Sivry-sur-Meuse

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Sivry-sur-Meuse
Le village
Le village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montfaucon-d'Argonne
Intercommunalité Communauté de communes du Val Dunois
Maire
Mandat
Albert Decarvalho
2014-2020
Code postal 55110
Code commune 55490
Démographie
Population
municipale
385 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 22″ N 5° 16′ 09″ E / 49.3228, 5.2692 ()49° 19′ 22″ Nord 5° 16′ 09″ Est / 49.3228, 5.2692 ()  
Altitude Min. 177 m – Max. 376 m
Superficie 22,24 km2
Localisation

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Sivry-sur-Meuse

Sivry-sur-Meuse est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sivry-sur-Meuse, village sur le ruisseau de Sivry, à 10 km à l'est de Montfaucon, est formé de Sivry le Grand, Sivry le Petit et du hameau de Soutry ou Soutreville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Évolution du nom du village au cours du temps[1] :

  • 973 : Superiacus-Major, Superiacus-Minor, (charte. de l'évêque. Wilgfride), (confirmé par l'empereur Otton)
  • 984 : (carte. de Saint-Paul)
  • 1049 : (bulle de Léon IX)
  • 1127 : (carte. de la cathédrale) Superiacus-Major
  • 1139, 1180 : Superiacum, Superiacum-Magnum, XIIe siècle
  • 1230 : Syveriacum
  • 1249 : Syvrei, Siverey
  • 1250 : Syverei-le-Grant, Syverei-la-Ville
  • 1250 : Syvereium-Magnum
  • 1262, 1271 : Syverey
  • 1269 : Au ban d'Axei de leis Syverei-sor-Muese
  • 1269, 1270, 1284 : Syverei-sor-Mueze
  • 1357 : Xivereyum-super-Mosa, (charte. de l'emp. CharlesIV)
  • 1549 : Sivery, Sivery-sus-Meuse, (Wassebourg)
  • 1601 : Sivry-sur-Mouse, (hôtel de ville de Verdun, A. 57)
  • 1642 : Sivreyum-super-Mozam, (Mâchon)
  • 1723 : Sivray-sur-Meuze, (carte. de Saint-Hippolyte, A. 3)
  • 1738 : Civriacum-supra-Mosam, Civry-sur-Meuse, (pouillé)
  • 1756 : Xivray ou Xivry-sur-Meuse (D. Calmet, notice.)

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est mentionné dans les anciennes chartes des évêques de Verdun au Xe siècle. En 1024, Heimon, évêque de Verdun, donne la terre de Sivry au chapitre de la cathédrale pour en augmenter les revenus. La bulle du pape Léon IX en 1049, énumère, parmi les biens de la cathédrale, Sivry avec son église, ses bois, etc..

Avant 1790, Verdunois, terre du chapitre, chef-lieu de prév. cout. baill. et présid. de Verdun, ancienne justice des chanoines de la cathéd. parlement de Metz; les chanoines de la cathéd. en sont seuls seigneurs. - Dioc. de Verdun, archid. de la Princerie, doy. de Chaumont.

La prév. de Sivry-sur-Meuse comprenait les localités dont les noms suivent : Belleville, la Bergerie, Bréhéville, Consenvoye, Fontaines, Haraumont, Haumont-près-Samogneux, (partie avec Charny), Liny-devant-Dun, Monnemont-Ruiné, La Roche, Sivry-sur-Meuse.

Sivry reçoit sa charte d'affranchissement en l'an 1578, du chapitre de l'église cathédrale de Notre-Dame de Verdun.

En 1790, lors de l'organisation du département, Sivry-sur-Meuse devient chef-lieu de l'un des cantons dépendant du district de Verdun; ce canton est composé des municipalités suivantes : Brabant-sur-Meuse, Consenvoye, Dannevoux, Drillancourt, Forges, Gercourt, Haumont-près-samogneux, Sivry-sur-Meuse. Sivry reste chef-lieu de canton jusqu'en 1801.

source : Pouillé du diocèse de Verdun commencé par l'abbé N. Robinet, continué par l'abbé J.B.A. Gillant, curé d'Auzéville. Tome 4° 1910

Sivry-sur-Meuse est particulièrement marqué par la guerre de 1914-1918. La plupart des habitants quittent le village les 24 et 25 août 1914. Les Allemands investissent le village le 27 août 1914. Parmi les habitants restés sur place, les hommes de 18 à 55 ans sont envoyés au camp de Grafenwöhr. Les autres habitants sont refoulés vers le nord. Les allemands ne gardent que quelques femmes pour laver leur linge, jusqu'à la bataille de Verdun en février 1916.

