Silas Deane

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Silas Deane, vers 1781

Silas Deane, né le et mort le , est un homme politique et un diplomate américain. Il est particulièrement actif pendant la guerre d'indépendance américaine (1775-1783).

Il fit un premier voyage officieux en 1776, puis se rendit en France en 1778 pour négocier une alliance [il s'agit d'un seul voyage: Deane arriva comme premier délégué à Versailles en juillet 1776, suivi de Lee venant de Londres, puis, en fin d'année, de Franklin. Le ministre français Vergennes mit aussitôt (18 juillet 1776) Deane en rapport avec Beaumarchais chargé d'approvisionner les Américains en équipements de guerre. D'où la jalousie de Lee qui avait connu Beaumarchais à Londres et mécontent de voir ces affaires lui échapper. Lee fit si bien par ses calomnies que Beaumarchais ne fut jamais intégralement remboursé et que Deane fut rappelé en Amérique aussitôt après la signature des accords d'Alliance par Deane, Lee et Franklin. C'est à la suite de ces accords que Franklin, déjà en France depuis fin 1776, fut reçu à Versailles.] Benjamin Franklin fut reçu officiellement à la Cour de Versailles le 21 mars 1778 ; il était accompagné par deux autres Américains de sa délégation : Silas Deane et Arthur Lee.

Trois semaines plus tard, Deane embarqua sur la flotte de l'amiral d'Estaing à Toulon, en compagnie du premier représentant officiel français, Conrad Gérard qui avait signé au nom du Roi le 6 février précédent les traités d'alliance avec les Américains

Au cours de son séjour, il obtint la signature d'un traité d'amitié entre la France et les États-Unis (6 février 1778).

Selon ce traité, les américains pouvaient vendre leurs marchandises dans plusieurs ports français et, les deux pays s'engageaient, à titre défensif, à ne pas conclure de paix séparée (avec l'Angleterre).

Silas Deane en France, des manuscrits imprimés à Philadelphie pour le Seventy-Six Society (p. 16) donnent des renseignements sur les procédés des commissaires américains à Paris. Arthur Lee, p. 170, accuse Deane de légèreté et de vanité à l'égard des officiers français. Deane, p. 65, se vante de sa conduite.

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