Simone Boisecq

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Simone Boisecq

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Simone Boisecq vers 1997

Naissance 7 avril 1922
Alger, Algérie
Décès 6 août 2012 (à 90 ans)
Auray, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Sculptrice

Simone Boisecq, née le 7 avril 1922 à Alger et morte le 6 août 2012 à Auray, est une sculptrice non figurative française. Elle est l'épouse de Karl-Jean Longuet (1904-1981), arrière-petit-fils de Karl Marx.

Biographie[modifier | modifier le code]

Simone Boisecq naît à Alger où son père Émile, d'origine bretonne (Vannes), s'est installé en 1920 en y suivant son frère jumeau[1]. Il soutient activement les revendications nationales et culturelles des Bretons mais aussi des Arabes et des Kabyles. S'intéressant aux arts premiers, il collectionne les œuvres africaines. La mère de Simone Boisecq, Suzanne Deferre, pianiste née à Smyrne, est également arrivée à Alger en 1920.

À partir de 1934 Simone Boisecq multiplie ses lectures, particulièrement de Claudel et Gide. Lors de vacances dans le Morbihan, elle découvre les calvaires bretons. En 1937 elle suit des cours de dessins auprès du sculpteur Henri Laitier avec qui elle travaille sur le motif dans la campagne algéroise, puis des cours du soir en sculpture aux Beaux-Arts d'Alger. Dans les années suivantes elle rencontre François Marçais, fils du conservateur du Musée des beaux-arts, et Anna Kipper, ethnologue et amie du peintre Albert Marquet. En 1940 elle est en hypokhâgne au lycée d'Alger où elle se lie d'amitié avec Jean Pélégri. Son père étant révoqué par le régime de Vichy, elle assure des remplacements dans des écoles de la région d'Alger. Poursuivant en 1941 des études de philosophie et d'esthétique à l'Université d'Alger, elle fréquente la librairie d'Edmond Charlot, lit les recueils de nombreux poètes modernes (Pierre-Jean Jouve, Saint-John Perse, Aragon, Éluard, Aimé Césaire) et partage un appartement avec Françoise Lavergne, compagne de Roger Garaudy.

Rédactrice en 1943 à l'Agence France-Presse au service étranger, elle réalise en 1944 un entretien, à l'occasion de la mort de Maillol, avec André Gide et est mutée en mai 1945 à Paris. Elle y découvre les œuvres de Picasso, Julio Gonzalez, Paul Klee et, à Londres durant l'été, la sculpture moderne anglaise. Chez Nelly Marez-Darley, Rue Campagne-Première, elle fait la connaissance du philosophe Bernard Groethuysen et du peintre surréaliste Óscar Domínguez et rencontre Henri-Pierre Roché. À la Sorbonne elle suit les cours d'esthétique d'Étienne Souriau.

En 1946 Simone Boisecq rencontre le sculpteur Karl-Jean Longuet (1904-1981) qui lui propose de réaliser son buste. Elle crée alors ses premières céramiques, vases et figures d'orants. L'année suivante elle quitte France-Presse, vivant de traductions (notamment de William Blake et d'Herbert Read), louant un studio chez Roché et travaillant dans l'atelier de K.-J. Longuet, qu'elle épouse en juin 1949. Elle réalise la même année des céramiques à Vallauris et est invitée dans l'atelier de Brancusi, rencontre Zadkine en 1950. À partir de 1949 Simone Boisecq et K.-J. Longuet se lient avec les artistes espagnols Francisco Bores, Baltasar Lobo et, durant l'été à Golfe Juan, Picasso, puis avec les peintres et sculpteurs de la nouvelle École de Paris, Maria Elena Vieira da Silva et Árpád Szenes, Roger Bissière, Jean Bertholle, Jean Le Moal et Juana Muller, Véra Pagava, Étienne Martin, François Stahly, Nicolas Wacker, Lucien Lautrec, Hans Reichel, Marie Raymond et son fils Yves Klein. Ils côtoient également Paul Éluard dont K.-J. Longuet sculpte en 1951 le buste.

Simone Boisecq s'installe en 1952 dans son propre atelier, rue Visconti, présente à la galerie MAI sa première exposition personnelle et participe au salon des Réalités Nouvelles. Lors d'une exposition en 1954 à la galerie Jeanne Bucher son Soleil cou coupé Césaire est remarqué par Germaine Richier. À partir de cette date elle participe à des expositions collectives avec Étienne Martin, Émile Gilioli, Alicia Penalba, François Stahly et Isabelle Waldberg, ainsi qu'au salon de la jeune sculpture et en 1959, à l'invitation de Henri-Georges Adam, au salon de Mai. En 1960 elle fait la connaissance de Maurice Blanchot qui lui inspirera plus tard Le Veilleur et de Jacques Lassaigne, en 1963 de Jean Guichard-Meili qui écrira sur son œuvre et en 1972 du peintre Geer van Velde.

