Soldat Peaceful

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Soldat Peaceful est un roman de Michael Morpurgo destiné à un public d'adolescents. Il a été publié pour la première fois en Angleterre en 2003 sous le titre de Private Peaceful par Collins (filiale de HarperCollins Publishers Ltd). Traduit en français par Diane Ménard, il a été publié en 2004 par les éditions Gallimard Jeunesse. En 2006, il reçut le Prix Ado-Lisant, prix belge décerné par des jeunes de 13 à 16 ans.

L'intrigue[modifier | modifier le code]

Tout d'abord, il faut savoir qu'en anglais, « peaceful » signifie « paisible » ou « pacifique », le titre est donc un oxymore.

Nuit du 24 au 25 juin 1916, Thomas Peaceful surnommé Tommo, très jeune soldat de l'armée britannique, veut être seul, il ne veut surtout pas s'endormir, il veut se souvenir... Se souvenir de son enfance heureuse avec son grand frère Charlie, Big Joe et sa mère, des évènements qui l'ont amenés à entrer dans l'armée, car il sait que le lendemain matin, ce sera bien trop tard pour se souvenir des moments passés avec son frère Charlie... Commence un long compte à rebours, mais il veut se souvenir, de tout ce qui s'est passé.

Ainsi, le roman retrace une partie de la vie de ce personnage, son enfance dans la campagne anglaise du début du XXe siècle, jusqu'à son engagement malgré son jeune âge dans l'armée britannique et son parcours durant ce début de la guerre de 1914.

Dimension polémique du roman[modifier | modifier le code]

À travers ce roman, l'auteur rend hommage au nombreux fusillés pour diverses raisons durant la Première Guerre mondiale. Voici le postscriptum qu'il a rédigé :

Au cours de la Première Guerre mondiale, entre 1914 et 1918, plus de deux cent quatre-vingt-dix soldats des armées britanniques et du Commonwealth ont été exécutés, certains pour désertion et lâcheté, deux d'entre eux simplement parce qu'ils s'étaient endormis à leur poste. Un grand nombre de ces hommes, nous le savons maintenant, étaient traumatisés par ce qu'on appelle "le choc de l'obus". Les cours martiales siégeaient rapidement, les accusés étaient souvent privés de défenseur. Ce n'est qu'en 2006 que les autorités ont reconnu l'injustice faite aux soldats. Un pardon conditionnel a été accordé en Novembre 2006.