Siheyuan

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Siheyuan type

Siheyuan (en caractère chinois : 四合院 ) est le nom donné aux maisons traditionnelles chinoises à cour intérieure.

À Pékin, la maison à cour carrée apparaît en 1264 durant la dynastie Yuan alors que la ville est en construction. Le modèle du "Siheyuan" connait un grand succès notamment auprès des mandarins, et son architecture n'a cessé de s'embellir et de se perfectionner jusqu'au XXe siècle. Aujourd'hui, de nombreux quartiers de "siheyuan" à Pékin sont rasés pour laisser place à la construction de grandes barres d'immeubles malgré la résistance de quelques groupes d'habitants de ces fameux quartiers traditionnels. Les "Siheyuan" sont remarquables car ils s'organisent tous selon un même plan : un jardin au centre duquel on plante traditionnellement un jujubier ou autre arbre fruitier, et entouré de "pièces" distribuées et attribuées selon le rang et la hiérarchie au sein de la famille.

Structure de la maison[modifier | modifier le code]

Le "Siheyuan" est une maison carrée comportant au moins une cour en son centre. À part la porte d'entrée principale elle même suivie d'une deuxième porte à fleurs tombantes toujours fermée pour protéger l'intimité des habitants, aucune ouverture ne venait percer ces maisons fermées sur l'extérieur, à l'exception éventuellement de petites fenêtres, situées en hauteur pour échapper au regard des passants. Les ouvertures de la maison donnaient en fait vers l'intérieur, sur la cour et étaient conçues pour capter les rayons du soleil même rasants l'hiver. Cette structure renfermée sur elle même permettait notamment de protéger les résidents des vents violents chargés de sable typiques de la région et marquait une vraie séparation entre intérieur et extérieur. La cour faisait office de lien familial et de prétexte au raffinement, c'est pourquoi il est commun de trouver de petits jardins plantés d'arbres fruitiers, de fleurs et autres végétaux à feuillage luxuriant et petits étangs où nageaient les carpes.

Intérieur d'un siheyuan, Pékin.
Porte d'entrée d'un siheyuan, Pékin.
Jardinet à l'intérieur d'un siheyuan, Pékin.

Hiérarchie des pièces[modifier | modifier le code]

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Par ailleurs, la disposition des pièces et leur fonction était assez codifiée. L'environnement culturel Han a adapté l'architecture de ce type d' habitat humain. Suivant le rang, l'âge ou le degré de parenté, telle ou telle pièce était attribuée aux habitants. Comme pour beaucoup d'aspects en Chine, les quatre points cardinaux revêtent une grande importance dans cette distribution . Ainsi, le bâtiment nord qui recevait le plus de lumière et de chaleur grâce à son orientation vers le sud, constituait le lieu le plus propice à la construction du temple des ancêtres et aux salles de réception. Les grands parents logeaient dans l'aile est quand les parents logeaient dans celle de l'ouest, considérée comme moins agréable mais incarnant le pouvoir dans les représentations chinoises. On retrouve donc un système hiérarchique propre à la culture han. La partie arrière de la maison principale, la plus éloignée de la porte d'entrée, était réservée aux filles, qui étaient alors très protégées et qu'aucune personne de l'extérieur ne devait apercevoir. Elles étaient d'autant plus surveillées qu'elles ne pouvaient pas non plus sortir sans passer par la maison principale, ce qui trahit le degré de dépendance dont elles héritaient. Pour finir cette rapide description, afin d'éloigner les fantômes réputés habiter dans la partie sud-ouest, on y installait les commodités ce qui était censé les empêcher d'accomplir leurs méfaits grâce à la saleté des toilettes. Ingénieux!

Source[modifier | modifier le code]

"Architecture des maisons chinoises" Shan Deqi, Original Books 2010