Sivapithèque

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Le sivapithèque (Sivapithecus) est un genre éteint de primates. Ses restes fossiles, datant de - 12,5 à - 8,5 millions d'années (Miocène), ont été découverts depuis le XIXe siècle dans les collines de Siwalik, sur le territoire actuel du Népal, de l'Inde et du Pakistan. Certaines espèces de ce genre pourraient être à l’origine des orang-outans modernes.

On distingue actuellement trois espèces :

  • Sivapithecus indicus qui date d'environ - 12,5 à - 10,5 millions d’années ;
  • Sivapithecus sivalensis qui a vécu de - 9,5 à - 8,5 millions
  • Sivapithecus parvada, une troisième espèce bien plus grande, décrite en 1988 et qui date d'environ – 10 millions d'années.

En 1982, David Pilbeam a publié la description d'une découverte fossile importante - une grande partie de la face d'un sivapithèque avec sa mâchoire. Le spécimen présente beaucoup de ressemblances avec un crâne d'orang-outan, ce qui conforte la théorie déjà avancée par d'autres selon laquelle le genre Sivapithecus serait étroitement lié aux orangs-outans.

Ramapithèque[modifier | modifier le code]

Des spécimens du Siwalik, autrefois attribués au genre Ramapithecus (le ramapithèque), sont maintenant considérés par la plupart des chercheurs comme appartenant à une ou à plusieurs espèces du genre Sivapithecus. Le ramapithèque n'est plus considéré comme un ancêtre potentiel des humains.

Les premiers spécimens incomplets de ramapithèque ont été découverts au Népal sur les rives de la rivière Tenau dans l'ouest du pays en 1932. Ils ont été découverts par G. Edward Lewis qui prétendait que la mandibule était plus proche de celle des humains qu'aucune de celle des fossiles de singes connus jusqu'alors. Ce point de vue fut critiqué dans les années 1960. Il était alors accepté que la lignée humaine avait divergé de celle des grands singes il y a 14 millions d'années. Les études biochimiques ont démenti ce point, suggérant que la lignée des ancêtres des orangs-outans s'était séparé très tôt de celle des chimpanzés, des gorilles et des humains.

Des fossiles plus complets de Ramapithecus furent découverts en 1975 et 1976, montrant qu'il était moins proche des humains que ce que l'on pensait auparavant. Il présentait au contraire de nombreuses similitudes avec Sivapithecus, et priorité fut donné à ce nom qui était antérieur. Il se pourrait que les fossiles attribués à Ramapithecus correspondent à des femelles de Sivapithecus. Ils sont sans doute possible membres du même genre. Il est également acquis qu'ils étaient déjà distincts de l'ancêtre commun des chimpanzés, des gorilles et des humains, même si aucun fossile de celui-ci n'a encore été mis au jour[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Wu Rukang, John W Olsen, Paleoanthropology and Paleolithic Archaeology in the People's Republic of China, Left Coast Press,‎ 2009, p. 67

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Kelley, Jay. 2002. « The hominoid radiation in Asia ». In Hartwig, W. (ed.) The Primate Fossil Record, Cambridge University Press, p. 369–384.
  • Ann Gibbons, The first human, Doubleday, 2006

Articles connexes[modifier | modifier le code]