Sokushinbutsu

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Le concept de sokushinbutsu (即身仏?), popularisé par Kobo Daishi, fondateur du bouddhisme Shingon, signifiait devenir bouddha en une vie avec ce corps. Avant sa mort, il entra dans une caverne du mont Kōya pour y passer ses derniers moments en méditation. Plus tard, ses disciples se sont aperçus que son corps ne s'était pas décomposé, ce qui a donné lieu à la légende qu'il attendait ainsi en samadhi le retour du bouddha maitreya.

Par la suite, ce terme en est venu a désigner des moines japonais qui se sont volontairement momifiés par un processus naturel, ne mangeant rien pendant de longues périodes, à l'exception d'aiguilles de pin qui occasionnent une déperdition de graisse, puis une perte de la peau et un assèchement du corps permettant de le préserver après la mort. Le but de cette pratique est d'arriver à l'illumination et de devenir bodhisattva. Cette pratique n'a été relevée que dans la préfecture de Yamagata au nord du Japon. Aujourd'hui, elle est interdite par la loi car considérée comme un suicide, illégal au Japon. Des momies de sokushinbutsu sont exposées dans certains temples (on en compte six) et sont vénérées par certains.

Au cours de l'histoire on a relevé entre 16 et 24 momifications. Les scientifiques ne comprennent pas véritablement pourquoi les momies ne se dégradent pas. En effet contrairement aux momies égyptiennes, les organes n'ont pas été enlevés et les bactéries qu'ils contiennent auraient dû dégrader le cadavre.

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