Sic transit gloria mundi

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Sic transit gloria mundi est une locution latine signifiant « Ainsi passe la gloire du monde ».

Lors de la cérémonie d'intronisation d'un nouveau pape, il était de coutume qu'un moine se présente par trois fois devant lui pour brûler à ses pieds une mèche d'étoupe et lui annoncer « Sancte Pater, sic transit gloria mundi » : « Saint Père, ainsi passe la gloire du monde ».

Les premières mentions de ce rituel au Vatican remontent au XIIIe siècle dans les écrits du dominicain Étienne de Bourbon. Le prêtre et chroniqueur Adam de Usk en parle également dans son Chronicon lors du couronnement d'Innocent VII (en 1404). Le rituel a cessé avec le pape Jean-Paul Ier, qui a renoncé à la tiare et au couronnement.

Ce rite d'inspiration byzantine (à l'Empereur on apportait également des os humains et des cendres) était là pour rappeler au souverain pontife qu'il n'était qu'un homme, et de fait devait se garder de tout orgueil ou vanité.

Cela est également à rapprocher de l'antique pratique romaine où, lors du triomphe (parade) d'un général, un esclave se tenait à ses côtés pour lui murmurer « Hominem te esse », « Toi aussi tu n'es qu’un homme » ou « Memento mori », « Rappelle-toi que tu mourras ».

Notes et références[modifier | modifier le code]