SEREB

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La Société pour l'étude et la réalisation d'engins balistiques (SEREB) est créée le 17 juillet 1959 (ou bien le 17 septembre 1959[1]) pour la réalisation des missiles porteurs de l'arme atomique française[2].

Pour réaliser les systèmes d'armes de la Force de dissuasion nucléaire française, le Général de Gaulle a choisi de confier la maîtrise d'oeuvre à un organisme neuf, sans moyen de production, donc non-concurrent de l'industrie qu'elle soit aéronautique ou électronique[3]. Il voulait en effet une force de frappe nucléaire totalement indépendante, utilisant des vecteurs placés à bord de sous-marins[4].

Se méfiant des arsenaux il fit créer un organisme chargé de développer ces vecteurs, la SEREB (Société d’études et recherches des engins balistiques) le 17 septembre 1959.

Un an plus tard, la SEREB collabore avec les sociétés Nord-Aviation et Sud-Aviation et établit les programmes des « Études balistiques de base » (EBB), dits des « Pierres Précieuses ».

Son capital est réparti entre des organismes publics et des industriels privés, donnant ainsi une majorité indirecte à l'Etat. Les actionnaires sont: Nord-Aviation, Sud-Aviation, SNECMA, l'ONERA, les Avions Marcel Dassault, Matra, SEPR (Société d'études de la propulsion à réaction). En outre, siégent au Conseil des représentants du Commissariat à l'énergie atomique (applications militaires) et de la Direction des poudres de la DMA. La présidence de la SEREB est confiée à Charles Cristofini.

Le 1er janvier 1970, la SEREB est fusionnée avec Sud-Aviation et Nord-Aviation, devenant la Société nationale industrielle aérospatiale (SNIAS), future Aérospatiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]