Société anversoise de commerce au Congo
La société anversoise du commerce au Congo, aussi appelée l’Anversoise, était une entreprise belge basée à Anvers, qui possédait des concessions dans État indépendant du Congo. Sur ces concessions, accordées en 1892 par le souverain Léopold II, la compagnie avait le droit d'exploiter le caoutchouc et l'ivoire dans le bassin de la Mongala.
[modifier] Histoire
L’Anversoise est créée en 1892, et obtient une concession de 7 millions d’hectares du bassin de la Mongala et de la région de Bumba[1]. L’accord qui la lie à l’État indépendant du Congo l’oblige à verser à celui-ci la moitié de ses profits[2].
La production forcée de caoutchouc provoqua la rébellion de Budzas entre 1898 et 1905.
En 1912, l’Anversoise fusionne avec l’ABIR, active au sud du fleuve Congo, pour devenir la Compagnie du Congo belge[1].
[modifier] Notes et références
- Revue des questions scientifiques, volumes 127 à 128, p.282
- Ngimbi, p. 67
[modifier] Bibliographie
- Guy De Boeck, L’édifiante saga de « l’Anversoise » ou le « système léopoldien », 2005
- Mpwate Ndaume, La coopération entre le Congo et les pays capitalistes: un dilemme pour les présidents congolais, 1908-2008, éditions l’Harmattan, 2010.
- Ngimbi Kalumvueziko, Congo-Zaïre: le destin tragique d'une nation, L’Harmattan, 2009. ISBN 2296096077
- Daniel Vangroenweghe, La Société Anversoise du commerce au Congo et la violence structurelle dans l'Etat Indépendant du Congo, Université de Gand, 2005.