Solar Records

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Solar Records

Fondation 1977
Fondateur Dick Griffey
Statut disparu
Genre funk
disco
gospel
Pays d'origine États-Unis
Siège Los Angeles

Solar Records est un label discographique américain, fondé en 1977 par Dick Griffey. Griffey et Don Cornelius ont fondé Soul Train Records en 1975, mais Griffey en assure seul le contrôle à partir de 1977 et rebaptise la société. Solar édite des artistes disco, funk et gospel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Soul Train Records[modifier | modifier le code]

Don Cornelius, présentateur et producteur de l'émission de variétés Soul Train, et Dick Griffey, qui fait partie de l'équipe de production de l'émission, fondent le label discographique Soul Train Records en 1975. Ils signent un accord de distribution avec RCA. Leur première production est le thème de l'émission, Soul Train '75 par le Soul Train Gang. Le label édite également un album du groupe The Whispers[1], mais connaît ses premiers succès avec deux singles disco, I Gotta Keep Dancin’ de Carrie Lucas et Uptown Festival de Shalamar[2].

Solar Records[modifier | modifier le code]

Accaparé par son émission de télévision, Cornelius se retire de l'affaire et laisse le contrôle du label à Griffey[3]. En 1977, celui-ci le rebaptise Solar, un acronyme de Sound of Los Angeles. Le label se diversifie en recrutant le groupe funk Lakeside, ainsi que des formations de gospel. En 1981, le chiffre d'affaires de Solar Records s'établit à 40,7 millions de dollars[4] et Elektra devient le nouveau distributeur du label[2].

Griffey s'attache les services de compositeurs et de producteurs comme Leon Sylvers (en), Terry Lewis, les frères Reggie et Vincent Calloway, L.A. Reid et Kenneth Edmonds[3]. Le label prospère, même s'il n'a jamais produit un tube d'envergure mondiale[2]. Parmi les albums édités par Solar durant les années 1980 et certifiés « disque d'or » figurent Eye of a Stranger du groupe The Deele (en), Big Fun et Three for Love de Shalamar[3], ainsi que l'album éponyme des Whispers, dont les ventes atteignent 1,5 million d'exemplaires en 1982. À cette époque, les singles The Second Time Around de Shalamar et And the Beat Goes On des Whispers ont également dépassé le million de copies[4].

Griffey, qui a débuté en tant que tourneur (tour promoter), est persuadé que le talent scénique est aussi important que les disques pour construire une carrière et organise les tournées des artistes signés sur le label. Son entreprise se diversifie dans le management d'artistes avec la création de Griff-co Management, dans l'édition (music publishing) avec Spectrum Seven et Hip Trip, qui gèrent les droits sur les œuvres, et dans la production audiovisuelle avec Dick Griffey Productions. Il lance également une écurie de chevaux de course baptisé Solar Stables[5].

Le 20e anniversaire de la naissance du label est célébré en 1997. À cette occasion, The Right Stuff Records (en), une filiale d'EMI spécialisée dans les rééditions, remasterise et réédite la majeure partie des albums du catalogue Solar, et publie des compilations Best of ainsi qu'un coffret de trois disques intitulé The Solar 20th Anniversary Collection. Celui-ci comprend des morceaux de Shalamar, Midnight Star, Klymaxx (en), The Deele (en) et The Whispers[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. John N. Ingham et Lynne B. Feldman, p. 308
  2. a, b et c John N. Ingham et Lynne B. Feldman, p. 309
  3. a, b, c et d (en) J.R. Reynolds, « Solar Plans Hot Reissues », Billboard, vol. 109, no 9,‎ 1er mars 1997, p. 9, 74 (ISSN 0006-2510, lire en ligne)
  4. a et b (en) Stephen Gayle, « Solar Empire Strikes Gold », Black Enterprise, vol. 12, no 12,‎ juillet 1982, p. 36-40 (ISSN 0006-4165, lire en ligne)
  5. John N. Ingham et Lynne B. Feldman, p. 310