Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet

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Le Point d'interrogation un Breguet XIX
Biplan Breguet de type R.U1 No.40 (1911) Musée des arts et métiers, Paris.
Breguet XIV
Breguet Alizé
Breguet Atlantic
Breguet Br.470 Fulgur de la compagnie aérienne LAPE

La Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet fut créée en 1911 par Louis Charles Breguet.

Outre quelques hydravions, la société produit sur le site de Villacoublay dès 1916 un avion militaire performant le Breguet XIV. Il en sera construit près de 6 000. Elle est également l'une des deux entreprises du complexe militaro-industriel français à fabriquer des mines marine durant l'entre-deux-guerres.

Le Breguet XIX lancé en 1922 fut construit à 2 000 exemplaires. Le Point d'Interrogation de Costes et Maurice Bellonte qui traversa l'Atlantique en 1930 était un XIX dit « Point d'Interrogation » ou « Breguet Super Bidon ».

Après les Breguet 27, 521, 730, les usines Breguet s'étendent au Havre et à Nantes. En 1939, après sa nationalisation en SNCAN et SNCAO, Breguet rachète Latécoère et parvient à sortir plus de deux cents bombardiers Breguet 690 avant l'armistice.

Dès 1945 de nouveaux prototypes sont à l'étude dont le 763 nommé Breguet Deux-Ponts, avion civil de transport robuste et efficace. Après son premier vol en 1949, Air France en utilisera 12 exemplaires de 1953 à 1971 sur les lignes d'Afrique du Nord et de Méditerranée.

Parallèlement Breguet pris une part active à la popularisation de l'aviation légère sportive par la production en série de planeurs économiques, robustes et performants : le Breguet 900 en est le père.

Néanmoins, ces succès techniques allaient de pair avec des difficultés financières importantes. Louis Breguet décédé en 1955, c'est Sylvain Floirat qui prendra la tête de l'entreprise.

Plusieurs prototypes avancés sont lancés : l'avion ADAC Breguet 940, le Vultur, tous deux à aile soufflée. Ils donneront naissance aux avions de série Breguet 941 et Breguet Br.1050 Alizé.

La participation au concours OTAN d'un avion léger d'appui tactique, Breguet développe le Breguet Br.1001 Taon qui s'adjuge un record de vitesse mais n'est pas retenu.

En 1961, le Breguet Atlantic, patrouilleur maritime, fait son premier vol. C'est un développement européen qui sera suivi d'une petite série et de plusieurs évolutions.

En 1966, Breguet participa avec British Aircraft Corporation (BAC) au programme Jaguar puis au programme Alpha Jet avec Dornier.

En 1971, elle est rachetée par la société Avions Marcel Dassault qui prend le nom d'Avions Marcel Dassault - Breguet Aviation (AMDBA).

Usines[modifier | modifier le code]

En 1959, Breguet a acheté 13 hectares en bordure de l'Aéroport de Toulouse Blagnac. Sur ce terrain, 3 100 mètres carrés de bâtiment furent construits pour l'avion Atlantic[1].

Avions construits par la société Breguet avant son rachat par Dassault aviation[modifier | modifier le code]

  • Breguet Type II (avant la Seconde Guerre mondiale)) - Avion léger biplan monomoteur avec train d'atterrissage tricycle
  • Breguet Type III (1910) - Version agrandie du type II. Triplace, moteur rotatif.
  • Breguet Bre 5 (1915) - Chasseur d'escorte biplan monomoteur biplace. Variante du Bre.4
  • Breguet 6 (1915) - Version du Breguet 5 avec un moteur différent
  • Breguet 12 (1918) - Version du Breguet 5 avec un canon de 37 mm et projecteur (chasseur de nuit)
  • Breguet 14 (1916) - Bombardier biplan monomoteur biplace.
  • Breguet 16 (1918) - Version agrandie du Breguet 14. Bombardier
  • Breguet 17 (1918) - Version raccourcie du Breguet 14. Chasseur.
  • Breguet 19 (1922) - Avion de reconnaissance/bombardier léger/avion de sport biplan monomoteur biplace.
  • Breguet 26T (1926) - Avion de transport de passagers biplan monomoteur (8 places)
  • Breguet 280T (1928) - Évolution du 26T avec un fusage plus aérodynamique
  • Short S.8 Calcutta (1928) construit sous licence - Avion de transport biplan trimoteur de 15 places.
  • Breguet 27 (1929) - Avion de reconnaissance biplan monomoteur biplace.
  • Breguet 270 (1929) - Évolution du 27 avec un châssis en acier.
  • Breguet Bre 482 (1940) - Bombardier quadrimoteur quadriplace. Les deux prototype n'ont jamais volé.
  • Breguet Bre 521 (1933) - Évolution du S.8 Calcutta. Hydravion de patrouille à long rayon d'action.
  • Breguet Br.693 (1938) - Chasseur/Avion d'attaque au sol onoplan bimoteur biplace.
  • Breguet 730 (1938) - Hydravion quadrimoteur à long rayon d'action. Moteurs à pistons.
  • Breguet Br.960 Vultur (1951) - Avion embarqué de lutte anti-sousmarine bimoteur biplace. Réacteur et turbopropulseur. (propulsion mixte)
  • Breguet 941 (1961) - Avion de transport à décollage court quadrimoteur. Turbopropulseurs.

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

Planeurs par la société Breguet[modifier | modifier le code]

Les Coupes Breguet[modifier | modifier le code]

Les Coupes des Avions Breguet, offertes par la Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet, sont créées en 1958 pour récompenser des performances dans le domaine du vol à voile. Dans l’esprit de leur initiateur, ces coupes doivent participer au développement du vol à voile sportif français en incitant les pilotes à sortir des limites du vol local.

À partir de 1962, la vitesse réalisée lors de circuits triangulaires est également prise en compte en plus des distances parcourues grâce à des bonifications qui débutent à partir de 50 km/h. Pour leur 6ème édition, en 1963, les compétitions sont dotées de deux Coupes dont une Coupe-Challenge ainsi que de prix en espèces totalisant 10 000 francs et répartis par moitié entre les 30 premiers au classement individuel et les 8 premiers au classement par clubs. Cette année-là, les épreuves se déroulent du 15 au 30 novembre 1963[2].

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.docstoc.com/docs/75731141/Chapitre-2
  2. « Les coupes Breguet 1963 », Air et Cosmos, no 1,‎ 25 mars 1963, p. 26 (ISSN 1240-3113)