Sistân

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Le Sistân (en persan: سیستان ), autrefois Sakastân, ou pays des Sakas, est une région historique du sud-est de l'Iran et du sud-ouest de l'Afghanistan. Aujourd'hui le Sistân occidental fait partie de la province iranienne du Sistân et Balouchistân et la partie orientale de la province afghane du Nimrôz.

Historique[modifier | modifier le code]

Ruines de la forteresse de Nasretabad.

La région est entrée dans la première moitié du premier millénaire avant notre ère sous le pouvoir des Mèdes, puis a été incluse dans l'Empire achéménide. La région est d'abord connue en vieux-persan sous le nom de Zaranka, ou « pays de l'eau » (cf Dzaranga en pachto, ou Sarangai chez Hérodote).

Au IVe siècle av. J.-C., le Sistân a été envahi par Alexandre le Grand qui y fonda la ville d'Alexandrie d'Arachosie (aujourd'hui Kandahar).

Avec l'arrivée des Sakas (appelés Scythes par les Grecs) à la fin du IIe siècle av. J.-C., l'appellation de « Sakastân » se répand en Dranguiane[1] (en grec: Δραγγιανή), et dans les sources antiques classiques et perses aussi sous le nom de Zarang — qui est en fait la partie comprise du bassin du lac Khamoun (lieu de pèlerinage de la religion zoroastrienne) et le cours inférieur de la rivière Helmend. Le Sistân est cité dans les sources de l'époque achéménide et de l'époque hellénistique.

Après la mort d'Alexandre la région est transmise aux Séleucides et à l'Empire Maurya en 305 av. J.-C. Plus tard, à partir de l'an 180 av. J.-C. le Sistân dépend du royaume gréco-bactrien. Elle est envahie par les tribus des Sakas au Ier siècle avant notre ère, puis ils sont soumis à la Parthie vers l'an 100 av. J.-C., au Kouchan vers l'an 20 av. J.-C. et enfin le Sistân est administré par les Sassanides.

Les Arabes l'envahissent en 640 pour la soumettre à l'islam.

La région est aux mains des Saffarides de 861 à 1003 qui en sont originaires. Dans le Livre des rois, le Sistân est souvent nommé « Zaboulistân » d'après la ville de Zabol.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Rüdiger Schmidt, Drangiana, in Encyclopedia Iranica, décembre 1995

Source[modifier | modifier le code]