Silmaril

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Un Silmaril (au pluriel Silmarils ; en quenya Silmarilli) est un objet du légendaire de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien, apparaissant notamment dans le livre Le Silmarillion et Le Seigneur des anneaux.

Au nombre de trois, ces joyaux merveilleux sont les objets les plus célèbres et les plus précieux jamais créés par l'elfe Fëanor, et sont à l'origine de la plupart des conflits contés dans le Quenta Silmarillion entre les elfes et le Vala déchu Morgoth.

Histoire fictionnelle[modifier | modifier le code]

Les Silmarils ont été forgés par le Haut-elfe de race Ñoldor, Fëanor, fils de Finwë, vivant en Eldamar au Premier Âge d'Arda. Au nombre de trois, ces pierres précieuses contentaient la lumière et l’éclat des deux arbres de Valinor du temps jadis, Telperion et Laurelin. Elles étaient d'un grand éclat et tous admiraient leur beauté, jusqu'aux Valar eux-mêmes. Elbereth les sanctifiât et les bénit, et il fut prophétisé que les Silmarils seraient liés au destin même d'Arda, ce qui explique en partie le prix qu'on leur attache.

Par avarice et de peur de se faire voler ces joyaux sans prix, Fëanor les déposa au sein de son trésor dans sa forteresse de Formenos. Ils furent pourtant volés par Melkor (le Vala, appelé par la suite par Fëanor Morgoth Bauglir), qui assaillit sa forteresse avec l'aide d'Ungoliant, et s'enfuit hors d'Aman avec les joyaux et se réfugia en Terre du Milieu. Morgoth sertit les trois pierres sur sa couronne de fer, bien qu'elles lui fassent mal et le brulèrent, étant bénites et protégées de tout mal et de toute souillure, car elles étaient pour lui le symbole de son titre de roi de la Terre du Milleu qu'il revendiquait.

Ungoliant, ayant tué les Arbres du Valinor, les Silmarils étaient alors les derniers dépositaires de la lumière des Arbres. Les Valar voulurent alors récupérer les Silmarils pour les ramener les Arbres à la vie, mais ceci entraînerait la destruction des pierres. La réaction de Fëanor fut vive : il s'insurgea contre les Valar et fit le serment terrible, avec ses fils, de pourchasser toute créature possédant l'un des Silmarils. Puis, il quitta Valinor à la tête d'une grande partie des elfes Noldor pour retrouver Morgoth et récupérer les joyaux. Cependant, après avoir poursuivit Morgoth et être arrivé en Terre du Milieu, il ne put réaliser sa promesse, ayant été tué par un des Balrog de Morgoth.

Cependant, bien des siècles plus tard, un des Silmarils parvint à être volé à Melkor par Beren Erchamion, accompagné de Lúthien et fut serti dans le Collier des Nains, le Nauglamír. Ce collier échut par la suite à Eärendil, qui devint le messager des deux races, elfes et humaines, lors de son voyage en Valinor pour supplier les Valar d'intervenir contre Morgoth.

Répondant favorablement aux suppliques d'Eärendil, Les Valar allèrent en guerre contre Morgoth, ce qui donna lieu à la guerre de la Grande Colère. Morgoth fut vaincu et éjecté en dehors des Cercles du Monde, hors d'Arda. Les deux Silmarils restants furent repris et confiés à Eönwë, le héraut de Manwë. Mais Maedhros et Maglor, les deux dernier fils survivants de Fëanor, toujours tenus par leur serment, dérobèrent les joyaux. Par la suite, Maedhros se précipita dans la lave avec son Silmaril, tandis que Maglor jeta son Silmaril dans la mer et erra indéfiniment sur les rivages de la Terre du Milieu, chantant sa douleur et sa peine.

Depuis, un seul Silmaril existe, et vole dans le ciel au front d'Eärendil qui, à bord du Vingilot, est devenu une étoile dans le ciel, vénéré par les Elfes.

Conception et évolution[modifier | modifier le code]

Critique et analyse[modifier | modifier le code]

Une interprétation cosmogonique permet de voir dans le destin des Silmarils la réunion des trois grands éléments constitutifs du cosmos : l'air ou le Ciel (l'Etoile d'Eärendil), l'Eau (celui de Maglor) et la Terre ou le Feu (celui de Maedhros)[réf. nécessaire].

Adaptations et héritages[modifier | modifier le code]

Les récits du « Silmarillion » n'ont pas été adaptés à la télévision, au cinéma ou à la radio.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]