Sillars

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Sillars
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Lussacois
Maire
Mandat
Maryvonne Tavilien
2014-2020
Code postal 86320
Code commune 86262
Démographie
Population
municipale
623 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 25′ 10″ N 0° 46′ 12″ E / 46.4194444444, 0.77 ()46° 25′ 10″ Nord 0° 46′ 12″ Est / 46.4194444444, 0.77 ()  
Altitude Min. 93 m – Max. 154 m
Superficie 60,79 km2
Localisation

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Sillars est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Ses habitants s’appellent les Sillarois et les Sillaroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sillars est une commune rurale.

Localisation[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune, 6 079 hectares, est l'une des plus étendues du département de la Vienne, puisqu'elle se situe en dixième position. Elle s'étend du nord au sud sur près de 12 km et d'est en ouest sur 6 km.

La commune est proche du parc naturel régional de la Brenne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les villes voisines sont Lussac-les-Châteaux, Chapelle-Viviers, Pindray, Mazerolles, Leignes-sur-Fontaine. La grande ville la plus proche de Sillars est Poitiers et se trouve à 37,41 km à l' ouest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Sillars présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de bocages. Le terroir se compose[1] :

  • de terres de brandes pour 47 %, de terres fortes pour 14 %, de bornais pour 6 % et d'argile à silex peu profonde pour 3 % sur les plateaux du Seuil du Poitou,
  • de groies dolomitiques pour 29 % dans les plaines calcaires.

En 2006, 88 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture et 12 % par des forêts et des milieux semi-naturels[2].

La forêt privée représente, en 2007, 903 hectares soit 15 % du territoire communal[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 9 km de cours d'eau. Comme pour l'ensemble de la Région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les gares les plus proches de Sillars se trouvent à :

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Poitiers-Biard qui est situé à 40 km.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1938-1939, un camp destiné à accueillir les réfugiés espagnols est construit, par des réfugiés. Long de 2500 m d’est en ouest, large de 700 m du nord au sud à l’ouest et de 300 m à l’est, il s’étend sur 180 ha, à l’est du bourg de Sillars et parallèlement à la voie ferrée Montmorillon-Lussac-les-Châteaux[4],[5]. Les baraquements forment trois rangées ; ils sont construits en parpaings de ciment et couverts de toits de tôle en fibrociment[6]. En 1944, les Allemands y stockaient de la cheddite, un explosif. Le 15 juillet, quatre P-38 Lightning (doubles queues) du 434e fight squadron, du 479e FG, à la recherche de cibles d’opportunité, attaquent le camp : lors de leur premier passage, ils mitraillent avec leurs quatre 12,7 mm et leur canon de 20 mm[7]. Au deuxième passage, l’un d’eux largue sa bombe ; l’une d’elle fait exploser un stock d’explosif, et l’explosion touche le P-38 qui suivait celui qui lâcha la bombe. L’avion hors d’état est posé en catastrophe à Concise (commune de Montmorillon) par son pilote, qui est évacué par la Résistance[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sillars dépend de la Sous-Préfecture de la Vienne à Montmorillon.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Sillars depuis 1944
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1970 Jules Lebeau    
1970 1971 Benjamin Dupuis    
1971 1989 René Bouloux    
1989 2001 Marie Claire Braud    
mars 2001 2008 Yves Vergnaud    
mars 2008[10] novembre 2009 Arlette Martinière   démissionnaire[11]
novembre 2009   Maryvonne Tavilien[12]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune possède encore son propre bureau de poste.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 623 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
760 752 816 880 937 998 956 1 047 1 032
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 058 1 018 1 016 1 074 1 125 1 075 1 069 1 062 1 024
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 020 1 005 1 010 869 920 889 870 827 822
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
793 716 656 657 610 594 606 593 620
2011 - - - - - - - -
623 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 9,9 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Sillars ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 642 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (22 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 620 habitants.

La répartition par sexe de la population est, selon l'Insee, la suivante :

  • en 1999 : 52,2 % d'hommes et 47,8 % de femmes ;
  • en 2004 : 51 % d'hommes et 49 % de femmes ;
  • en 2010 : 52,8 % d'hommes et 47,2 % de femmes.

En 2004, selon l'Insee :

  • le nombre de célibataires était de 27,7 % dans la population ;
  • les couples mariés représentaient 58,2 % de la population ;
  • les divorcés représentaient 6,2 % de la population.
  • le nombre de veuves et veufs était de 7,8 %.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Sillars dépend de l'Académie de Poitiers et son école primaire publique dépend de l'Inspection académique de la Vienne.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[15], il n'y a plus que 34 exploitations agricoles en 2010 contre 40 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[16].

Les surfaces agricoles utilisées ont un peu diminué et sont passées de 4 560 hectares en 2000 à 4 539 hectares en 2010[15]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[16].