Entre 1956 et 1986 Simone Boisecq réalise une dizaine de sculptures monumentales pour des commandes publiques, en province et à Paris, notamment pour l'École nationale d'administration (Stèle sans âge III, 1982), et plusieurs de ses œuvres sont éditées par la Monnaie de Paris. Elle participe régulièrement à partir de 1975 aux expositions « Le Temps de voir » organisées à Maillot près de Sens par Geneviève Thèvenot et commence en 1984 une première série de dessins à l'encre de Chine.

Des expositions rétrospectives de Simone Boisecq sont organisées en 1981 et, en France, en Allemagne et au Portugal, de 1999 à 2001. Sous le titre De la sculpture à la cité rêvée, une exposition itinérante de Simone Boisecq et de Karl-Jean Longuet a lieu entre 2011 et 2013 aux Musée des beaux-arts de Reims, Musée des beaux-arts d'Agen, Musée de l'Évêché de Limoges, Musée Sainte-Croix de Poitiers et Musée Unterlinden de Colmar.

Simone Boisecq décède le 6 août 2012 à l'hôpital d'Auray[2] et est inhumée le 8 août 2012 à Paris, au cimetière du Père-Lachaise (division 76) face au mur des Fédérés[3].

L'œuvre[modifier | modifier le code]

Signature de Simone Boisecq

L'œuvre de Simone Boisecq est de celles qui ont engagé, au long des années 1950, la sculpture contemporaine dans une voie nouvelle, non figurative, dont la démarche n'apparaît pas sans parenté avec les cheminements simultanément explorés, après la longue étape du surréalisme, par les peintres et les poètes.

La sculpture de Simone Boisecq se caractérise en effet par un double refus : de la description naturaliste, même simplifiée, d'une part, et d'autre part d'une abstraction purement géométrique, d'un maniement de structures et de volumes fermés sur leur autonomie, coupés de tout lien avec l'être du monde. Dans la reconnaissance des pouvoirs propres de son langage, si elle se détache de toute représentation des choses du visible et fait paraître des formes inédites, elle ne rompt pas pour autant toute relation avec la réalité. Dans les peintures non figuratives les couleurs ne sont pas qualités des choses, ce sont à l'inverse les choses qui constituent des qualités possibles, fugitives, des couleurs. Il en irait de même pour la construction de l'espace dans la sculpture de Simone Boisecq. Les mouvements ascendants des plans, les trouées dont elle ajoure les masses, ne sont pas qualités essentielles de l'Arbre ou de la Ville, mais l'Arbre ou la Ville, le Soleil ou la Figure humaine, se donnent comme qualités instables des volumes que Simone Boisecq ajuste ou oppose. En un flux et reflux incessants, le regard vacille entre le proche et l'intime, l'immense et le lointain. Les identifications qu'il tente d'y projeter se recouvrent et s'effacent, ne semblent qu'effleurer le noyau énigmatique que l'œuvre dresse irréductiblement dans un espace à mesure variable.

Ce travail au-delà des apparences, Simone Boisecq l'a mené à travers diverses matières, au long d'une poétique évolutive, en des thèmes distincts qui surgissent tour à tour ou se développent de front, plus tard s'enchevêtrent et se réactivent à distance, dérivent les uns dans les autres. « Les étapes de mon parcours de sculpteur correspondent aux étapes de ma vie », dit Simone Boisecq, « mais c'est une évidence a posteriori : ces thèmes qui apparaissent dans leur propre cohérence, je ne les ai pas projetés sur le moment, ils sont intervenus au fur et à mesure que la vie avançait en une sorte de développement organique ».

Objets et Fleurs sauvages[modifier | modifier le code]

De 1949 à 1955 les allusions à l'univers de la vie végétale dominent le premier moment de son itinéraire. Dans les « Objets et Fleurs sauvages » exposés en 1952, les formes épineuses, carénées ou crénelées s'épanouissent au carrefour des rythmes des agaves ou figuiers de Barbarie que Simone Boisecq a côtoyés durant plus de vingt ans à Alger. À travers le refus de toute imitation, narration, anecdote, et l'inscription dans ses « Idoles » d'une dimension anthropomorphique, le climat de son travail s'apparente d'emblée à celui des Arts Premiers qu'évoqueront encore ses « Figures totémiques ». Mais les silhouettes de ses « Orants » aux bras dressés vers le ciel, les contours denticulés de ses « Cactées » ne croisent pas moins les galbes ou les anses des jarres, amphores, vases et lampes votives modelés en Algérie même, ainsi que les dômes caractéristiques des tombeaux sahariens. « Ce que j'ai fait est né Là-bas », dit encore Simone Boisecq.

