Smirting

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Le smirting (/'smɜːtɪŋ/) serait une pratique de séduction consistant à flirter tout en fumant à l'extérieur d'un lieu public au sein duquel le tabagisme est interdit (lieu de travail, café, restaurant, etc.) — le terme est d'ailleurs un mot-valise formé à partir de « smoking » et « flirting », qui désignent respectivement le fait de fumer et de flirter.

Bien que « flumer », construit de la même manière qu'en anglais, ait été proposé en français[1], les locuteurs francophones préfèrent employer l'anglicisme, et il n'existe donc pas encore de traduction validée par l'usage.

Ses adeptes sont les smirters.

Particularités de ce type de séduction[modifier | modifier le code]

Le fait de partager les inconvénients résultant de cette interdiction (être contraint à sortir, parfois sous les intempéries ou dans le froid, avec la perte de temps et de confort que cela implique) est supposé rapprocher les deux protagonistes et fournir un sujet de conversation commode. Une autre manière commune d'aborder l'autre est de lui emprunter son briquet ou une cigarette en prétextant l'avoir oublié à l'intérieur.

Le fait d'avoir terminé sa cigarette fournit également un bon prétexte pour quitter la personne avec laquelle on a engagé la conversation, au cas où elle ne se révélerait pas aussi intéressante qu'espérée.

Apparition et évolution[modifier | modifier le code]

Le phénomène, ainsi que le néologisme qui le décrit, seraient apparus avec la répression croissante du tabagisme en zone publique, qui a conduit certaines sociétés à l'interdire totalement dans les lieux publics (Irlande, Argentine, Californie, New York, Nouvelle-Zélande, France depuis 2007, etc.).

Le terme est d'ailleurs souvent présenté comme trouvant son origine en Irlande, premier pays à avoir adopté une telle législation en 2004, et plus précisément dans le quartier Temple Bar à Dublin, connu pour sa vie nocturne[réf. nécessaire].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les médias, lorsqu'ils évoquent le phénomène, rapportent qu'il aurait conduit à un effet pervers : la perspective de nouvelles rencontres aurait ainsi poussé

  • des non-fumeurs à rejoindre les fumeurs rassemblés à l'extérieur — ils sont qualifiés de « passive smirters » (« smirters passifs ») en référence au tabagisme passif[1],[2] — voire à commencer à fumer ;
  • les fumeurs à augmenter leur consommation.

Sources et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Catherine Degan, « Voulez-vous smirter avec moi ? », Le Soir,‎ 14 juin 2006 (lire en ligne).
  2. (en) Kerry Maxwell, « Word of the Week : 'smirting' », sur MacMillan English Dictionary.

Sources[modifier | modifier le code]

En anglais[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • « Le « smirting » fait un tabac », Elle,‎ 22 janvier 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]