Siège de Nicée (1331)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Siège de Nicée (1331)
Une des portes militaires le long du rempart occidental de la ville
Une des portes militaires le long du rempart occidental de la ville
Informations générales
Date 1328-1331
Lieu Nicée
Issue Victoire ottomane décisive
Belligérants
Empire byzantin Empire ottoman
Commandants
Andronic III Orhan
Guerres turco-byzantines
Batailles
Bapheus · Campagne catalane · Bursa · Pélékanon · Nicée · Nicomédie · 1re Gallipoli · 2e Gallipoli · Philadelphie · 1re Constantinople · 2e Constantinople · Thessalonique · 3e Constantinople
Coordonnées 40° 35′ N 30° 08′ E / 40.5833, 30.133340° 35′ Nord 30° 08′ Est / 40.5833, 30.1333  

Le siège de Nicée entre 1328 et 1331 voit la conquête de cette ville byzantine capitale par les forces d'Orhan. Cette victoire a joué un rôle important dans l'expansion de l'Empire ottoman.

Contexte[modifier | modifier le code]

À la suite de la reprise de Constantinople aux mains des Latins, les Byzantins concentrent leurs efforts pour restaurer leur emprise sur la Grèce. Les soldats sont transférés depuis le front oriental en Anatolie dans le Péloponnèse avec pour conséquence désastreuse un accès facilité aux terres autour de Nicée pour les troupes ottomanes. Avec une fréquence et une férocité accrues, les raids turcs font reculer le pouvoir impérial byzantin en Anatolie.

Siège[modifier | modifier le code]

En 1326, les terres autour de Nicée tombent aux mains d'Osman Ier. Il en profite pour capturer la cité de Bursa, et y établir une capitale dangereusement proche de la capitale byzantine, Constantinople. En 1328, Orhan, le fils d'Osman, entame le siège de la ville de Nicée, sous un blocus intermittent depuis 1301. Les Ottomans ne parviennent pas à prendre le contrôle de la cité en passant par le port au bord du lac. Par conséquent, le siège s'enlise pendant plusieurs années sans qu'aucun parti ne réussisse à prendre l'avantage.

En 1329, l'empereur Andronic III tente de briser le siège. Il commande une force de secours afin de chasser les Turcs de la ville de Nicomédie et de Nicée. Après quelques succès mineurs, il subit cependant un important revers à Pélékanon et doit battre en retraite. Quand elle prend conscience qu'aucune force impériale n'est en mesure de rétablir les frontières et de repousser les envahisseurs, la cité tombe d'elle-même en 1331[1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Nicée est déjà tombée par le passé sous domination turque. Elle est reconquise au cours de la première croisade par l'entremise de la diplomatie byzantine en 1097. Elle devient la capitale des empereurs byzantins au cours de la période de l'Empire latin entre 1204 et 1261. Elle a été la plus grande cité asiatique de l'Empire jusqu'à sa chute face aux Ottomans. Et cette fois-ci il n'y a plus de Croisades pour la reprendre. La conquête turque se poursuit rapidement et Nicomédie est prise en 1337.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Siege of Nicaea (1328–1331) » (voir la liste des auteurs)

  1. A History of the Byzantine State and Society, Treadgold W., Stanford Press, 1997
  • R.G. Grant, Battle: A Visual Journey Through 5,000 Years of Combat, Dorling Kindersley Publishers Ltd, 2005. ISBN 0-7566-1360-4