Soleils[modifier | modifier le code]

Dès 1954 deux thèmes nouveaux vont renouveler cet enracinement. Associé à la lecture des poèmes d'Aimé Césaire, apparaît son premier « Soleil », en terre cuite puis en bronze, que des versions monumentales transposeront en 1956 et 1964. Le thème ne cessera plus d'accompagner son œuvre dont il constitue l'une des fibres majeures. Matérialisant puissamment, au contraire de la perception et de la représentation spontanées, les rayons invisibles de la lumière dans les remous des plans et des facettes, nombre de ces Soleils n'évoquent le noyau actif de leur éruption que par un vide central, que l'on retrouvera, dédoublé, dans le regard égaré des Masques et Vanités. Remontant du temps cyclique de la vie végétale au principe du vivant, lui-même en marge de toute vie, Simone Boisecq entraîne hors des cadres rassurants de l'espace et du temps humains vers une transcendance cosmique : comme en miroir ses Signes solaires rappellent à l'homme le caractère éphémère de sa condition, se donnent au milieu de l'inhumanité de l'univers comme chiffres inverses de sa mort.

Villes[modifier | modifier le code]

En opposition à ces sphères solaires commencent simultanément en 1954 de se dresser dans l'œuvre de Simone Boisecq les élans ascensionnels de ses architectures, « Ville », « Citadelle » ou « Forteresse ». Serrées sur elles-mêmes à l'abri des hautes parois de leurs remparts, laissant à peine entrevoir rampes et galeries de leurs espaces internes, elles poursuivent la verticalité végétale, désormais massivement étagée en structures complexes, coniques ou pyramidales. « Il y avait dans le souci de la structure continuité et développement entre l'Arbre et la Ville, ce que crée la Nature et ce que construisent les hommes », dit Simone Boisecq. Villes sans âge, sans la moindre connotation réaliste, si fugitivement y transparaissent les profils des minarets et pinacles du Mzab et du Grand Sud saharien, elles ne renvoient précisément le regard à aucun lieu, aucune époque du monde. Cette expressivité devait tout naturellement conduire Simone Boisecq à ses plus vastes réalisations, dès 1956 et plus constamment au long des années 1970, lorsque toute une série d'œuvres destinées à des bâtiments publics lui sera commandée. À ces structures architecturales va dans son travail se mêler, comme auparavant aux formes végétales, l'arrière-fond de la présence humaine.

Vanités[modifier | modifier le code]

Simone Boisecq dans son atelier, Paris, 1998

C'est ce thème, à travers un glissement autour du signe du regard, jusqu'alors très allusivement suggéré parmi d'autres et assurant désormais la structure essentielle de la construction, que vont métamorphoser les vanités composées à partir de 1993 mais à travers un renversement de l'approche initiale : c'est à présent l'Architecture en ses fermes assises qui découvre progressivement les Visages dont elle est constituée. « De même qu'il y a une Colonne de l'Infini de Brancusi, chez moi ‘Le Temps’ est comme une succession, une superposition de ‘Vanités’, une Colonne du Temps », dit Simone Boisecq. La Vanité au regard égaré se fait monument aux degrés irréguliers qui déjà se donnent à gravir. Traces de visages effacés et façades creusées dans la falaise, vestiges de remparts dressés ces Vanités réunissent la dimension architecturale qui demeure l'une des composantes spécifiques de l'œuvre de Simone Boisecq et la méditation sensible du temps qu'elle n'a cessé de mener.

Mausolées[modifier | modifier le code]

La série parallèle des « Mausolées de Voyage », en accomplit une autre synthèse au confluent des Villes et Vanités. Cinquième thème majeur, il se développe de 1992 à 1998 à travers une riche variété formelle, hauts profils resserrés, dalles ajourées d'allées couvertes ou tumulus. Le regard ne les découvre pas statiquement mais, à travers une approche dynamique, longe leurs parois, sur le point virtuellement de se glisser par leurs ouvertures, de bifurquer par leurs couloirs silencieux. Plus que la finitude de son existence, ce serait l'infinitude au milieu de laquelle séjourne l'homme que ces « Mausolées », Mémentos intimes pour le voyage de la vie, donneraient à éprouver. Sur d'autres voies, à l'aide de nouvelles formes, Simone Boisecq y poursuit la même approche de l'intemporalité en quoi s'inscrit la durée humaine : la même quête de cet Autre-que-l'homme dont l'interrogation définit la dénature humaine.

