Site nucléaire de Creys-Malville

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le site nucléaire. Pour la commune française de Loire-Atlantique, voir Malville.
Site nucléaire de Creys-Malville
Image illustrative de l'article Site nucléaire de Creys-Malville
Le bâtiment de Superphénix.
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Isère
Commune Creys-Mépieu
Coordonnées 45° 45′ 29″ N 5° 28′ 22″ E / 45.75806, 5.47278 ()45° 45′ 29″ Nord 5° 28′ 22″ Est / 45.75806, 5.47278 ()  
Opérateur EDF
Année de construction 1977
Date de mise en service 1986
Statut Production arrêtée depuis 1998
Réacteurs
Type Réacteur à neutrons rapides
Réacteurs actifs 0
Puissance nominale 1 240 MWe
Production d’électricité
Production annuelle d'électricité 690 MWh
Production totale 8,3 TWh
Divers
Source froide Rhône
Architecte Georges Vendryes[réf. nécessaire]
Coût 10 milliards d'euros

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Site nucléaire de Creys-Malville

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Site nucléaire de Creys-Malville

Le site nucléaire de Creys-Malville est implanté près de Morestel, chef-lieu de canton, sur la petite commune rurale de Creys-Mépieu (Isère) au lieu-dit Malville. Le site se trouve en bordure du Rhône à 30 km en amont de la centrale nucléaire du Bugey, 50 km à l'est de Lyon et 60 km à l'ouest de Chambéry,

Présentation[modifier | modifier le code]

Le site abrite Superphénix, un prototype industriel de la filière des réacteurs à neutrons rapides et à calo-porteur sodium de grande puissance 1 200 MW électrique. Mis à l'arrêt définitif en décembre 1998 sur décision gouvernementale, il est en phase de démantèlement : en 2007, les travaux de démantèlement étaient prévus pour durer jusqu'en 2027[1]. À cette date les quatorze tonnes de plutonium et les trente huit mille blocs de béton au sodium seraient encore conservés sur le site[2].

Environ 200 personnes travaillent encore[Quand ?] sur le site de Creys-Malville[réf. nécessaire] pour le démantèlement des différentes structures et notamment de la vidange du sodium de la cuve du réacteur.

Le site abrite une installation nucléaire de base l'INB 91 qui désigne le Bâtiment réacteur et une installation nucléaire de base l'INB 141 qui désigne l'Atelier pour l'évacuation du combustible[3].

EDF envisageait d'implanter un deuxième réacteur de nouvelle génération EPR à Creys-Malville, marquant le retour du nucléaire sur ce site. En 2009, le site de Penly a finalement été retenu[4].

Le 10 mai 2011, les salariés ont participé à un piquet de grève de deux heures à l’entrée du site, suivie d’une assemblée générale du personnel pour dénoncer des conditions de travail dégradées, un manque d’effectif, une organisation du site inadaptée et un manque de reconnaissance financière face à la technicité réclamée pour mener à bien le démantèlement[5].

Liste des installations de la centrale[modifier | modifier le code]

  • Réacteur à neutrons rapides et à caloporteur sodium Superphénix d'une puissance de 1 200 MW.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Déconstruction de Superphénix, où en est-on? - Gazette nucléaire no 235/236, février 2007
  2. Christine Bergé, Le Monde Diplomatique, avril 2011
  3. Liste INB en France, voir page 7 & 11
  4. Christophe ISRAËL, « Nucléaire: Un second EPR à Penly », sur http://www.lejdd.fr /,‎ 30 janvier 2009 (consulté en 23 décembre 2011)
  5. Le Dauphiné - 11/5/2012 : Le personnel de Creys-Malville affiche son mécontentement

Vidéo[modifier | modifier le code]

  • La bataille de Malville , série de cinq reportages de Patrice Morel, France 3 (2007)

Articles connexes[modifier | modifier le code]