Sigismond d'Autriche

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Sigismond d'Autriche (gravure de W. Killian, 1623).

Sigismond d'Autriche (né le 26 octobre 1427 à Innsbruck - décédé le ) (dit "Sigismond le Riche") est un archiduc Habsbourg d'Autriche. Il fut régent du Tyrol de 1446 à 1490.

Ses parents sont Frédéric IV et Anna de Braunschweig[1]. Il est de ce fait un cousin de Frédéric III du Saint-Empire[2]. En 1446, sa régence sur les Tyrol et l'Autriche antérieure qui incluaient le Sundgau en Alsace, le Breisgau, et quelques possessions en Souabe, commence : elle durera presque un demi-siècle. D'abord fiancé par son père en 1430 à Radegonde, fille du roi Charles VII de France, qui meurt en 1445 avant la célébration de leur mariage, il épouse en 1449 Éléonore Stuart, fille de Jacques Ier d'Écosse[1].

Charles le Téméraire[modifier | modifier le code]

En 1468 il fut contraint de signer le traité de paix de Waldshut suite à la débâcle qu'il subit face aux Mulhousiens et à leurs alliés confédérés. En 1469, au traité de Saint-Omer, il vend avec droit au rachat ses territoires sur le Rhin et en Alsace à Charles le Téméraire. Les sources ne sont pas claires, quant à savoir s'il les vendit à cause des dettes accumulées par son style de vie luxueux, ou s'il les a seulement gagés, parce qu'il voulait qu'ils fussent mieux protégés contre l'expansion de la confédération helvétique. En tout état de cause, il demanda à les racheter. Après le refus de Charles, il pactise avec Louis XI, qui le finance pour les récupérer par les armes.

En 1477, Frédéric III le fait archiduc. Trois ans plus tard, Éléonore meurt, et en 1484, Sigismond se remarie avec Catherine de Saxe[1], alors âgée de 16 ans. Il n'eut pas d'enfant de ces mariages.

Excommunication et Thurgovie[modifier | modifier le code]

Les motifs qui amenèrent alors le pape Pie II à se brouiller avec le duc Sigismond remontaient à la nomination du cardinal Nicolas de Cues comme évêque de Brixen (Tyrol). Ce candidat avait été imposé par la Curie romaine au chapitre cathédral. Comme toujours, le conflit fut envenimé à la racine par les prétentions contraires de chacun des pouvoirs, le temporel et le spirituel, à s'immiscer dans les affaires de l'autre. Au demeurant, l'irritation du pape à l'encontre de Sigismond, alla jusqu'à prononcer contre lui l'anathème et l'excommunication majeure (8 août 1460). Les Confédérés en profitèrent pour s'emparer de la Thurgovie la même année.

Monnaie[modifier | modifier le code]

L’archiduc Sigismond du Tyrol fit frapper en 1486 une grosse pièce d’argent valant un florin d’or ou gulden (guldiner) (Guldengroschen) à Hall (ville proche de Innsbruck en Autriche).

Venise et Tyrol[modifier | modifier le code]

En 1487, Jakob II Fugger devient son banquier et créancier ; il se querelle avec Venise, mais en 1490 l'opposition de la population du Tyrol l'oblige à céder la régence à l'archiduc Maximilien Ier qui deviendra empereur du Saint Empire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jiri Louda et Michael MacLagan, Les Dynasties d'Europe, Bordas, 1995 (ISBN 2-04-027115-5)
  2. son père (Frédéric IV) est le frère d'Ernest, père de Frédéric III