42 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 14 % pour les oléagineux (colza et tournesol) , 35 % pour le fourrage et 4 % reste en herbes. En 2000,2 hectares (0 en 2010) sont consacrés à la vigne[15].

14 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage important en extension de bovins (2 642 têtes en 2010 contre 2 304 têtes en 2000)[15]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[17].

12 exploitations en 2010 (contre 19 en 2000) abritent un élevage d'ovins en diminution (2 499 têtes en 2010 contre 3 295 têtes en 2000)[15]. La baisse du nombre de têtes des troupeaux de la commune est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[17]. En 2011, le nombre de têtes dans le département de la Vienne était de 214 300[18].

L'élevage de volailles et l'élevage de chèvres ont disparu en 2010 (respectivement 3 235 têtes sur 9 fermes et 204 têtes sur 3 exploitations en 2000)[15].

Activité industrielle et de service[modifier | modifier le code]

Commune rurale composée principalement d'exploitations agricoles, elle accueille néanmoins plusieurs sociétés majeures :

  • l’éco-pôle du SIMER (Syndicat interdépartemental mixte pour l’équipement rural) : situé à côté de l'ancien terrain militaire, le centre de tri des déchets ouvre en septembre 2005 ; il collecte et trie les ordures ménagères de plusieurs communautés de communes de la Vienne (Montmorillon, Civray, Gencay, Lussac-Les-Châteaux, Couhé...) et emploie une centaine de personnes ;
  • le groupe MEAC SAS, avec une carrière d'extraction de dolomie (dont le sous-sol de la commune est riche) situé en sortie du centre-bourg ;
  • le groupe Lavaux SA, avec également une carrière d'extraction de dolomie, situé en face de la société MEAC.

Emploi et activité[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage en 2004 était de 7,3 % et en 1999 il était de 13,8 %.

Les retraités et les préretraités représentaient 22,4 % de la population en 2004 et 18,9 % en 1999.

Le taux d'activité était de 70,2 % en 2004 et de 69,9 % en 1999.

Développement durable[modifier | modifier le code]

La commune abrite l'un des trois centres de tri des déchets ménagers du département de la Vienne. Sa capacité est de 12 000 tonnes par an alors que pour l'ensemble des trois centres du département, elle est de 30 000 tonnes par an en 2011. Elle accueille aussi l'un des 11 centres de compostage des déchets organiques du département. Le tonnage annuel est de 7 500 tonnes alors que pour l'ensemble des équipements du département, il est de 175 050 tonnes[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Félix, de type roman. Elle apparaît dans les textes vers 1090. Elle a été entièrement restaurée au XIXe siècle. Un nouveau clocher est construit en 1875. Un nouveau chœur est édifié en 1890. La voûte s'appuie sur des culs-de-lampe du début du XIIe siècle. Ils représentent des têtes de femmes à l'ouest et des têtes d'hommes à l'est. Les culots ont été peints au XIXe siècle. Au sud, les armes des châtelains de Sillars sont sculptées sur le linteau de la porte latérale. Les vitraux ont été brisés par une explosion en 1944.
  • La chapelle de Cherchillé est une ancienne chapelle d'un prieuré qui a été entièrement démolie. La chapelle a été reconstruite au XIXe siècle. Elle est dédiée à saint Marc. Un peu plus bas, dans les bois, se trouve une source qui était très fréquentée par les pèlerins. En effet, la tradition populaire prêtait aux eaux de la source, la possibilité de guérir les maux les plus divers d'où, d'ailleurs, son nom de Font-Malade. Sur le bord de la pierre de l'autel sont visibles de multiples entailles faites au couteau pour mélanger la poudre ainsi obtenue avec l'eau de la fontaine.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Dolmen de la Brassière I qui est situé en bordure de la D727 non loin de l'Eco-pôle et qui est inscrit comme Monument Historique depuis 1984.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune possède un riche patrimoine naturelle. Elle abrite huit zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique qui couvrent 33 % de la surface communale :

  • l'étang de Clossac,
  • la forêt de Lussac,
  • le bois des Chirons,
  • les Buttes de Laloeuf,
  • les Buttes de la Bastiere,
  • la tourbière du Pont,
  • les Champs des Brandes,
  • le bois de l'Hospice.

Deux espaces naturels de la commune bénéficient de protections issues d'engagements internationaux relevant de la directive habitats-faune-flore. Ces espaces représentent 27 % de la surface communale et il s'agit du bois de l'Hospice et de l'étang de Beaufour et de ses environs. Elles sont aussi classées par la Directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes.

