Silmaril

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Silmarils.

Un Silmaril (signifiant « Éclat de pure lumière »[1] ; au pluriel Silmarils — Silmarilli en quenya) est un objet du légendaire de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien, apparaissant notamment dans Le Silmarillion et Le Seigneur des anneaux.

Au nombre de trois, ces joyaux merveilleux sont les objets les plus célèbres et les plus précieux jamais créés par l'elfe de race Ñoldor Fëanor. Ils sont à l'origine de la plupart des conflits décrits dans le Quenta Silmarillion (la partie principale du Silmarillion) entre les elfes et le Vala déchu Morgoth.

Histoire fictionnelle[modifier | modifier le code]

Les Silmarils sont crées par le Haut-elfe de race Ñoldor Fëanor, fils de Finwë, vivant en Eldamar au Premier Âge d'Arda (la Terre), à l'extrême-Ouest de la Terre du Milieu. Au nombre de trois, ces pierres précieuses rivalisaient avec l’éclat et la lumière des deux arbres de Valinor du temps jadis, Telperion et Laurelin. Animés d'une vive brillance, tous admiraient leur beauté, jusqu'aux Valar eux-mêmes. La Valier[note 1] Elbereth les bénit et les sanctifia, les protégeant de toute souillure. Il fut prophétisé par Mandos que les Silmarils seraient liés au destin même d'Arda, ce qui explique en partie le prix qu'on leur attache.

Par avarice et de peur de se faire voler ces joyaux sans prix, Fëanor les déposa au sein de son trésor dans sa forteresse de Formenos. Ils furent pourtant volés par Melkor (le Vala, appelé par la suite par Fëanor Morgoth Bauglir, « Le Noir ennemi du monde »), qui assaillit la forteresse avec l'aide de l'araignée Ungoliant, et s'enfuit hors d'Aman avec les joyaux pour se réfugier en Terre du Milieu dans sa forteresse d'Angband. Morgoth sertit alors les trois pierres sur sa couronne de fer, bien qu'elles lui fassent mal et le brulèrent, étant bénies et protégées de tout mal et de toute souillure, car elles étaient pour Morgoth le symbole du titre de roi de la Terre du Milieu qu'il revendiquait.

Ungoliant, avant de s'enfuir avec Morgoth, avait tué les Arbres du Valinor ; les Silmarils étaient alors les derniers dépositaires de la lumière des Arbres. Les Valar voulurent alors récupérer les Silmarils pour ramener les Arbres à la vie, mais ceci aurait entraîné la destruction des pierres. La réaction de Fëanor fut vive : il s'insurgea contre les Valar et fit le serment terrible, avec ses fils, de pourchasser toute créature possédant l'un des Silmarils. Puis, il quitta Valinor à la tête d'une grande partie des elfes Ñoldor, pourchassant Morgoth afin de récupérer les joyaux. Cependant, après être arrivé en Terre du Milieu, il ne put réaliser sa promesse, succombant aux Balrog de Morgoth qui venaient de l'attaquer.

Cependant, bien des siècles plus tard, Beren, accompagné de Lúthien, entra dans Angband et parvint à dérober l'un des Silmarils de la couronne de Morgoth. Celui-ci fut par la suite serti dans le Collier des Nains, le Nauglamír. Ce collier échut plus tard à Eärendil, qui devint le messager des deux races, elfes et humaines, lors de son voyage en Valinor pour supplier les Valar d'intervenir contre Morgoth qui dominait la Terre du Milieu.

Répondant favorablement aux suppliques d'Eärendil, Les Valar entrèrent en guerre contre Morgoth, dans ce qui fut appelé la guerre de la Grande Colère. Morgoth fut vaincu et éjecté en dehors des Cercles du Monde, hors d'Arda. Les deux Silmarils restants furent repris et confiés à Eönwë, le héraut de Manwë. Mais Maedhros et Maglor, les deux dernier fils survivants de Fëanor, toujours tenus par leur serment, dérobèrent les joyaux. Par la suite, Maedhros se précipita dans une crevasse de lave avec son Silmaril tandis que Maglor jeta le sien dans la mer, les pierres les brulant car ils n’étaient plus dignes de les porter.

Depuis, un seul Silmaril est encore visible et vole dans le ciel au front d'Eärendil qui, à bord du Vingilot, est devenu une étoile dans le ciel, vénéré par les Elfes.

Il est dit après la mort de Maedhros que les trois Silmarils ont ainsi chacun leur place en Arda : l'un dans le ciel, un autre dans les profondeurs marines et le troisième au fond des fosses souterraines.

Conception et évolution[modifier | modifier le code]

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Une interprétation cosmogonique permet de voir dans le destin des Silmarils la réunion des trois grands éléments constitutifs du cosmos : l'air ou le Ciel (l'Etoile d'Eärendil), l'Eau (celui de Maglor) et la Terre ou le Feu (celui de Maedhros)[réf. nécessaire].

Adaptation et héritage[modifier | modifier le code]

Les récits du « Silmarillion » n'ont pas été adaptés à la télévision, ni au cinéma ou à la radio.

  • Le groupe de musique français Silmarils et son premier album Silmarils s'est inspiré de l’œuvre de Tolkien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Au féminin, Vala devient Valier.
Références

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]