Soman

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Soman
Soman
Identification
Nom IUPAC méthylfluorophosphonate de pinacolyle
No CAS 96-64-0
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C7H16FO2P  [Isomères]
Masse molaire[1] 182,1729 ± 0,0073 g/mol
C 46,15 %, H 8,85 %, F 10,43 %, O 17,57 %, P 17 %,
Propriétés physiques
fusion −42 °C [2]
ébullition 198 °C [2]
Pression de vapeur saturante 0,4 mmHg 25 °C [2]
Écotoxicologie
DL50 0,4 mg·kg-1 (rat, oral)
0,0445 mg·kg-1 (rat, i.v.)
0,071 mg·kg-1 (rat, s.c.)
0,098 mg·kg-1 (rat, i.p.) [2]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le soman est un gaz neurotoxique organo-phosphoré qui se présente sous la forme d'un liquide incolore avec une odeur de camphre. Il pénètre à travers la peau et les muqueuses. La dose mortelle lors de l'inhalation est d'environ la moitié de celle du sarin. Son nom auprès de l'IUPAC est le méthylfluorophosphonate de pinacolyle.

Symptômes[modifier | modifier le code]

Les symptômes peuvent varier d’un individu à l’autre, mais les plus observés sont :

  • vomissements ;
  • incontinence ;
  • diarrhées ;
  • difficultés respiratoires ;
  • faiblesses musculaires.

La victime, prise de convulsions, sombre dans le coma et décède par étouffement dans le quart d’heure après qu'une dose mortelle a été absorbée.

Traitement[modifier | modifier le code]

Dans l’immédiat, il faut retirer ses vêtements et se laver les yeux et la peau avec de l’eau et du savon. La pyridostigmine (commercialisée en Belgique, en France et en Suisse sous le nom de Mestinon®) est un antidote de « prémédication » (c'est-à-dire à prendre avant le contact avec le Soman ou d'autres gaz innervants) relativement efficace (selon le cas, on applique immédiatement après l'intoxication une ou plusieurs doses d'un antidote "direct", une association de l'atropine et l'asoxime, ou plus efficace, la méthoxime, combinée avec une dose d'un anticonvulsant comme le diazépam, voire une décontamination très rapide et intensive de tous les surfaces du corps contaminées suivie d'une thérapie symptomatique intensive). Une qualité inhérente de la toxicité du soman, comparée aux autres agents neurotoxiques, est une détérioration rapide (blocage irréversible) des cholinestérases qui ont été empoisonnées, ce qui rend une intoxication au soman particulièrement difficile à traiter, même par des antidotes efficaces (il faut les appliquer immédiatement après l'intoxication, ou le pronostic médical se détériore très rapidement et la mortalité absolue de la population intoxiquée augmente fortement)[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. a, b, c et d (en) « Soman » sur ChemIDplus, consulté le 6 février 2009
  3. Gupta, R.C. (ed.): Handbook of Toxicology of Chemical Warfare Agents, 1st Edition, Elsevier, 2009. ISBN 978-0-12-374484-5