Sibilla Aleramo

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Sibilla Aleramo par Mario Nunes Vais (1917).

Sibilla Aleramo, pseudonyme de Rina Faccio, est une écrivaine italienne, née à Alessandria le 14 août 1876 et morte à Rome en 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents s'établissent à Civitanova (Province de Macerata) où elle épouse à quinze ans un employé de son père. En 1901, après une tentative de suicide, elle abandonne son mari, homme violent et autoritaire ainsi que son fils. Elle raconte cette histoire dans Une femme (una donna) publié en 1906, livre féministe qui connaît un grand succès.

Ainsi commence, comme elle aime à le dire, sa « seconde vie ». Elle entame une relation sentimentale avec le poète Damiani, rencontre G. Cena mais, après une crise avec ce dernier, commence une vie vagabonde qui la conduit à Milan. Elle rejoint le mouvement "Futuriste". À Paris elle se lie aux poètes Guillaume Apollinaire et Emile Verhaeren ainsi que Stefan Zweig, Gabriele D'Annunzio, Paul Claudel, Charles Péguy, Paul Valéry, Auguste Rodin, Anatole France...

Finalement elle revient à Rome où elle rejoint les milieux intellectuels et artistiques des années d’avant guerre. Elle fait la connaissance de Grazia Deledda.

À 40 ans, durant la première guerre mondiale en 1916, elle rencontre Dino Campana, âgé de 31 ans (auteur « Les Chants orphiques » 1914) avec qui elle commence une relation complexe et tourmentée qui dure moins de deux ans.

En 1936 elle fait la connaissance du jeune Matacotta, à qui elle reste liée 10 ans et de cette période — sa quarte existence — laisse le témoignage du journal qui l’accompagne jusqu'à la mort.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale elle s'inscrit au parti communiste italien et se jette intensément dans le champ politique et social. Elle collabore, entre autres, à l’Unità et à la revue Noi donne.

Elle meurt à Rome en 1960, des suites d’une longue maladie. Elle est inhumée au cimetière communal monumental de Campo Verano de Rome.

Le profil de Sibilla Aleramo a orné les pièces de vingt centimes en circulation, œuvres du sculpteur Leonardo Bistolfi, auquel elle a servi de modèle en 1908.

Livres biographies[modifier | modifier le code]

  • Sibilla Aleramo. René de Ceccatty - Monaco ; [Paris] : Ed. du Rocher, 2004. - 414 p. : couv. ill. ; 23 cm. ISBN 2-268-04927-2

Principaux recueils[modifier | modifier le code]

  • 1906 : Una donna (Une femme traduction de Pierre-Paul Plan). Ed. du Rocher Una donna (it)
  • Un Viaggio chiamato amore (Ce Voyage nous l'appelions amour, traduction de Béatrice Vierne). Lettres 1916-1918 de Dino Campana, Sibilla Aleramo (, Ed. du Rocher) extrait
  • 1919 : Il passaggio (Le passage traduction de Pierre-Paul Plan texte disponible. Projet guteberg)
  • 1920 : Momenti
  • 1920 : Andando e stando
  • 1924 : Il mio primo amore
  • 1927 : Amo, dunque sono
  • 1930 : Gioie d’occasione
  • 1932 : Il frustino
  • 1938 : Orsa minore. Ursa minor. (Notes de carnet et d'autres encore traduction de Jeanne-Hortense Alzinson) Ed. du Rocher
  • 1945 : Dal mio diario
  • 1947 : Selva d’amore
  • 1949 : Il mondo è adolescente
  • 1951 : Aiutatemi a dire
  • 1956 : Luci della mia sera

Portée à l'écran[modifier | modifier le code]

Un Viaggio chiamato amore 2002 - Italie voir fiche Un Viaggio chiamato amore (2002), voir aussi le site de l'institut canadien du film : A journey called love

Liens externes[modifier | modifier le code]