Sans doute est-ce cette tension méta-physique latente, tout juste suggérée par la poésie de certains titres, « La Clé de l'Infini » ou « La Monnaie de l'Absolu », qui caractériserait l'originalité de son œuvre dans la sculpture contemporaine. « Parent de tous les styles sacrés et étranger à tous les autres », le style de l'art moderne, affirmait André Malraux, « semble celui d'une religion qu'il ignore ». Ainsi, de l'autre côté du temps, de ces Temples de l'Intemporel qu'édifie Simone Boisecq.

Œuvres dans les musées[modifier | modifier le code]

Sculptures monumentales[modifier | modifier le code]

Sculptures éditées par la Monnaie de Paris[modifier | modifier le code]

  • 1975 : La Flamme de Brocéliande, bronze
  • 1980 : Le Signal, aluminium; Signe solaire, laiton
  • 1981 : Croix de carrefour, aluminium; Croix solaire, argent, bronze
  • 1982 : Stèle sans âge II, aluminium

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Simone Boisecq, Sculpter la vie dans l’espace. Réflexions d’un sculpteur, dans Études théâtrales no 49, Louvain, 2010, p. 166.

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : source utilisée pour la rédaction de cet article

Monographies[modifier | modifier le code]

Catalogues d'expositions[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Sobre Simone Boisecq (en portugais), Michel-Georges Bernard, Entrevista a Simone Boisecq; André.S. Labarthe, Fragmentos de um diario de filma gens ; Anne Longuet-Marx, Repercussoes ; Manuel Gusmao, Alguma notas ; Fernando Cabral Martins, Os espaços incertos, dans Tabacaria, Revista de poesia e artes plasticas, no 9, Casa Fernando Pessoa, Lisbonne, automne 2000, p. 5-41. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Simone Boisecq, dossier, Michel-Georges Bernard, De l’autre côté du temps : les sculptures de Simone Boisecq, extraits de Aube Lardera, André Guégan, Charles Juliet, Valérie Lawitschka et Anne Longuet-Marx, Jean Daive, entretien avec Simone Boisecq, dans Algérie Littérature / Action, no 59-60, Paris, mars-avril 2002. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Anne Longuet Marx, Les sculpteurs Karl-Jean Longuet et Simone Boisecq : nouvelles acquisitions, dans La Revue des Musées de France, revue du Louvre, Paris, no 5, décembre 2009, p. 77-86. Document utilisé pour la rédaction de l’article

0uvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • André Chastel et Paule-Marie Grand, Formes de l’art, L’Art pour l’art, vol. 5, p. 75, 1958.
  • Michel Seuphor, La sculpture de ce siècle, Éditions du Griffon, Neuchâtel, 1959.
  • Le Soleil dans l’art, dans Graphis, International journal of graphic art, vol. 18, n° de jubilé - no 100, Zürich, mars-avril 1962, p. 242.
  • Jean Guichard-Meili, Donation Gildas Fardel, Musée des Beaux-Arts de Nantes, préface à Simone Boisecq, Documentation internationale d’art contemporain, cahier IV, 1969.
  • Michel Ragon et Michel Seuphor, L'art abstrait, 4, 1945-1970, Maeght éditeur, Paris, 1974, p. 102-103.
  • Aube Lardera, Simone Boisecq, dans Ionel Jianou, Gérard Xuriguera, Aube Lardera, La sculpture moderne en France, Arted Éditions d'Art, Paris, 1982. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Louis-Combet, Simone Boisecq, Vanité des vanités, tout est vanité, dans Des Artistes, Septentrion Presses universitaires, Villeneuve d’Ascq, 2010, p. 37-38.
  • La collection d'art moderne, Musée de la Cour d'Or – Metz Métropole, Silvana Editoriale, 2014, 204 pages (ISBN 9788836628070)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. tous éléments biographiques extraits de Valérie Lawitschka et Anne Longuet Marx, Simone Boisecq, Le sculpteur et ses poètes, Hölderlin-Gesellschaft, Tübingen / Édition Isele, Eggingen, 1999, p. 192-201, et Karl-Jean Longuet et Simone Boisecq, de la sculpture à la cité rêvée, Agen, musée des Beaux-Arts, Colmar, musée Interlinden, Limoges, musée des Beaux-Arts, Poitiers, musée Sainte-Croix, Reims, musée des Beaux-Arts, Lyon, Fage éditions, 2011, p. 177-194
  2. Mort du sculpteur Simone Boisecq, Le Figaro, 8 août 2012.
  3. « Mort du sculpteur Simone Boisecq, proche de la Nouvelle Ecole de Paris (musée) », Le Nouvel Observateur,‎ 8 août 2012 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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