[2]. Il a ensuite été chercheur à l'Université hindoue de Bénarès.

M. Sonam Topgyal fut un militant pionnier dans la lutte tibétaine en exil dans les années 1960 et 1970.

Avec Tenzin Geyche Tethong et Tenzin Namgyal Tethong, il a participé à la fondation du journal tibétain Sheja[3],[4] en octobre 1968 à McLeod Ganj et en est resté éditeur pendant plus de 10 ans[5].

Il a travaillé principalement au bureau d'information d'autrefois, aujourd'hui appelé ministère de l'Information et des Relations Internationales (DIIR). Il devient membre du Kashag de 1993 à 1996, et fut ministre des départements de l'intérieur, la sécurité, et de la religion et de la culture avant de devenir président du Conseil des ministres. Sonam Topgyal fut Premier ministre tibétain entre avril 1997 et août 2001. Il est l'un des quatre membres fondateurs du Congrès de la jeunesse tibétaine. En juillet 1993, Sonam Topgyal, qui était alors le secrétaire du DIIR, s'est rendu en Chine avec Gyalo Thondup, alors Premier ministre, pour remettre une lettre et un mémoire au nom du Dalaï Lama. La délégation tibétaine a rencontré Wang Caogo, Directeur du Département du travail du Front uni du Comité central du PCC[6].

Depuis 2002, il a travaillé au Centre de préservation de la culture tibétaine à l'Institut Norbulingka près de Dharamsala.

Il fut Président de l'association Tibet Charity en Inde depuis sa création[7]

Mort d'un cancer de l'estomac, il laisse dans le deuil sa femme et ses trois filles.

Notes et références[modifier | modifier le code]