Si El Haouès

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne Ahmed Ben Abderrazak, dit « Si El Haouès ». Pour son homonyme, voir Haouas.
Ahmed Ben Abderrazak, plus connu sous son nom de guerre Si El Haouès

Ahmed Ben Abderrazak, plus connu sous son nom de guerre Si El Haouès[1],[2], (né en 1923 à M'Chouneche, dans les Aurès, mort au combat le 28 mars 1959 à Djebel Thameur) est un colonel de l'Armée de libération nationale (ALN) pendant la guerre d'indépendance de l'Algérie. Il est mort avec le colonel Amirouche Aït Hamouda dans le même accrochage contre l'Armée Française[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ahmed Ben Abderrazak dit "Si El Haouès" naquit en 1923 à M'Chouneche village des Aurès à Khenchela. Il grandit dans son village natal au sein d'une famille relativement aisée par rapport aux conditions difficiles de l'époque. À la mort de son père en 1937, il exerça une activité commerciale de commerçant de dattes, ce qui occasionna les multiples déplacements dont il profita pour prendre contact avec les membres les plus éminents du mouvement national tels que Larbi Ben M'hidi Mohamed Chérif Saâdane et Mostefa Ben Boulaïd. Il débuta son activité politique dans les rangs du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) Lorsque les autorités coloniales réalisèrent le danger et l'efficacité de son action, elles commencèrent à surveiller ses mouvements, ce qui le poussa à partir en France afin de soutenir l'action du mouvement national à l'extérieur.

Il devient membre de l'O.S en 1947. À l'aube de la Révolution, Si El Haouès rejoignit le premier contingent et quelques jours seulement plus tard, il fut chargé de se rendre en France pour transmettre aux travailleurs émigrés des informations concernant la Révolution et ses objectifs et ce, afin d’apporter un démenti aux contrevérités diffusées par les organes d'information français dans le but de dénaturer la réalité de la Révolution. Il revint au pays au printemps 1955 et rejoignit les rangs de l'Armée de libération nationale. Il fournit aux combattants une quantité considérable de vêtements ainsi qu'une importante somme d'argent.

En septembre 1955, sur décision du commandement des Aurès, il fut affecté au Sahara afin d'élargir la base de la Révolution dans cette région difficile. En janvier 1957, Si El Haouès put rencontrer Colonel Amirouche et étudia avec lui les modalités d'application des décisions du Congrès de la Soummam. Après cela, Si El Haouès tint, dans sa région, une réunion de tous ses cadres au cours de laquelle il les informa des décisions du Congrès. Si El Haouès revint de Tunis en juin 1957 avec le grade de capitaine, chef de la troisième région de la wilaya I. Après une courte période, il fut promu au grade de commandant dans la wilaya et, fut nommé chef de la wilaya VI après la mort de Ali Mellah.

Signalant sa disparition, El Moudjahid écrit : « Si Haouès entreprit à la tète de la wilaya une immense tâche d'éducation. Il s’attacha notamment à combattre les particularismes régionaux et la politique des Sofs. C’est ainsi qu’en 1956, il réconcilia les Ghamra (région de Biskra) et les Ouled Naïls d’Oued Jellal qu’opposait une vieille animosité génératrice de conflits incessants. »[4]

Mort au champ d'honneur[modifier | modifier le code]

Au début du mois de novembre 1958, Si El Haouès assista à la réunion historique connue sous le nom de réunion des colonels et après examen de la situation générale de la Révolution aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, Si El Haouès fut chargé avec Amirouche de prendre contact avec la direction de la Révolution à l'extérieur.

En exécution de cette mission, le colonel Amirouche partit de la wilaya III au mois de mars 1959 pour rencontrer son camarade Si El Haouès aux environs de Bousâada.

Le 28 Mars 1959, à Djebel Thameur il eu un accrochage qui se transforma en une bataille meurtrière au cours de laquelle il tomba au champ d'honneur, à coté de son compagnon d'arme le Colonel Amirouche.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chabane Nordine, Colonel Amirouche : L'aigle du Djurdjura, ENAG éditions,‎ 2006 (ISBN 9789961624685, lire en ligne), p. 117.
  2. Achour Cheurfi, Dictionnaire de la révolution algérienne (1954-1962) : dictionnaire biographique, Alger, Casbah Éditions,‎ 2004 (ISBN 9961-64-478-6), p. 316-317.
  3. René Rouby, Otage d'Amirouche : Témoigner pour le souvenir (114 jours dans les maquis de grande Kabylie pendant la guerre d'Algérie), Editions Lavauzelle,‎ 2004 (ISBN 9782702512197).
  4. El Moudjahid — n° 40, 24 avril 1959 ; h.m. tri 46. article A.P. Lentin ; Alleg (II et III) ; Téguia ; entretiens avec des militants algériens.

Lien externe[modifier | modifier le code]