Siège de Pampelune (1813)

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Siège de Pampelune (1813)
Plan de Pampelune en 1845
Plan de Pampelune en 1845
Informations générales
Date du 26 juin au 31 octobre 1813
Lieu Pampelune
Issue Capitulation française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Royaume d'Espagne
Commandants
général Cassan général O'Donnell
Forces en présence
3 500 hommes 10 000 hommes
Pertes
500 tués
800 blessés
2 150 prisonniers
2 000 tués et blessés
Batailles
Campagne de Vitoria et des Pyrénées (1813-1814)

Vitoria · Saint-Sébastien (1er) · Pyrénées · Sorauren · Buenza · Saint-Sébastien (2e) · San Marcial · Bidassoa · Pampelune · Nivelle · Nive

Traité de Valençay

Garris · Orthez · Bayonne · Toulouse

Le siège de Pampelune se déroule à partir du 26 juin 1813. Le 31 octobre 1813, la garnison française du général Cassan capitule devant le corps espagnol du général O'Donnell.

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Vitoria.

Au début de l'année 1813, l'armée anglo-espagnole commandée par le futur duc de Wellington, prend l'offensive et marche vers le Nord-Est depuis ses positions autour de Ciudad-Rodrigo. L'armée française, aux ordres du roi Joseph et du maréchal Jourdan se replie par crainte d'être tournée et isolée de la France. Wellington parvient cependant à rattraper ses adversaires et, le 21 juin 1813, les défaits complètement à la bataille de Vitoria.

Les restes de l'armée française se replient au delà des Pyrénées, tout en laissant de substantielles garnisons dans Pampelune, Saint-Sébastien et Santoña.

Déroulement du siège[modifier | modifier le code]

La garnison française est commandée par le général de brigade Cassan et forte d'environ 3 500 hommes[1]. Le corps assiégeant, détaché de l'armée de Wellington, est composé de 10 000 Espagnols[2] sous les ordres du général O'Donnell[3].

Tentative de secours[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bataille des Pyrénées et Bataille de Sorauren.

En apprenant la défaite de Vitoria, Napoléon Ier envoie d'urgence le maréchal Soult prendre le commandement de l'« armée devant Bayonne » et ordonne de reconquérir le Nord de l'Espagne, et plus particulièrement de libérer Pampelune[4].

Après avoir réussi à franchir les cols de Roncevaux et de Maya, les Français repoussent les Anglais de Hill (en) jusqu'à Irurita et ceux de Cole et Picton sur Sorauren. L'arrivée de Wellington en personne sur le théâtre de la bataille puis celle de renforts britanniques bloque l'avancée française. La garnison tente alors trois sorties[5]. La supériorité numérique britannique et le manque de vivres et de munitions, qui rendent impossible le ravitaillement de la place, contraignent le maréchal Soult à repasser les Pyrénées après neuf jours au sud du massif[5].

Capitulation[modifier | modifier le code]

Le 31 octobre, à bout de ressources, la garnison française capitule[6].

Les pertes françaises s'élèvent à 500 tués, 800 blessés et 2 150 prisonniers[2], tandis que les Espagnols comptent 2 000 tués et blessés[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gotteri 2000, p. 532
  2. a, b et c Smith 1998, p. 475
  3. Gates 2002, p. 410-413
  4. Gotteri 2000, p. 533
  5. a et b Gotteri 2000, p. 534
  6. Gotteri 2000, p. 535

Bibliographie[modifier | modifier le code]