L'étang de Clossac[modifier | modifier le code]

L’étang de Clossac est un sité classé zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique. L’étang est situé à quelques kilomètres à l’ouest de Montmorillon. La zone classée englobe l’ étang et ses abords immédiats qui sont situés sur un plateau d’altitude modeste, dans un paysage semi-ouvert de bocage . Les sols sont acides et plus ou moins imperméables. Ce sont des "terres de brandes" . Ce sont des terres pauvres qui sont par conséquent à faible potentiel agricole et traditionnellement exploités en prairies permanentes pour l’élevage des moutons. De nombreux plans d’eau parsèment ces terres médiocres où des opérations de drainage visent toutefois de plus en plus à remplacer les anciennes prairies par des cultures plus rentables. L’étang de Clossac reste toutefois l’un des moins artificialisés d’entre eux. Il offre encore une riche palette de milieux aquatiques et palustres. Les eaux du lac sont peu riches en substances nutritives. Elles sont acides et elles connaissent de fortes fluctuations saisonnières de niveau. Ainsi, en été et au début de l’automne, de larges vasières se créent qui sont ceinturées par des roseaux ou de grandes laîches. Avec, les saulaies riveraines et les prairies périphériques, l’ensemble constitue ainsi une mosaïque d’habitats humides qui attire une riche avifaune aquatique .

L’étang permet la nidification de plusieurs espèces qui sont peu communes sur le territoire de la région Poitou-Charentes comme le Grèbe huppé, un oiseau qui affectionne plus particulièrement les grandes pièces d’eau aux rives fortement végétalisées. De même, on peut observer la présence de diverses fauvettes comme le Phragmite des joncs. Enfin, les prairies des alentours abritent encore une riche population de Vanneau huppé et, surtout, de Courlis cendré, un grand limicole lié aux espaces constitués de prairies humides et dont la population régionale est en fort déclin.

Durant la période hivernale, ainsi que lors des migrations de printemps et d’automne, l’étang et ses rives accueillent également de nombreux oiseaux d’eau de passage : des oies et des canards de diverses espèces. Des petits et des grands échassiers y font aussi des haltes plus ou moins prolongées pour se reposer ou s’alimenter. À cette époque, l’étang de Clossac est un des rares sites régionaux à accueillir par exemple des Grues cendrées.

La nature semi-ouverte du paysage, ainsi que la concentration de nombreuses proies sur une faible surface, attire par ailleurs plusieurs espèces de rapaces nichant à proximité de la zone, comme le Milan noir ou le Busard Saint-Martin.

Un amateur ornithologue pourra aussi observer le Bruant des roseaux, le Combattant varié, le Grèbe castagneux, la Huppe fasciée, le Martin-pêcheur , le Râle d’eau ou la Rousserolle effarvatte .

Le bois de l'Hospice[modifier | modifier le code]

La commune abrite une zone naturelle classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Cette zone dépasse largement les simples limites de la commune. Elle concerne le bois de l’Hospice, à cheval sur les communes de Moulismes, Persac, Saulgé et Sillars. C’est un complexe de boisements et de landes plus ou moins morcelés, bordés par des exploitations agricoles. Sur les épandages sablo-argileux déposés au Tertiaire et au Quaternaire se sont formés des sols lessivés, acides et plus ou moins hydromorphes, les "bornais" et les "terres de brande", peu propices aux cultures céréalières et dévolus depuis longtemps aux forêts et aux landes. Depuis l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles telles que le pâturage, celles-ci ont cependant beaucoup régressé et cédé la place à une chênaie maigre où domine le chêne pédonculé. Des plantations d’essences exotiques - conifères, chênes d’Amérique - ont également entraîné une certaine artificialisation des peuplements forestiers.

Avec 11 espèces rares ou menacées, l’avifaune est le groupe animal le plus remarquable de la zone.Le cortège des oiseaux plus ou moins étroitement inféodés aux landes y est particulièrement riche: 8 espèces de rapaces nichent ainsi dans le bois de l’Hospice dont les 2 busards gris: le busard cendré et le busard Saint-Martin, mais aussi, l’Autour des palombes, le Circaète Jean-le-blanc, le Milan noir et la Bondrée apivore. De même, un observateur pourra découvrir des espèces comme l’Engoulevent d’Europe ou la Fauvette pitchou, typiques des vastes de secteurs de landes à bruyères, le Bouvreuil pivoine, la Mésange huppée ou le Pouillot siffleur.

Parmi les mammifères, la présence d’une population de cerfs, mérite également d’être indiqué car c’est une espèce limitée en Poitou-Charentes à quelques rares grands massifs forestiers. Il est possible aussi de voir des martres.

La famille des reptiles est représentée par le Lézard des souches.

