Sinzos

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Sinzos
Image illustrative de l'article Sinzos
Blason de Sinzos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Arrondissement de Tarbes
Canton Canton de Tournay
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Tournay
Maire
Mandat
Didier Lacassagne
2014-2020
Code postal 65190
Code commune 65426
Démographie
Population
municipale
144 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 13′ 07″ N 0° 13′ 02″ E / 43.2186, 0.217243° 13′ 07″ Nord 0° 13′ 02″ Est / 43.2186, 0.2172  
Altitude Min. 239 m – Max. 381 m
Superficie 4,11 km2
Localisation

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Sinzos

Sinzos est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du piémont pyrénéen située en Bigorre dans l'aire urbaine de Tarbes sur les coteaux boisés de la rive gauche de l'Arros, affluent de l'Adour.

Le village est tout proche de l'ancienne route nationale 117, mais aucune route importante ne le traverse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par l'Arrêt-Darré, affluent de l'Arros.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Sinzos provient d'une source réputée bénéfique pour les maladies des os ("saints os"). Il s'agit du ruisseau Souric, évoqué sur le blason, qui coule dans la zone du Couret.

Le château de Boucarez (aujourd'hui disparu), appartenait aux Seigneurs de Boucarez, de la famille des Seigneurs d'Angos, une branche de la maison des vicomtes de Lomagne.

Leurs armes étaient d'or, à trois corneilles de sable, becquées et membrées de gueules et un fer de lance au milieu de l'écu.

Source: Ludovic Lalanne, Dictionnaire historique de France, 1872[1].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les habitants de chaque village avait un sobriquet (en patois bien sûr) donné par ceux des villages voisins. Celui des habitants de Sinzos évoque un caractère assez renfermé: en effet leurs voisins les avaient surnommés : "Ets cucos" (les blattes) ou "Ets rucats" (les recroquevillés, les cachés). On en avait même fait une formulette: "Quan la cuco s'arruco, sanctus, amen..." (Quand la blatte se recroqueville, sanctus, amen...)

Source : Norbert Rosapelly, 1910. Pour en savoir plus sur les autres sobriquets des villageois des Hautes-Pyrénées[2]:

Pourtant, dans les années 1830, dans le contexte de la "Petite Révolution", la paroisse de Sinzos était sensible à un vent de liberté soufflé par une tentative de réforme religieuse : celle de Monseigneur Chatel, fondateur de l’Église Catholique Française, indépendante de Rome. Celui-ci prêchait la liberté en religion. Ses positions novatrices comprenaient la permission du mariage pour les prêtres. Celui de Sinzos à l'époque a fait partie de cette Église. On ignore son nom ou s'il s'est marié. Plus de détails sur ce mouvement [3]:

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Comme le suggère le blason, les bois de Sinzos sont connus localement pour fournir une grande quantité de champignons (cèpes, tête-noire, girolles...). Aussi, dans les années 90 a eu lieu ce que les journaux locaux ont qualifie de "Guerre des Champignons". En effet, une année particulièrement favorable à la collecte attira par dizaines les cueilleurs "non autochtones". Ceci ne fut pas du goût des habitants, en particulier des propriétaires terriens à qui appartiennent une grande partie des forêts. Ces derniers, excédés par des actes de vandalisme du style rupture de barbelés laissant échapper les animaux, se sont livrés à une traque des cueilleurs "indésirables" et à des actes de sabotages (pneus creuvés, arbres mis en travers des routes, dépôt de lisier de porc sur les véhicules...). Depuis, l'accès aux bois de Sinzos est réglementé et seulement autorisé aux riverains.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la fasce ondée d'azur, accompagnée en chef de deux fleurs de lys d'argent* et en pointe d'un champignon au naturel sur une terrasse de sinople.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2005 2014 Didier Lacassagne   Maire
mars 1999 2005 Jean Bernard Barrère   Maire
mars 1993 1999 Robert Mailhe   Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 144 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
98 147 294 235 247 266 282 283 292
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
279 268 276 246 260 236 207 185 190
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
172 169 149 135 128 118 114 125 117
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
108 102 113 117 124 136 139 144 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Sinzos ne possède pas à proprement parler de commerce. Néanmoins passe 3 fois par semaine un service de boulangerie ambulant. La proximité des villages de Bordes (épicerie-café-presse-poste) et de Tournay (tous commerces + supermarché) fait qu'en aucun cas ce village ne paraît isolé.

Le ramassage des ordures ménagères est réalisé depuis la fin de la décennie 1980. Avant cela la plupart des habitants procédait à l'incinération ou la mise en décharge sauvage de leurs déchets. Le village possède également le gaz de ville.

L'école, située en plein cœur du village a proposé une classe unique(du CP au CM2) jusqu'à la rentrée 1990. En effet cette année-là, pour pallier un manque d'élèves, elle dut se regrouper avec des écoles de communes voisines (Peyraube et Mouledous). Un regroupement a vu le jour avec une organisation par niveau, les "petits" débutant à Moulédous, les "moyens" se retrouvant à Peyraube et les "grands" préparant l'entrée en 6e à Sinzos. Depuis, la démographie ayant évolué, l'école comporte une vingtaine d'élèves à chaque rentrée.

Eglise classique (Saint-Martin), du XVIIe-XVIIIe siècles.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le village de Sinzos, de par ses bois et son charme campagnard, est un site propice aux balades. Il existe plusieurs gîtes ruraux. À proximité des bois de Sinzos se trouve le lac de l'Arrêt-Darré, retenue collinaire de plus de deux kilomètres de long qui permet de s'adonner à des promenades le long des berges (environ 10 km, entre bois et prairies).

Une randonnée balisée au départ de Sinzos : « le cassoulet » (petit chêne) [6].

Fête du village : weekend du 11 novembre, ainsi qu'une fête estivale (mi-juillet).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Françoise Pawlak, artiste-peintre, a vécu pendant 10 ans à Sinzos[7]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://books.google.com/books?id=vRhQDOe9uTQC&pg=PA78&lpg=PA78&dq=boucarez&source=web&ots=0FdqWjziT4&sig=L9c7n3VVoGav1U8wt6q1eYfE-Aw#PPA62,M1
  2. Sobriquets & Dictons
  3. L'Eglise Catholique Française de Monseigneur Chatel
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. randonnée
  7. Françoise Pawlak

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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