Somatostatine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Somatostatine
Somatostatine
Identification
Synonymes GHIH
No CAS 51110-01-1
No EINECS 256-969-7
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C76H104N18O19S2  [Isomères]
Masse molaire[1] 1 637,878 ± 0,087 g/mol
C 55,73 %, H 6,4 %, N 15,39 %, O 18,56 %, S 3,92 %,
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La somatostatine, GHIH (growth hormone-inhibiting hormone), ou SRIF (somatotropin release-inhibiting factor), est une hormone. Elle a deux formes actives produites par un clivage alternatif d'une même pré-protéine: une de 14 acides aminés, une autre de 28 acides aminés.

La somatostatine est sécrétée non seulement par les cellules de l'hypothalamus mais également par les cellule delta de l'estomac, de l'intestin et du pancréas. Elle se lie aux récepteurs de la somatostatine.

Principales actions de la somatostatine[modifier | modifier le code]

Toutes les actions de cette hormone sont des inhibitions :

Récepteurs de la somatostatine[modifier | modifier le code]

Il existe 5 types de récepteurs à la somatostatine, nommés de SSTR1 à SSTR5. Ils font partie de la famille des récepteurs couplés aux protéines G (GPCR en anglais). On peut distinguer deux sous groupes incluant respectivement SSTR1,4 et SSTR2,3 et 5. Seul SSTR5 montre une préférence de liaison pour le peptide de 28 acides aminés.

Octréotide[modifier | modifier le code]

L'octréotide est un analogue synthétique de la somatostatine. Cet octopeptide possède des effets inhibiteurs plus puissants que la somatostatine sur la sécrétion de l'hormone de croissance (growth hormone, ou "GH"), du glucagon, ou de l'insuline. Il est utilisé en médecine dans le traitement de certaines affections hormonales : hypophysaires (comme l'acromégalie) ou pancréatiques (comme les tumeurs dites neuro-endocrines, par exemple l'insulinome). Il est également utilisé comme vasoconstricteur splanchnique dans le traitement de l'hémorragie d'une varice oesophagienne.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.