Sirius (navire)

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Sirius
Image illustrative de l'article Sirius (navire)
Le SS Sirius vers 1838

Type Bateau à vapeur
Histoire
Lancement 1837 à Cork
Mise en service 28 mars 1838
Caractéristiques techniques
Longueur 54,3 mètres
Maître-bau 7,6 mètres
Déplacement 1211 tjb
Tonnage 703 tonnes
Propulsion 2 mâts avec voiles et 1 machine à vapeur actionnant deux roues latérales.
Puissance 320 CV construite à Leigh et Glasgow. Type horizontal.
Vitesse 6,7 nœuds en moyenne sur sa 1re traversée Cork—New-York. 9 nœuds par temps calme.
Ponts 1
Autres caractéristiques
Passagers 94
Chantier naval Robert Menzies & Son, Leith (Écosse)
Affréteur St George Steam Packet Company
British and American Steam Navigation Company.
Pavillon Pavillon civil du Royaume-Uni Royaume-Uni

Le Sirius est un navire transatlantique à propulsion mixte lancé en 1837. Ce petit navire, gréé en brick, effectua la première traversée de l'Atlantique entièrement à la vapeur. Il relia Cork à New York en 18 jours et 14 heures, le 22 avril 1838, battu dès le lendemain par son concurrent au titre de premier vapeur transatlantique, le Great Western. Mais trop petit, Le Sirius n'effectua pas d'autre voyage après son retour en Europe.

Cette traversée fut mouvementée car, par suite du manque de charbon, on dut brûler tout le matériel combustible du bord, y compris les mâts. Cet épisode digne d'une fiction a été repris par Jules Verne dans son Tour du monde en quatre-vingts jours, et par Jean-Jacques Antier dans La Plus Belle Course transatlantique.

Contexte de la traversée[modifier | modifier le code]

Le Sirius et les premiers transatlantiques étaient lents, voraces en charbon, qui encombrait la cale au détriment du fret. Toutefois, le navire à vapeur, indépendant du vent, part et arrive au jour dit après un voyage en ligne directe à travers l'Atlantique Nord — contrairement aux voiliers contraints à un détour vers la zone des vents, plus au sud.

Les navires à vapeur étaient jusqu'alors limités au transport fluvial ou côtier ; la traversée des océans était l'apanage de vastes voiliers, puis des clippers. Mais une invention a permis d'envisager des voyages au long cours : le condenseur, qui permet d'alimenter la machine à vapeur en eau pure et non en eau salée. Le sel accumulé aurait autrement nécessité des arrêts du moteur en cours de traversée pour nettoyage.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Christian Mars, Paquebots de légende, Flammarion,‎ 2003 (ISBN 2082008266)
  • Jean Hazard (de l'Académie de Marine) et Maurice Coquin, Atlantique Nord, dix mètres sous la ligne de flottaison, Éditions Louis Soulanges,‎ 1969.
Jean Hazard fut le chef officier mécanicien de mise au point du Normandie et Maurice Coquin chef mécanicien à bord du Normandie ayant effectué tous les voyages du paquebot.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]