Presque toutes les maisons du villages sont détruites pendant la bataille de Verdun. L'église a encore ses deux clochers debout mais très fragilisés, ils doivent être complètement reconstruits. Après la guerre, les premiers habitants reviennent le 27 novembre 1918 pour se rendre compte des dégâts, mais c'est seulement en avril 1919 que les réfugiés commencent à rentrer définitivement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1853 juillet 1854 Jean-Pierre Chepy    
juillet 1845 septembre 1854 Jean Collignon   Adjoint remplissant les fonctions de maire
octobre 1854 mai 1871 Nicolas Godet    
mai 1871 août 1873 François Henrion    
septembre 1873 septembre 1876 Jean-Pierre Jayet   Adjoint remplissant les fonctions de maire
Maire à partir de décembre 1873
septembre 1876 janvier 1881 Jean-Baptiste Henry    
février 1881 mai 1884 Jean-François Mauvais    
mai 1884 mai 1892 Gustave Mauvais    
mai 1892 avril 1904 Jean-Baptiste Henry    
mai 1904 mai 1908 Prosper Dupas    
mai 1908 juin 1909 Auguste, Albert Harge    
juin 1909 avril 1912 Nicolas Champlon   Adjoint remplissant les fonctions de maire
Maire à partir de juillet 1910
juin 1912 août 1919 Constant Saintin    
août 1919 mai 1925 Louis Lambinet    
mai 1925 mai 1935 Constant Saintin    
mai 1935 mars 1947 Roger Brousse   Son mandat fut exercé pendant la durée de la guerre par Léon Richard,
2e adjoint à l'époque, M. et Mme Brousse étant réfugiés à Nîmes
23 avril 1947 16 octobre 1975 Pierre Pinton    
29 novembre 1975 21 septembre 1981 Charles Receveur    
19 novembre 1981 mars 1983 Marc Poissenot    
18 mars 1983 juin 1995 Yves Pinton    
23 juin 1995 mars 2008 Daniel Champion    
avril 2008 en cours Albert Decarvalho    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 385 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
912 966 1 071 1 016 1 052 1 046 1 018 1 062 1 067
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 034 1 013 1 008 912 918 879 836 819 745
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
719 744 730 569 626 605 534 516 510
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
478 490 425 387 358 343 361 385 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque 1er dimanche de juin se déroule la fête de l'escargot.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Eglise Saint-Rémi[modifier | modifier le code]

Église de Sivry. La Présentation : vitrail composé et exécuté par Georges Janin, maître-verrier à Nancy.

Chapelle Saint Pantaléon[modifier | modifier le code]

Cette chapelle se situe à 306 mètres d'altitude Saint Pantaléon aurait été le medecin d'un empereur romain. Avec saint Luc, il été patron des médecin Il fut décapité en 303. Ce monument a été restauré en octobre 2012.

Monument américain de sillon-fontaine[modifier | modifier le code]

1928, route de Réville aux bois, Borne de Cornouiller. Ce monument, érigé à l'initiative du Capitaine GLOCK de Pittsburg, est l'œuvre de l'architecte Marcel DELANGLE et de l'entreprise Large. Cette construction est érigée en souvenir des officiers et des soldats du 316° régiment de la 79° division américaine morts en 1918 dans le secteur de Verdun. L'une des faces du monument relate l'histoire du régiment, depuis son organisation au camp de Meade, dans l'État du Maryland, aux États-Unis, le 29 août 1917, jusqu'à sa démobilisation, le 9 juin 1919. En outre les noms de Montfaucon-d'Argonne, de Troyon et de Grande-Montagne sont gravés sur les faces du socle du monument. Le 316° a perdu 78 officiers et 3128 soldats.

Fontaine-Lavoir[modifier | modifier le code]

1842. Cette imposante bâtisse présente encore l'inscription, devenue rare : "Lavoir public". Les façades ouest et est sont percées de quatre fenêtres en plein cintre et possèdent également une porte dont la partie supérieure est cintrée.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

1925. Architecte : Eugène CHIFFLOT. Sculpteur : Henri BOUCHARD. L'architecte Eugène Chifflot, né en 1872, et le sculpteur Henri Bouchard, 1875-1960, tous deux Prix de Rome, réalisent ensemble ce monument aux morts, dédié aux victimes de la première guerre mondiale. La femme en haut relief est une veuve de guerre. Très digne, elle porte une longue robe, aux plis et au drapé géométrique, typique des représentations de l'époque. Ce monument a été restauré en avril 2012 en même temps que le monument dédié aux Allemands/

Accrobranche "Foret'Vasion"[modifier | modifier le code]

Cet accrobranche créé en 2010 bénéficie de sensations fortes. Il est situé dans le croisement de Sivry sur Meuse - Vilosnes - Haraumont.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierre PONCELET, né à Sivry sur Meuse le 26 avril 1790, devint Préfet Apostolique de l'Ile Bourbon (aujourd'hui ile de la Réunion) de 1835 à 1850. Il mourut en 1850, au large du Portugal, sur le bateau qui le ramenait de l'ile Bourbon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département de la Meuse comprenant les nom de lieu anciens et modernes rédigé sous les auspices de la société philomatique de Verdun par M. Félix Liénard 1872 (page 224) [lire en ligne]
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011