Société asiatique

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La Société asiatique est une société savante fondée en 1822, dont l'objet est de promouvoir les langues orientales, publier les travaux et rapports des orientalistes et rassembler la communauté scientifique francophone autour de conférences mensuelles[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Charles Barbier de Meynard, président de la Société Asiatique en 1892

« La Société Asiatique a été fondée en 1822 dans le mouvement d’enthousiasme suscité par les premières conquêtes de l’orientalisme scientifique : déchiffrement d’écritures, résurrection de monuments, comparaison des langues[2]. »

Sa création fut confirmée par ordonnance royale le 15 avril 1829. La première présidence fut assurée par Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, avec Abel Rémusat comme secrétaire. Parmi les premiers membres, figurent Jean-François Champollion et Eugène Burnouf.

« Elle a traversé les XIXe et XXe siècles en assurant sa mission :

  • le développement et la diffusion des connaissances sur l’aire immense allant du Maghreb à l’Extrême-Orient ;
  • une approche scientifique et multidisciplinaire des cultures orales et écrites des sociétés concernées[2]. »

Devenue association loi 1901 en 1910, elle a renouvelé ses statuts en 1965. Par ses activités et son histoire, elle entretient des liens étroits avec des institutions prestigieuses : notamment l'École nationale des langues orientales vivantes (où elle a eu son siège de 1924 à 1972[3]), l'Académie des inscriptions et belles-lettres et le Collège de France.

La Société asiatique rassemble actuellement plus de 500 membres en France et dans le monde. Son organe, le Journal asiatique, est publié sans interruption depuis 1822. La diversification progressive des études, leur développement par la spécialisation toujours plus étroite, renforcent le rôle d’organisme fédérateur des spécialistes d’études orientales qu’elle assume depuis près de deux siècles. Elle possède en outre des collections patrimoniales de premier ordre dans le domaine de l'orientalisme : imprimés, manuscrits orientaux et archives scientifiques, conservés dans sa bibliothèque (52, rue du Cardinal-Lemoine - Paris Ve).

Quelques membres[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Membre de la Société asiatique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Société asiatique de Calcutta