La flore présente aussi une grande originalité par le mélange de végétaux appartenant à une flore montagnarde avec des plantes originaires du sud-ouest de l’Europe :

  • Bartsie visqueuse.
  • Calamagrostide faux-roseau est une plante montagnarde. C’est grande graminée répandue dans les forêts montagnardes mais rarissime dans les plaines atlantiques.
  • Centenille naine, plante vivant dans les dépressions humides de la lande. C’est une petite plante naine, comme les Cicendie, rare qui forment un gazon éphémère dans la lande.
  • Cicendie filiforme.
  • Cicendie fluette.
  • Dryoptéris affine.
  • Laser à feuilles larges.
  • Phalangère bicolore, plante proche de sa limite nord orientale de répartition en France
  • Phalangère à fleurs de lis.
  • Potamot hétérophylle.
  • Saule à oreillettes.
  • Séneçon à feuilles d’adonis est une plante montagnarde.
  • Thélyptéris des marais.
  • Violette laiteuse est une plante proche de sa limite nord orientale de répartition en France.
La tourbière du Pont[modifier | modifier le code]

Entre Lussac-les-Châteaux et Montmorillon, la tourbière du Pont est une zone classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Elle comprend un petit secteur de lande à bruyères situé de part et d’autre d’une route. Comme dans toute cette région, le substrat est une « terre de brande ».

Très humides en hiver et au début du printemps, devenant très secs au cours de l’été, ces terres médiocres ont été longtemps dévolus à l’élevage. Elles étaient incendiées régulièrement pour y favoriser la repousse de l’herbe nécessaire au nourrissage des animaux en pâture. Soumises aux mutations agricoles du XXe siècle et avec la disparition partielle du pâturage, ces landes à brande du Montmorillonnais ont pour la plupart disparu ou sont, pour certaines, retournées à la forêt dont elles étaient issues. La petite lande du Pont possède donc un témoin isolé des grands massifs de brande défrichés au cours des décennies passées.

Quatre mares aux eaux acides et pauvres en nutriments complètent ce petit ensemble. L’’une d’elle étant occupée par un habitat d’un grand intérêt : la tourbière acide à sphaignes. Ce biotope original, répandu dans le nord de l’Europe et les moyennes montagnes, est très rare. La tourbière du Pont, avec ses 8 espèces de plantes à fort intérêt patrimonial tant pour l’histoire de l’évolution du paysage que pour son patrimoine végétal. Les mares abritent des grenouilles (la Rainette verte) et des insectes (Leste dryade).

Au titre des curiosités botaniques de la tourbière du Pont figurent notamment, trois espèces de plantes carnivores : les deux utriculaires sont des plantes aquatiques dont les feuilles immergées, fortement modifiées, possèdent de petites urnes munies d’un clapet et fonctionnant comme des pièges à micro-invertébrés. Le droséra, quant à lui, est une plante terrestre dont les feuilles sont couvertes de poils glanduleux où les petits insectes viennent s’engluer avant d’être littéralement digérés par des cellules spéciales situées dans l’épiderme du limbe. Dans les deux cas, il s’agit d’une adaptation à la survie dans des milieux très pauvres en nutriments.

Ces trois espèces carnivores sont accompagnées de diverses autres plantes remarquables, non pas tant par leur biologie que par leur répartition, essentiellement montagnarde : Linaigrette à feuilles étroites aux tiges coiffées de touffes cotonneuses et la ményanthe ou "trèfle d’eau", ainsi nommé en raison de ses feuilles divisées en trois grandes folioles ovales.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[20], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un orme champêtre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul de Ladmirault (1808-1898 à Sillars), général français du Second Empire. Il a été par deux fois Sénateur de la Vienne. Il demeurait au château de la Fouchardière de 1891 à sa mort.
  • Le Capitaine Mangin dont le monument funéraire est sur la place du village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  2. a et b Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes
  3. Centre Régional de la propriété forestière de Poitou-Charentes - 2007
  4. Carte sur Wikimapia
  5. Christian Richard, 1939-1945 : la guerre aérienne dans la Vienne, Geste éditions, 2005. 348 p. (ISBN 2-84561-203-6) , p. 216
  6. Christian Richard, op. cit., p. 216-217
  7. Christian Richard, op. cit., p. 217
  8. Christian Richard, op. cit., p. 218-224
  9. C.et R. Marcouly, T. Martineau, A. de Traz, Sillars et ses mémoires, ACCORD, 1993
  10. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  11. Compte-rendu du conseil communautaire de la CC du Lussacois, [1], du 8/12/2009, consulté le 4 août 2010
  12. Poitiersmaville, Maryvonne Tavilien élue maire de Sillars, 23 novembre 2009, consulté le 4 août 2010
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. a, b, c, d, e et f Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  16. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  17. a et b Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  18. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  19. Rapport de l’AREC – La gestion des déchets ménagers en Vienne – Recueil des données – Année 2011
  20. Poitou-Charentes Nature, 2000