Sigismond Jaccoud

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Sigismond Jaccoud

alt=Description de l'image Sigismond Jaccoud.jpg.
Naissance 29 novembre 1830
Genève (Suisse)
Décès 26 avril 1913 (à 82 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de Suisse Suisse puis naturaliséDrapeau de France Français en 1862.
Institutions doyen de la Faculté de médecine, président de l’Académie de médecine

François Sigismond Jaccoud, né le 29 novembre 1830 à Genève et mort le 26 avril 1913 à Paris, médecin et professeur de pathologie interne, d'origine suisse et naturalisé français en 1862.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Sigismond Jaccoud se rend à Paris en juin 1849, pour y suivre des études médicales. Il est premier au concours de l’externat en 1854, interne dès 1855. En 1860, il réussit son Doctorat en médecine avec sa thèse : "Des conditions pathogéniques de l’albuminurie". Devenu Français, en 1862, il passe les concours et est reçu premier au médicat des hôpitaux en 1862, et à l’agrégation en 1863.

En 1864, à la demande de monsieur Rayer, doyen de la faculté de médecine, Sigismond Jaccoud est alors chargé par le Ministre de l’Instruction publique d’une mission scientifique portant sur l’organisation de l’enseignement médical en Allemagne. À son retour, il rédige et publie un Rapport sur l’organisation des facultés de médecine en Allemagne. Cette expérience à l’étranger le désigne naturellement pour organiser le premier Congrès médical international, en 1867, lors de l’Exposition universelle de Paris[1].

Dès 1870, il sera médecin des hôpitaux de Paris à l'hôpital Lariboisière, et en 1883 à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière en remplacement du docteur Ernest-Charles Lasègue qui venait de mourir. Il exerça également à l'hôpital Saint-Antoine où il eut pour élève l'Interne Paul Georges Dieulafoy.

Il est nommé professeur de pathologie interne en 1877, puis membre de l’Académie de médecine dont il deviendra président en 1898. Il donne de nombreuses conférences sur le rhumatisme, le rhumatisme articulaire aigu, la tuberculose et la cardiologie. Il a souligné combien il était nécessaire d'approfondir les examens cliniques, l'épidémiologie, la recherche et l'enseignement.

Sigismond Jaccoud a dirigé le Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, surnommé "Le Jaccoud"[2]. Ce dictionnaire est un ensemble de 40 volumes présentant l’état de la médecine pratique proprement dite (pathologie médicale, chirurgicale, obstétricale…) durant la deuxième moitié du XIXe siècle.Il a traduit la "Clinique Médicale de Graves".

Entre 1864 et 1886, il coordonne la publication des quarante volumes du Nouveau dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 81)[3].

Titres et disctinction[modifier | modifier le code]

Éponymie[modifier | modifier le code]

Sigismond Jaccoud a laissé son nom aux signe, syndomes et maladies suivantes :

  • la « fièvre dissociée de Jaccoud », fièvre avec pouls lent et irrégulier dans la méningite tuberculeuse chez les adultes.
  • le « rhumatisme de Jaccoud » (appelé également « maladie de Jaccoud ») est une arthropathie chronique déformante caractérisée par son indolence et par sa réductibilité. Elle est le plus souvent rapportée en association avec une connectivite.
  • la « maladie de Jaccoud-Osler »[6] (ou « endocardite d'Osler »).
  • le signe de Jaccoud
  • la triade de Jaccoud
  • la main de Jaccoud

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Des conditions pathogéniques de l'albuminurie, [Thèse de médecine n° 121, Paris], imp. Rignoux (Paris), 1860, Texte intégral et A. Delahaye (Paris), 1860, 158 p., gr. in-8, disponible sur Gallica.
  • Leçons de clinique médicale: [faites a l'hôpital de la Charité], Adrien Delahaye (Paris), 1867, 876 p., Texte intégral.
  • Traité de pathologie interne, A. Delahaye (Paris), 1870-1877, 3 vol.
  1. Tome 1, 824 p., disponible sur Gallica.
  2. Tome 2, 896 p., disponible sur Gallica.
  3. Tome 3, 382 p.,[appendice aux quatre premières éditions] disponible sur Gallica.
  • Curabilité et traitement de la phthisie pulmonaire, [leçons faites à la Faculté de médecine], A. Delahaye et E. Lecrosnier (Paris), 1881, in-8° , 484 p., disponible sur Gallica.
  • Leçon d'ouverture du cours de clinique médicale, A. Delahaye et E. Lecrosnier (Paris), 1883, 22 p., in-8, disponible sur Gallica.
  • Les Maladies infectieuses, [Leçon du 11 novembre 1882], A. Delahaye et É. Lecrosnier (Paris), 1883, in-8° , 16 p., disponible sur Gallica.
  • Leçon d'ouverture du cours de clinique médicale de M. le professeur Jaccoud, [9 novembre 1886], A. Delahaye et E. Lecrosnier (Paris), 1886, in-8° , 16 p., disponible sur Gallica.
  • Titres et travaux scientifiques du Dr Jaccoud, [lauréat de l'Institut. Prix Chaussier 1887], L. Maretheux (Paris), 1901, Texte intégral.
En collaboration
  • Nouveau dictionnaire de médecine de chirurgie pratiques, [illustré de figures intercalées dans le texte, sous la direction du Dr Jaccoud], J.B. Baillière (Paris), 1864-1886, Texte intégral.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Le Fonds Sigismond Jaccoud
  2. La Grande Encyclopédie de Berthelot, Tome 20, page 1155
  3. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 430
  4. « Notice no LH/1338/28 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. « François Sigismond Jaccoud » dans le site de la Bibliothèque de l’Académie de médecine.
  6. Jaccoud-Osler (maladie de) in: Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – version 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Tombe de Sigismond Jaccoud au cimetière du Père-Lachaise.
  • R. Manthorpe : « Sigismond Jaccoud », in: Lakartidningen, 1992 Apr 29;89(18):1585-6.
  • (en) Mittermayer B. Santiago: « Jaccoud’s arthropathy », in: Best Practice & Research Clinical Rheumatology, 25 (2011) 715–725, Texte intégral.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]