Société d'émulation

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Carte d'entrée à la première séance annuelle de la société d'émulation de Bruges le 16 septembre 1839.

Société d'émulation est le nom donné dès le XVIIIe siècle à des sociétés d'hommes cultivés désireux de s'adonner ensemble à des études dans les domaines des arts, des sciences et des lettres et souvent à publier le résultat de leurs réflexions et de leurs travaux dans un bulletin, une revue ou des Actes.

Elles étaient également des lieux de sociabilité et de créativité des élites culturelles en province.

Composées principalement d'amateurs et de notables locaux, ces sociétés préféraient au titre plus docte et plus officiel d'Académie celui de "Société d'émulation" moins ambitieux et indiquant leur attachement à des recherches plus restreintes et limitées souvent aux frontières de leurs régions.

Malgré leurs ambitions moins universelles, les publications et les travaux des Sociétés d'émulation restent une mine de documentation et d'apports très riches sur des sujets souvent négligés par les Académies plus savantes.

Le XIXe siècle fut l'âge d'or des Sociétés d'émulation et certaines d'entre elles, avec leur sociabilité et leurs coutumes, ont réussi à survivre jusqu'à nos jours.

Souvent, les sociétés d'émulations et autres sociétés savantes qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours, composées jadis d'amateurs éclairés, se sont institutionnalisées et professionnalisées en créant des liens avec les universités et les centres de recherches, mais ont perdu au change leur recrutement originel et souvent leur convivialité, renvoyant les simples amateurs à d'autres préoccupations.

Liste chronologique de Sociétés d'émulation[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bibliographie des sociétés savantes de la France, Première partie, Paris, Impr. nat., 1878, 83 p.
  • Jean-Pierre Chaline, Sociabilité et érudition des sociétés savantes en France, XIXe-XXe s., Paris, Éd. du CTHS, 1995, 270 p.
  • P. Leuilliot, « Histoire locale et politique de l’histoire », Annales, Économies, Sociétés, Civilisations, 29e année, 1974, p. 139-150.
  • Les sociétés savantes et la recherche (journées d’études organisées par le C.T.H.S., 2004, Bulletin de liaison des sociétés savantes, mars 2005, no 10 ; en particulier Martine François, « Le dynamisme des sociétés savantes pour la recherche » (p. 1-3), Jean-Pierre Chaline, « Les sociétés savantes : vulgarisation du savoir ou renouvellement scientifique ? » (p. 3-4) et Régis Bertrand, « Sociétés savantes et recherche historique aujourd'hui ». (p. 17-19).

Articles connexes[modifier | modifier le code]