Sinocentrisme

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Le sinocentrisme est une approche ethnocentrique considérant la Chine comme centrale ou unique, relativement aux autres pays. Dans les époques pré-modernes, cette approche prenait la forme d'un point de vue selon lequel la Chine était la seule civilisation du monde, en considérant les nations ou ethnies étrangères comme « barbares » à des degrés divers ; cette approche était connue en chinois comme la distinction Hua-Yi ( et ). À l'époque moderne, le sinocentrisme peut consister en l'attribution d'une importance ou suprématie de la Chine sur les autres nations.


« Au cours de sa longue histoire, la Chine n'avait guère eu de contacts suivis qu'avec des peuples beaucoup moins importants qu'elle et dont un bon nombre avaient fortement subi l'influence de sa civilisation, voire adopté son écriture. Sur une grande partie de ses frontières, ce n'étaient que déserts parcourus par des nomades ou montagnes quasi infranchissables. Le sinocentrisme avait des racines profondes, géographiques autant que culturelles. » — Lucien Bianco[1]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lucien Bianco, Les origines de la révolution chinoise : 1915- 1949, Col. Folio, Gallimard, 1967-1997, p. 30